12. Les règles du jeu

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PDV Matteo

Je suppose que laisser Veronica avec Amalia était une mauvaise idée même si elles ont l'air d'avoir sympathisé toute les deux. Je ne pouvais pas avoir Veronica dans les pattes aujourd'hui. J'ai été récupérer la cargaison qui m'attendait sagement sur le port et l'est distribué dans tous Syracuse avant d'envoyer quelques hommes distribuer le reste dans les villes voisines. J'ai étudié le cartel d'Antonino que j'ai mis à sang, et personne n'a pu me donner sous la torture une autre information. Je les ai buter, un à un, leurs explosant la cervelle dans cet entrepôt au milieu des poissons et de l'odeur nauséabonde qui s'en dégage. Après avoir explosé le dernier crâne la sonnerie de mon téléphone résonne dans l'entrepôt. Je confie mon arme à Livio et leurs ordonne de nettoyer ce foutoir d'un signe de tête. J'attrape le maudit appareil qui perce mes tympans et appuie sur le petit téléphone vert avant de me le coller à l'oreille.

- Ouais, je grogne en allumant une cigarette.

- Figlio, ça fait un moment.

Je reconnais la voix rocailleuse d'Amedeo. Je pousse la lourde porte en ferraille et me glisse à l'extérieur, là où le soleil chauffe mon corps.

- Ouais, j'ai été pas mal occupé.

- Tu as gagné du terrain à ce qu'il paraît.

- Ouais, j'ai trouvé quelques infos et un gang qui possédait ce que je cherchait.

- Tu as trouver autre chose ?

Comme ci je ne voyais pas son petit manège.

- Non, personne n'a voulut m'en dire d'avantage et maintenant ils ne risquent plus de dire quoi que ce soit, si tu vois ce que je veux dire.

Je me concentre sur son silence, oubliant le chant des mouettes et ses bateaux qui quittent le port. Lui aussi l'a entendu et il doit savoir où je me trouve. Amedeo est beaucoup trop intelligent pour que je puisse le rouler aussi facilement, mais j'espère sincèrement qu'il ne sait pas que j'étais à Milan et non à Rome.

- J'aimerai qu'on discute.

- Tu as trouver Rick ?

Un nouveau silence au bout du file et je commence à perdre patience en portant ma cigarette à mes lèvres pour tenter de calmer les nerfs qui battent en plein.

- Oui.

- Je peux être au QG dans dix minutes.

- Non, je préfère que nous nous retrouvons dans le café sur l'autoroute, si tu n'y vois pas d'inconvénient.

Je plisse les yeux, essayant de trouver si c'est un piège. Pourquoi essaierait-il de me rouler ? Je ne l'ai pas vraiment trahis, je n'ai juste pas été cent pour cent cash. Je suis certain que je le paierai tôt ou tard mais je compte bien buter ce fils de pute de Rick, et ensuite je tuerai son père et je récupérerai chaque parcelle d'Italie que je ne possède pas encore.

- Ouais, je part.

- On se retrouve là-bas.

J'écrase ma cigarette sur le sol et range mon téléphone dans ma poche. Je fais volte-face et pénètre dans l'entrepôt. L'odeur me prends aux tripes et je tente d'en faire abstraction du mieux que je peux.

- J'ai un rendez-vous avec Amedeo, Livio ?

- Ouais ?

- Tu m'accompagnes. Les autres, on se retrouve à Rome dans deux heures et si j'y suis pas venez liquider Amedeo pour moi, ok ?

Septique, ils acquiescent tous. Nous prenons la route avec Livio dans un silence de mort, seulement rompu par le vrombissement du moteur. Ce bruit relaxant que j'aime entendre pour me détendre. La voiture avale les kilomètres et en moins d'une demi-heure nous voilà garé sur le parking et aucune trace d'Amedeo. Je pousse la porte du café et m'installe à une table dans le fond, suivit par Livio qui prend la place en face de moi. Un pressentiment encore inouï me prend aux tripes. Il m'hurle de quitter cet endroit et j'en suis presque à lui obéir avant que mes yeux ne se posent sur Amedeo qui, d'une démarche nonchalante s'approche de nous, seul. Je chasse toutes idées venues dans mon esprit et me concentre sur le quinquagénaire qui se laisse lourdement tomber sur la banquette en face de moi.

Flying in hells Des histoires addictives. Découvrez maintenant