PDV Teo
Elle tente de cacher ses émotions mais elle n'y arrive pas très bien. Ses grands yeux noirs me scrute et l'irrépressible envie de serrer son petit cou démange mes mains. Je veux la faire suffoquer, la faire regretter d'avoir essayé de me baiser. Elle n'a pas dit grand chose sur le stupide cartel de mes frères mais elle sait beaucoup de choses. Je la tire derrière moi et je l'entends gémir, sûrement sa cuisse qui doit encore lui faire mal mais ce n'est pas mon problème. Je marche devant elle en la tirant quand je sent quelque chose se briser sur ma tête. Je lâche son bras pour toucher mes cheveux. Du verre. Je fait volte-face, prêt à frapper Veronica quand elle pénètre dans sa chambre. Je grogne, fou de rage et je m'élance à sa poursuite. J'arrache presque la porte et me jette sur elle. Elle claque la porte de la salle de bain qui me part dans la gueule et je recule de quelques pas alors que j'entend le verrou.
- Tu vas le regretter Veronica.
Je m'élance contre la porte mais elle ne cède pas.
- Ouvre cette putain de porte ou je la défonce.
Aucune réponse. Je prend mon élan et donne un puissant coup de pieds contre le bois. La porte s'ouvre et claque contre le mur. Je pénètre dans la salle de bain et vois Veronica dans la douche, se protégeant avec le pommeau. J'avance vers elle en riant.
- Tu crois que c'est ça qui va te protéger ?
Elle l'allume et m'asperge d'eau. Je reste bloqué. L'eau glacée ne refroidit pas mon corps en ébullition. Je fais un pas en avant et elle réitère son geste. Je tend le bras et saisit le pommeau pour l'arroser à son tour jusqu'à ce qu'elle éteint le robinet.
- Tu es bien stupide Veronica. Je te croyais plus intelligente.
Elle ne bouge pas. Elle me regarde droit dans les yeux. Mon corps n'est qu'à quelques centimètres du siens, sa poitrine se soulève sous le poids de sa respiration et rencontre mon torse. Je m'approche encore jusqu'à ce qu'elle soit prisonnière entre le mur et moi. Piégée. Faite comme un rat.
- Tu as aimé le fouet ? Tu aimeras peut-être l'écartèlement.
Elle déglutit. Elle garde ses yeux dans les miens et les baisses furtivement sur mes lèvres avant d'affronter mon regard. Elle ne dit rien. Elle reste face à moi, coller contre la parois de douche et alors que j'ouvre la bouche pour parler elle plonge sur mes lèvres. Son baiser est humide à cause de l'eau sur son visage. Ses lèvres sont chaudes malgré l'eau glacée avec laquelle je l'ai aspergé. Elle recule son visage et plonge ses yeux dans les miens. Je saisit sa gorge avec ma main et plaque sa tête contre le carrelage de la parois. Mon corps exprime une vague d'émotion indescriptible et mon membre se redresse, me laissant tout aussi surpris. Elle entrouvre les lèvres sans pour autant parler et je les recouvre des miennes. Elle n'a d'abord aucune réaction, probablement surprise que je l'ai pas tuer et je le suis tout autant, puis elle répond à mon baisers avec plus de ferveur. Je franchis la barrière de ses lèvres et caresse sa langue. Elle ne me repousse pas, elle pose ses mains sur mes côtes et colle son petit corps mouillé contre le miens. Je saisit ses poignets et les plaques sur le mur, lâchant le pommeau qui claque contre le sol. Je n'aime pas qu'on me touche.
Je sépare nos lèvres, reculant la tête mais toujours perdu par la vague émotionnelle qui traverse mon corps à l'heure actuelle. Je rencontre ses iris brun, n'arrivant pas à décrypter ce qu'ils me disent. Elle ne parle pas, elle se contente de me regarder droit dans les yeux. Je tiens toujours ses poignets prisonniers de mes mains, et cette proximité, que dis-je ? Nous sommes coller l'un contre l'autre et je peut sentir ses seins à travers le tissus mouillé de son haut. Je laisse mes yeux épouser les courbes de son visage, ses lèvres rouge et pleine, encore humide, puis je laisse mes yeux replonger dans les siens et son regard que je n'arrive pas un interprété. C'est à celui qui va briser le silence en premier. Un duel de regard, et je ne cligne pas des yeux. Je sent mon cœur cognée fort sous mes cotes et je suis sur que si elle se concentre suffisamment elle pourrais le sentir cognée jusque contre sa peau. Finalement je suis le premier à parler.
VOUS LISEZ
Flying in hells
RomanceCe livre est une dark romance Impulsif, acerbes, sadique, cruel, sournois, autoritaire, brural. Des tas d'adjectifs pouvaient qualifier Matteo Cruzo et tous était vrai. Italie : des cartels sanglants. Des dizaines. Parmi eux : le cartel de Cruzo où...
