15. Retrouvaille

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PDV Matteo

Je me suis remis assez rapidement de cette balle. Actuellement je supervise une mission commando, on va prendre un territoire et récupérer mes sacs. Nous avons quitté Milan tôt dans la matinée, et ce n'est qu'une question de temps avant que je prenne ce territoire. Je ne vivrais plus reclus dans ce sous-sol humide, enfermé entre ces murs et pourrait me balader comme bon me semble, mais pour ça il faudrait que son propriétaire revienne en Italie et pour l'instant personne ne sait où il se trouve, et ça m'emmerde. Nous passons l'entrée de Rome, la route est déserte et le soleil brille pleinement en ce début décembre. Nous entrons dans la période que je déteste le plus : Noël. La célébration de la mort de mes frères, de la destruction de ma famille et la célébration d'une nouvelle année encore plus sombre que la précédente. Rien ne me donne envie, mis à part l'irrépressible besoin de partir loin, oubliant ces décorations lumineuse qui ornent les rues et leurs sapin avec leurs guirlandes et leurs stupide boules accrochés aux branches. Je préfère Halloween, le jour des morts, et ce jour-là je tue comme bon me semble, je prend autant de vie qu'il m'est possible de prendre, c'est ma libération et quand je serais le roi de l'Italie je bannirais cette stupide fête qu'est Noël et toute personne qui prendra la peine de le fêter sera exterminé. Ce n'est qu'un prétexte pour offrir des cadeaux. Réunir la famille autour d'une table, ou du moins ce qu'il en reste et se rappeler que la moitié est morte et que l'autre moitié ne prend pas la peine de s'adresser la parole. Faire semblant que tout va bien alors que c'est faux, pourquoi ce faire du mal ? C'est ridicule.

- On est arrivé chef.

J'ouvre la portière et claque mes pieds sur le sol. Le temps s'est rafraîchit et ma veste en cuire est loin de suffire à me réchauffer, mais dans peu de temps l'adrénaline envahira mon corps et je n'aurais plus froid, je serais un torrent de lave incandescente. J'allume une cigarette et inhale la fumée pour me détendre. Je me dirige vers le coffre et récupère toutes les armes à feux que je peux stocker sur moi. Je ne peux pas me louper, et je ne peux pas me battre, la blessure est encore trop fraîche. Nous entrons sur l'immense propriété de Stefano, narcotrafiquant, qui arnaquent ses partenaires en leurs filants de la cocaïne diluée au lieux de la pure. Il l'a vend plus chère, et elle est de bien moins bonne qualité.

Mes hommes se rues sur les gardes à l'entrée, j'utilise mes armes pour couvrir mes arrières, nettoyant ce bain humain en exterminant chaque personne encore vivante. Je tire des deux bras, ma vision est voilée par la colère et la haine pure. Ce n'est plus une question de sacs remplis de diamants, c'est une question de montrer à Amedeo que c'est moi le chef et que ce n'est qu'une question de temps avant que je vienne prendre son territoire. Le cartel de Cruzo deviendra redoutable pour n'importe quel autre cartel encore en liste, -comme quand Gabriel le gérait- avant que je ne les extermine et il n'y aura plus que moi, maître de l'Italie. 

Je donne un puissant coup de pieds dans la porte en bois qui s'ouvre dans un fracas. Mes hommes passent en premier et abattent le personnel attiré par le fracas ambiant dans ce grand salon. Giuseppe et Reggio font barrage de leurs corps en gravissant les escaliers. Je les suis de près, couvert par Livio qui marche à reculons derrière moi. Pendant que le rez-de-chaussée est assaillit l'étage est plus calme et les portes sont gardées. Giu et Reg se jette sur deux gardes pendant que j'esquive les coups d'un autres sans en donner. Je ne peux pas me battre, je vais prendre une raclée et ma fierté en prendrait un trop gros coup. Je saisit mon arme et vise mon adversaire. Je le touche à l'épaule mais il n'arrête pas de me lancer son poing. Je l'intercepte et enfonce mon doigts dans sa blessure. Il hurle de douleurs et j'en ressent une satisfaction jusque là encore inconnu, un bien trop fou. Je pointe mon canon sur son front et sans un mot de plus lui explose la cervelle sur les murs tapissés d'or. Les autres hommes connaissent le même sort et j'arrête de tirer quand les murs sont intégralement recouvert de rouge, que les corps baignent dans une marre de sang sur l'épais tapis blanc, que seul les personnes debout sont mes hommes.

Flying in hells Où les histoires vivent. Découvrez maintenant