PDV Matteo
- Me provoquer. Il n'a rien trouvé de mieux que me provoquer ce fils de pute ?
Je renverse la table d'une main faisant sursauter les deux femmes dans la pièce. Désolée maman, je m'excuse en mon fort intérieur de ces paroles que j'ai pu sortir. Je passe mes mains une énièmes fois dans mes cheveux, bouillant de colère, mon corps entier entre en ébullition et cette colère me consume et si je ne la déverse pas rapidement sur cette abrutit c'est mon Cartel que je vais détruire.
- Écoute Teo, on a un plan...
Je fait volte-face et fusille Livio du regard.
- Pas de plan. Un contre un. C'est moi qui irai le buter ce figlio di puttana.
Oeil pour oeil, dents pour dents.
- Mais enfin tu ne vas pas te battre seul. Ton frère a le cartel d'Amedeo derrière lui, il ne joue pas à la loyale, tu ne peux même pas te battre. Tu vas mourir.
Amalia qui est maintenant debout est sur le point d'exploser. Elle contient sa colère qui transperce les tissus de sa voix aiguë, devenue plus grave sur sa dernière phrase. Je me fou de mourir, mais si je meurt je doit l'emporter avec moi dans la tombe. Les Cruzo diminuent de plus en plus et ce cartel n'aura aucun descendant car quand je fermerais les yeux les Cruzo auront définitivement fini d'exister. Je croise néanmoins son regard apeuré, suivit du regard perdue de Veronica mais aucune des deux ne me détourne de ma trajectoire. Je veux buter Flavio, ce n'est pas comme ci c'était le premier membre de ma famille que j'éliminai. Le monde est noir et sombre et avant de tomber dans les abysses il faut s'assurer d'avoir une lampe pour s'y retrouver, mais moi je me suis complètement perdu le jour ou j'ai tué l'être le plus innocent qui soit, mon petit frère.
J'ai longtemps remis la faute sur Flavio, qui m'avait dit que cette putain d'arme n'était pas chargé mais au fond de moi je le savait, et j'ai quand même appuyé sur la gâchette alors c'est autant de ma faute que c'est de la sienne et si tout le monde semble avoir oublié Gennaro ce n'est pas mon cas. Je ne peux pas faire comme ci il n'avait jamais existé.
- Il est temps de rendre une petite visite à Rosalia.
Le visage de mes hommes se décompose.
- Tu n'es pas sérieux ?
Même si j'apprécie que mes hommes se soucient de ma santé mentale je vais bien et je n'ai jamais été aussi certain d'une chose.
- Il est temps qu'elle sache que son fils est de retour.
Ils sont dépités par mon comportement mais comme je l'ai dit précédemment : c'est moi le boss, c'est moi qui décide. Je quite la cuisine que je viens de laisser sans dessus dessous pour rejoindre ma chambre. Je balance mon sac de voyage que je remplis avec quelques vêtements nécessaires pour rejoindre Venise. Je descend ensuite les marches et laisse mon sac sur le sol du salon avant de rejoindre la cuisine ou Amalia est assise à quatre pattes ramassant les débris de verre en compagnie de Veronica.
- Tu es venu terminer ton oeuvres ? Lance sèchement cette dernière sans même relever la tête.
J'ai envie d'écraser son jolie visage sur le sol et de le piétiner.
- Prépare quelques affaires, tu pars avec moi.
Elle lève vers moi deux grands yeux écarquillés.
- Quoi ?
- Tu crois que je vais te laisser ici ?
- Je n'ai aucune envie de venir avec toi.
- C'est pas le moment de faire un caprice Veronica. Soit tu montes dans cette putain de caisse seule, soit je t'y rentre comme quand je découperai ton corps pour le loger dans un sac à viande, piger ?
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Flying in hells
Storie d'amoreCe livre est une dark romance Impulsif, acerbes, sadique, cruel, sournois, autoritaire, brural. Des tas d'adjectifs pouvaient qualifier Matteo Cruzo et tous était vrai. Italie : des cartels sanglants. Des dizaines. Parmi eux : le cartel de Cruzo où...
