PDV Veronica
20 ans plus tôt
J'avais six ans. Une petite brune aux cheveux courts et aux grands yeux noirs. Je ressemblait en tout point à ma mère. Brune, petite et menue. Elle avait les yeux noirs, une peau blanche et de longs cils brun. La seule chose que j'avais héritée de mon père c'était son teint, plus bronzé que celui de ma mère. Notre vie était parfaite, enfin dans les souvenirs que j'essaie de chasser. Nous habitions une petite maison dans une rue par castre au fin fond de Syracuse. Il fallait faire presque une heure de route pour aller à l'école et nous n'avions qu'une seule voiture qui servait à mon père pour le conduire au garage dans lequel il travaillait. Nous n'avions pas assez d'argent pour payer deux tickets de bus, nous nous serrions la ceinture et ils nous arrivaient de n'avoir qu'un repas par jours malgré le travail acharné de mon père, mais ce n'était pas suffisant.
Nous traversions la route qui menait au sentier derrière la rue que nous habitions. Il faisait toujours très chaud en ce mois de septembre. En l'espace de trois mois nous avions perdu notre maison et notre stabilité et maman me répétait que ce n'était pas grave, que l'endroit où l'ont vivait et notre situation n'avais pas d'importance et que la seule chose qui comptait c'était notre famille. Je la croyais, parce que j'avais six ans et que je ne savais pas que le monde pouvait être si cruel. Une femme a appelé ma mère, elle portait une robe bouffante à poids avec ses chaussures assortie et un haut chignon. On aurait bien dit une de ces femmes mariés a des hommes riches, mais l'endroit où elle vivait disait le contraire.
Sa maison était comme celles de la rue, jaune avec des volets blanc, elle paraissait plus neuve dû à la peinture fraîche. La clôture était bien blanche et neuve, l'herbe était verte et impeccable, même la boîte aux lettres blanche était belle et c'est l'extérieur qui donnait l'impression que cette femme était riche, ce qui n'était pas le cas car elle vivait dans cette rue par castre. Ça ne faisait qu'une semaine que nous habitions là et nous faisions tâches aux côtés de cette femme. Ma mère portait une robe marron, rien à voir avec les jolies robes qu'elle portait autrefois, et je moi je portait l'uniforme de l'école qui commençait à être un peu petit.
- Je n'ai pas eu l'honneur de vous rencontrez ! S'exclama t-elle d'une voix aiguë. Je suis Edalyne, et voici ma fille Eda.
La petite blonde était cachée derrière sa mère. Elle portait l'uniforme, mais il était adapté à sa taille. Ses cheveux étaient rassemblés en un chignon semblable à celui de sa mère et ses joues étaient légèrement roses. Je ne prêtais pas attention à la conversation, ma mère l'avait répété à tout le voisinage. Mon père travaillait en tant que garde du corps mais il s'est fait virer et en quelques mois nous avions dû déménager et perdre tout repère. J'avais entendue ça tellement de fois que je ne les comptait plus. J'avais compris, papa s'était fait viré et ont s'était enfui pour éviter que son ancien patron le tue. Edalyne à proposer à ma mère de m'emmener dans sa voiture, ma mère avait refusé mais ça n'a pas duré longtemps.
J'étais assise à l'arrière, silencieuse et je regardait le paysage défilé. Ce n'était pas beau. L'herbe n'était pas verte, les travailleurs construisaient des bâtiments, des femmes courraient dans les rues en tirant leurs enfants par la mains, des hommes en bousculaient d'autres et certains étaient ivres, et puis il y avait ces gars louches qui distribuaient des sachets de je ne sais quoi contre de l'argent. Avec du recul je sais ce que c'est, mais j'avais six ans quand j'en n'ai vue pour la première fois.
Après l'école c'est Edalyne qui m'a ramener chez moi. Elle travaillait comme couturière, ce qui expliquait la jolie robe qu'elle portait. En descendant de la voiture je regardais ma nouvelle maison. La peinture n'était pas fraiche, de la peinture sur les volets manquait, la clôture était cassé et l'herbe était haute et d'un vert terne. Papa avait promis à maman qu'en rentrant il s'en occuperait, mais si nous n'avions pas les moyens pour acheter des vêtements nous n'en avions pas pour acheter de la peinture et une tondeuse. J'avais remercié Edalyne de m'avoir ramené et je traversait la rue. Il y avait une énorme voiture noire garé devant la maison, je ne l'avais jamais vue avant mais j'avais pensé que maman en avait acheté une pour me conduire à l'école demain. Edalyne m'avait fait part de son inquiétude mais je lui avait fait part de ma pensée et elle m'avait cru avec difficulté. J'ai poussé la porte en sautillant.
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Flying in hells
RomantizmCe livre est une dark romance Impulsif, acerbes, sadique, cruel, sournois, autoritaire, brural. Des tas d'adjectifs pouvaient qualifier Matteo Cruzo et tous était vrai. Italie : des cartels sanglants. Des dizaines. Parmi eux : le cartel de Cruzo où...
