44. Point faible

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PDV Teo

J'ai passé la journée à traquer Orlando dans la ville et la seule chose que j'ai trouvé c'est mon putain de bateau dans un hangar en train de se faire vider. Orlando aura une petite surprise quand il va rentrer pour voir où en sont ses hommes et qu'ils les trouvera égorgé avec le nom de mon cartel peint avec leurs sang sur la coque de MON bateau duquel j'ai récupéré la coke qu'il m'avait volé. Je l'ai envoyé à Monaco et cette fois Fabio, Emilio et Tommaso sont dessus. Marco va m'appeler quand il l'aura récupéré puis il m'a dit qu'il allait venir ici parce qu'il veut me voir avant que je ne foute ma vie en l'aire. J'm'en branle moi, de ma vie. Je passe la porte de la maison et me dirige dans la salle de bain de ma chambre sans prêter attention au peuple vivant ici. POURQUOI Y'A PAS UNE PUTAIN DE SALLE D'ENTRAÎNEMENT DANS CETTE PUTAIN DE MAISON DE MERDE ? Et l'eau glacée de la douche n'atténue en rien ma colère.

« Je suis amoureuse de toi Matteo »

Ses mots résonnent encore en moi, après quatre jours ils se bousculent, me frappe et me rappelle que je l'ai tuer, avant qu'elle ne me tue et parce qu'il le fallait. Mais dire que je ne regrette pas serait mentir. Sa mort me hante chaque jours, chaque minute. Ces pics qu'elle me lançait et tout ses commentaires. Le fait qu'elle ne fermait jamais sa putain de gueule et son silence quand je lui posais une question. Ses gémissements me manquent, quand elle venait me rejoindre la nuit et dormir paisiblement ça me manque PUTAIN. Je tape contre le mur de la douche.

- Tu penses à elle.

Je manque de faire un arrêt cardiaque. J'éteins l'eau et Giuseppe me tend une serviette.

- Pourquoi vous venez tous me casser les couilles pendant ma douche ?

- Parce que j'ai pas eu l'occasion aujourd'hui.

J'enroule une serviette autour de ma taille et ouvre la marche dans la chambre. Giuseppe me suis et se laisse tomber sur le lit.

- Rosalia m'a parler d'hier.

- Personne est foutu de garder un putain de secret dans ce putain de cartel.

Il souffle. Je prend des vêtements et me dirige dans la salle de bain pour les enfiler.

- Pourquoi tu l'as tué ? La vrai raison, pas un mensonge.

- Parce qu'il le fallait.

- C'est pas une réponse ça.

- Elle m'a trahis et la première fois j'étais aveuglé par mes sentiments. Là je ne l'étais pas. Pour quel genre de chef je passerai si je ne punissait pas pour la trahison ?

Je déboule dans la chambre et me place face à l'immense vitre. Je m'allume une cigarette et laisse la nicotine détendre mes muscles.

- Tu avais juste à avoué que tu l'aimais, on aurait compris. On est pas si barbare.

Je souffle en passant ma main dans mes cheveux.

- Cette conversation mène à rien Giuseppe. Elle est morte, point.

- T'étais pas obligé de la tuer.

- Les sentiments sont une faiblesse Giu, et rien que pour ça l'un de nous devait tuer l'autre.

- Tu répètes ça comme un vieux disque rayé. On s'en branle de ça. Les sentiments sont pas une faiblesse, ils sont une force.

Je rit.

- Une force ? Alors pourquoi quand Lucia est morte j'étais anéanti si c'est une force comme tu dis ?

- Tu aimes ta mère, et pourtant quand elle mourra tu seras anéanti. Mais tu ne vas pas la tuer pour autant.

Flying in hells Où les histoires vivent. Découvrez maintenant