PDV Veronica
- S'il te plait Genco.
- Non.
- J'ai besoin de lui parler.
- Arrête de dire que t'a besoin de lui parler putain. T'a besoin qu'il crève pour continuer ta putain de vie et je vais m'assurer qu'il crève.
Je souffle et me tourne vers Greco.
- S'il te plaît...
Il souffle sa fumée sa ma direction.
- Et tu veux lui dire quoi ? On va l'aider, et on va le tuer. Il nous l'a demandé lui-même. C'est donnant donnant.
Je fulmine.
- Je veux lui parler avant qu'il meurt.
- ET TU VEUX LUI DIRE QUOI ? S'emporte t-il.
Je reste pétrifiée devant son haussement de ton. Il soupire et écrase sa cigarette dans le cendrier.
- Vita, tu vas rester là et tu vas fermer ta gueule.
Je serre la mâchoire.
- On va partir espionner ce fumier d'Orlando. Un gars de ton mec l'a repérer dans un bar à l'entrée de Syracuse, ajoute Greco en se levant du canapé.
Il enfile sa veste et Genco fait de même.
- Et si on revient et que t'es pas là j'te jure que tu vas regretter de pas avoir été là. Gronde Genco en retirant le papier transparent d'une sucette en forme de coeur que je lui ai offert ce matin.
Je soupire et les regardes partir. Ils mettent leurs indexes et leurs majeurs devant leurs yeux avant d'indiquer les miens. Je les fusille du regard, les bras croisés. Ils ne veulent pas m'écouter alors que je ne demande qu'une chose bordel. J'entend le moteur de la voiture s'allumer puis j'entends les pneus crisser sur le bitume. Je me précipite vers la porte d'entrée et tente de l'ouvrir mais elle est verrouillée. Je me rue sur l'étage et tente d'ouvrir la fenêtre de ma chambre. Fermer. Celle de la chambre des jumeaux l'est aussi. Je souffle. Je me précipite dans la salle de bain et tente d'ouvrir la micro fenêtre, et elle s'ouvre. Je soupire d'aise. Je monte sur les toilette et m'accroche à la fenêtre. Je passe une jambe, puis la deuxième et le reste de mon corps, m'accrochant à la bordure de la fenêtre. Je prend une profonde inspiration et me lâche. Je me tient en équilibre sur les tuiles et m'avance doucement jusqu'à la gouttière à laquelle il manque des morceaux. Elle ne supportera jamais mon poids. Je me mets à plat ventre et rampe jusqu'à la gouttière qui semble être la plus longue. Je m'assied les jambes dans le vide et m'y accroche. Elle se tord et je me retrouve rapidement sur les fesses dans un petit cris de douleur. Je me relève presque aussitôt et regarde autour de moi. Je n'ai aucune idée d'où peut se trouver la maison de Teo. Je cours jusqu'à trouver une maison allumée à cette heure tardive. Je tambourine sur une porte, pressé. Une vielle femme m'ouvre, des bigoudis pleins les cheveux et de grosse lunettes noire sur ses petits yeux bleus.
- Bonsoir...
- Bonsoir, répond t-elle rude.
- Est-ce que je pourrais emprunter votre téléphone s'il vous plaît ?
Elle me sonde un instant, les sourcils froncés et les lèvres pincées. Elle semble hésitante puis me demande de rester ici. Elle entre dans la maison et revient quelques secondes plus tard en me tendant son téléphone.
- Faites vite jeune fille, mon feuilleton va bientôt commencer.
- Merci, je réponds tremblante.
Je compose le numéro de Marco, tentant se me souvenir des chiffres que j'ai mémorisés pendant le vol. Après quelques secondes de réflexion j'appelle. Ça sonne une fois, puis deux, puis trois et je commence à perdre espoir alors que sa voix retentit.
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Flying in hells
RomanceCe livre est une dark romance Impulsif, acerbes, sadique, cruel, sournois, autoritaire, brural. Des tas d'adjectifs pouvaient qualifier Matteo Cruzo et tous était vrai. Italie : des cartels sanglants. Des dizaines. Parmi eux : le cartel de Cruzo où...
