19. La naissance d'une bête

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PDV Veronica

Je sent mon corps secoué avec violence. J'ouvre un oeil, puis l'autre et vois le large dos de l'homme qui partage ma chambre traverser mon champ de vision. Je me redresse sur un coude et frotte mes yeux.

- Debout marmotte, gronde t-il simplement d'une voix encore endormie.

Je ne prend pas la peine de regarder l'heure. Il fait nuit noire dehors, il doit être extrêmement tôt. Je me lève et saisit le pantalon qu'Amalia m'a prêter avec le tee-shirts que son chef m'a donner l'ors de notre escapade en voiture. J'en profite qu'il est dans la salle de bain pour les enfiler à toute vitesse puis je rassemble le peu d'affaire que j'ai dans un sac que je descends. Mon corps se pétrifie quand je vois la trentaine d'hommes qui scrute mes moindres fais et gestes dans le salon, le canon de leurs armes braquées sur moi et leurs mines sérieuses. Je lâche mon sac sur le sol sans vrillée et reste droite. J'entend les marches grincer dans mon dos et je sent le souffle de leur chef s'échouer sur mon épaule. Il laisse deux sacs tomber lourdement sur le sol avant de se placer au centre du salon.

- Je sais qu'elle a une tête de fugitive mais elle fait partie du cartel.

- Ça part en couille ton cartel patron. C'est la troisième fille que tu fais entrer, gronde un homme au crâne rasé et tatoué.

- C'est moi le chef c'est moi qui décide.

Marco se place dans le dos de son frère et je peux voir les muscles du brun se détendre.

- Bon, je vous ai déjà fait le débriefing tout à l'heure mais je vais répéter pour que ce soit bien claire : vous buter tout être jugé suspect. Et dès que vous voyez Flavio vous le capturerez et vous m'appelez.

Ils hochent la tête d'un commun accord puis il saisit ses sacs avant d'ouvrir la marche. Je m'apprête à attraper le miens quand Marco le saisit à ma place.

- Ce n'est pas un gentleman, lance t-il dans un murmure.

- Je suis un gentleman avec les ladys, répond le concerné.

Je suis vexée. Marco secoue la tête en souriant.

- Ce que tu peux être un abruti p'tit frère.

Nous chargeons le coffre de la voiture. Teo se place derrière le volant et Marco s'apprête à monter côté passager quand la voix rauque de son frère l'arrête.

- Active la sécurité enfant.

- Pardon ?

- Elle s'est jeter de la voiture en marche, alors active la.

Marco me lance un regard rieur avant d'obéir à son frère. Nous prenons place dans la voiture et Teo démarre.

- Mets-toi au milieu, gronde t-il soudainement en colère.

Je fronce les sourcils et il se tourne.

- Bouge ton cul Veronica.

- Pourquoi ? Je suis bien là.

- Ne commence pas à me casser mes couilles et monte sur ce putain de siège.

Je me décale sous son regard insistant.

- Ceinture.

Je m'attache, ne cherchant pas à plus l'énerver qu'il ne l'est déjà. Marco allume la radio et je vois son frère serrer le volant jusqu'à que ses phalange devienne blanche, alors que Marco est beaucoup plus détendu. Ce dernier ouvre la fenêtre et laisse son bras sortir du véhicule pour frapper l'air quand Matteo éteint soudainement la musique après s'être allumé une cigarette.

Flying in hells Où les histoires vivent. Découvrez maintenant