PDV Matteo
Rome
Nous voilà enfin arrivé, dans une autre planque, cacher dans une banlieue aux maisons délabrées. Rien d'exceptionnel, l'air polluée par la drogue, les vannes miteux qui s'arrête pour vendre des glaces, les ados de moins de quinze ans qui deal pour se faire un peut d'argent de poche et bien sur les gars qui travaillent pour mon cartel. Rien, non, absolument rien ne m'avait manqué ici. Je préférai mille fois notre planque de Milan, terrée et recluse, mais qui à probablement été découverte. Nous avons abandonné le vanne en plein centre ville et sommes partis rejoindre la maison en marchant. Le portail rouillé grince quand je le pousse pour passer et je récupère les clefs sous le pot de fleurs marron. Une maison banale dans une ville banale dans une vie banale. Je pousse la porte grinçante et pénètre dans le salon poussiéreux. Voilà un moment que je n'avais pas mis les pieds ici, et ça se sent. Je me jette sur le canapé et suis pris d'une quinte de toux quand la poussière viens chatouiller mes narines.
- On n'a l'eau, j'espère ? Demande Amalia en laissant tomber son sac à dos.
- Ouais, enfin y'avais de l'eau la dernière fois qu'on n'est venu.
- Ça me rassure, ça.
Je ne réponds pas. Livio se dirige vers le réfrigérateur en face de moi et à peine ouvert une odeur de moisie imprègne la pièce.
- Qui a eu la bonne idée d'acheter du cheddars en planque ?
- Giu, je réponds en saisissant la télécommande.
- Mec, t'aurais pu le manger.
- Ouais, sauf que j'ai été appeler entre-temps.
- T'avais qu'à le prendre avec toi.
- Je me vois mal manger du cheddars en pleine course poursuite.
Livio hausse les épaules.
- Ça aurait été ta récompense.
Je me pince l'arrête du nez.
- Cesser vos chamailleries, ça m'empêche de réfléchir.
Livio se dirige vers la grande armoire qui cache la fenêtre. Il saisit une liasse de billets cachés dans un sachet isotherme ranger un pots de cornichons plein et périmé depuis x temps, puis il se retourne vers nous.
- Je vais acheter de quoi vivre quelques jours à la petite épicerie en bas de la rue.
Je me contente d'acquiescer et il disparaît en compagnie de Giuseppe. Je m'étale de tout mon long sur le canapé, le crépuscule dehors n'aide pas la faible ampoule à éclairer la pièce, nous plongeant dans une semi obscurité. Veronica traverse le salon et s'arrête au niveau de mes jambes.
- Pousse tes jambes.
- Non.
- Je veux m'assoir.
- Assieds-toi par terre.
- T'es sérieux ?
- J'ai l'air de blaguer ?
Elle soupire avant de s'assoir sur mes jambes. Je me redresse ayant l'impression de rêver, mais non, elle est bien assise en tailleurs sur mes jambes et son culot me surprend. Je me réinstalle sur le dos et garde les yeux fermés.
- Pourquoi tu veux tuer Amedeo ?
Quelle emmerdeuse.
- Pourquoi je ne le tuerais pas ?
- J'ai posé la question en premier.
- C'était sarcastique.
- Tu peux quand même y répondre.
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Flying in hells
RomansaCe livre est une dark romance Impulsif, acerbes, sadique, cruel, sournois, autoritaire, brural. Des tas d'adjectifs pouvaient qualifier Matteo Cruzo et tous était vrai. Italie : des cartels sanglants. Des dizaines. Parmi eux : le cartel de Cruzo où...
