PDV Matteo
C'était déconcertant. Elle n'avait pas laissé apparaître la moindre larme et là elle était assise sur le sol et je n'arrivait à voir rien d'autre que les larmes qui ruisselaient sur ses joues. J'ai conscience qu'elle à dû en prendre un sacré coup. C'est vrai, elle s'était dit qu'elle allait s'enfuir en se servant d'une stupide fourchette, comme ci j'avais laissé la porte ouverte. Et quand bien même d'ailleurs, ils étaient douze dans la pièce au dessus, elle se serait fait abattre et je n'aurais pas eu ce que je cherche. Je termine ma bière, la jambe tremblante par les nerfs, j'ai arrêté de les compter, et je cherche toujours où peuvent bien être mes putains de sacs. Je m'allume une cigarette et laisse la nicotine pénétrer mon être. J'ai cherché, pendant bientôt deux semaines, dans chaque recoins de Syracuse où cette pute aurait pu aller. Je suis retourné voir Vector aujourd'hui et il n'a eu vent de rien, mais bien évidemment, s'il se trouvait en possession de mon matériel il ne me le dirait pas.
- Alors, mi figlio, comment vont les affaires ?
Heureusement qu'Amedeo est dans mon dos, car sinon je lui aurais lancé un regard tellement noir qu'il aurait été capable de m'abattre sur le champs. Je me racle la gorge et décapsule une nouvelle bière.
- Mal.
Il s'installe sur le fauteuil devant moi. Bien sur qu'elles vont mal, comment pourraient-elles aller autrement ?
- Qu'as-tu appris avec la fille ?
- Que cette puttana d'Edalyne se faisait appeler Eda, qu'elle à fait affaire avec deux types, et que Veronica ne savait pas ce qui se trouvait dans les sacs ni où ils sont.
Amedeo soupire.
- Flingue la, alors.
- Ouais, sauf que si je la bute je ne retrouverai jamais mes sacs.
Il se penche en avant et saisit une bière à son tour.
- Je peux toujours rechercher ces types, si j'ai plus d'informations évidemment.
Je hausse les épaules.
- Je n'ai que ça pour l'instant, et Vector n'en sais apparemment pas plus.
Il éclate d'un rire sans joie.
- Bien sur qu'il sait, figlio. Si il y a bien quelqu'un qui sait absolument tout ici c'est lui.
- Je m'en doute, mais il ne me dira jamais rien.
- Cela va de soit.
J'avale une longue gorgée et laisse la bouteille claquer sur la table.
- Je peux l'interroger ?
- Elle se remet de sa tentative d'évasion.
Il éclate de rire.
- Et bien, c'est pas trop mal qu'elle ai du caractère. Tu pourrais faire comme ton père et la marquée ? Elle ouvrirait peut-être sa bouche de pute alors.
Donc mon oncle ne sait pas. Ça me fait de l'avance. C'était barbare. J'ai entendu les cris des centaines de personnes que mon père a marqué. Des femmes, des hommes et des enfants mais cette idée est assez tentante, parce qu'au moins, si je la marque, elle ne pourra jamais passer inaperçue. Je remercie Amedeo pour son conseil et lui dit que je vais l'appliquer de ce pas. Je ne veux pas qu'il descende et qu'il la voit allongé sur la table, avec pour simple coup une trace de doigts sur la joue et une lèvre fendue. Il dirait que je suis trop clément, et il n'a pas tord. Je me dirige dans l'autre sous-sol, là où mon père gardait son matériel de torture. Je récupère le bâton de fer que je fais chauffer puis je rejoins le sous sol. Je surprend Rick en train de caresser Veronica, qui se débat et tente de hurler avec son foulard en bouche et les larmes sur son visage.
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Flying in hells
RomantikCe livre est une dark romance Impulsif, acerbes, sadique, cruel, sournois, autoritaire, brural. Des tas d'adjectifs pouvaient qualifier Matteo Cruzo et tous était vrai. Italie : des cartels sanglants. Des dizaines. Parmi eux : le cartel de Cruzo où...
