PDV Natsu
Je me réveillais lentement, les rayons du soleil filtrant à travers les rideaux. Lucy et était cependant, elle, toujours allongée à mes côtés dans les bras de Morphée ; un sommeil paisible, son visage légèrement détendu.
Je gloussais, constant que ce t-shirt — le mien — était beaucoup trop grand pour elle. Dedans, elle semblait si fragile, il retombait sur son épaule à cet effet exposée. Une sensation étrange m'envahit. C'est peut-être la chaleur de son corps près du mien, ou peut-être le fait que son corps soit assis exposé.
Mais, pour une raison que j'ai du mal à comprendre, mon cœur s'emballe un peu plus chaque fois que je la regarde.« Il n'y a pas que lui qui s'emballe... »
Je n'avais besoin de soulever le reste de la couverture pour comprendre qu'elle me faisait de l'effet, au point même d'en devenir douloureux.
Elle bougeais légèrement dans son sommeil, et une bouffée d'envie m'envahit. C'est stupide, mais mon corps se comportait comme celui d'un adolescent en pleine puberté.
Son odeur, la douceur de sa peau... tout en elle me rappelle que je suis un homme, et qu'elle réveille en moi des pulsions que je réprimais ; le plus dur étant de ne pas pouvoir la toucher.
°°°
Je pris un certain temps avant de me calmer. Que c'est ridicule.
J'aurais cependant besoin d'une douche froide plus tard, pour l'heure le fait de la réveiller m'excitait bien plus qu'autre chose. Elle ne pouvait dormir autant, je m'ennuierais sans elle.Je me penche vers elle, et d'un souffle presque imperceptible, je murmure :
— Hé toi, chuchotai-je, la voyant grimacer, ma femme.
Elle bougea cette fois-ci, ses yeux s'ouvrent lentement, encore brouillée de sommeil. Elle me fixe sans répondre, son regard plongeant dans le mien. Il y a quelque chose dans ses yeux qui me fait frissonner. Est-ce de la surprise ? Ou bien est-ce une autre émotion, plus subtile, qu'elle essaie de cacher ?
— Pourquoi tu m'as réveillé ? me demande-t-elle enfin, sa voix un peu rauque de sommeil.
— Tu as entendu ce que j'ai dit ? Je souris, un peu moqueur, mais une part de moi sait que ce n'est pas que ça.
— Comment ne pas l'entendre ? Tu étais à zéro mètre de mes oreille, souffle-t-elle en se redressant légèrement avant de reprendre, je veux savoir pourquoi tu m'as réveillée. On ne va pas se regarder toute la journée, non ?
Je souris, un peu plus sincèrement cette fois-ci. Mais elle ne se doute pas de ce que j'ai réellement en tête.
— Pourquoi pas ? J'aime bien te regarder, répondis-je, amusé.
Elle roule des yeux, visiblement agacée, mais je vois un éclat de gêne dans ses joues. Ça me fait sourire davantage.
Elle se redresse et m'interroge à nouveau, un brin agacée.— C'est toi qui as besoin de sommeil, finalement, lance-t-elle comme à son habitude.
Je hausse un sourcil, curieux de la voir un peu plus éveillée, un peu plus piquante.
— Puisque je ne suis jamais là, on va profiter de l'occasion pour sortir cette fois.
Elle me regarde avec cette même lueur interrogative, cependant ce n'était pas une question pour qu'elle y réponde, encore moins une demande pour qu'elle y accède.
— Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Je fais mine de ne pas comprendre, mais je sais très bien ce que ressent mon corps en ce moment, un mélange de curiosité, d'envie, et peut-être même un peu de nervosité. Mieux vaut ne pas éterniser l'échange.
— Comment est-ce que je te regarde ? demandai-je d'une voix basse.
Je m'amuse, mais ça cache une forme de tension, une attraction qui s'intensifie.
Elle finit par soupirer et, sans vraiment me répondre, elle demande :— Oublions, marmonna-t-elle, où est-ce que nous allons ?
— Apprête-toi en premier lieu, puis on verra, rétorquai-je.
Elle fronce les sourcils, mais je vois un petit sourire se dessiner sur ses lèvres. Peut-être qu'elle est aussi curieuse que moi de découvrir ce qui l'attend.
Pendant que je prenais ma douche, c'était une torture de savoir qu'elle y était avant moi, complètement nue.
L'odeur de son gel de douche était partout, et je ne pouvais m'empêcher de l'imaginer ici, avec moi, contre le mur, dans la baignoire ou sur l'un des îlots de la pièce, or cela ne faisait qu'envoyer le désir plus bas.Je ne devrais pas autant désirer une femme. Encore moins celle que je ne peux pas avoir outre le fait qu'elle soit mienne.
« Belle ironie. »Lorsque j'eus terminé, il ne manquait plus qu'elle, qui je vous le rappelle a pris sa douche avant moi.
« Ah, les femmes. »— J'ai terminé, annonce-t-elle, ses talons tapant contre le sol marbré.
Je levais les yeux, et je regrettais amèrement d'avoir choisi des vêtements aussi courts pour elle.
Elle portait une robe marron chocolat, identique à ses yeux, échancrer et courte.
Cette robe semblait avoir été taillée pour elle, comme si le tissu avait été sculpté directement sur son corps. Les bretelles nouées sur ses épaules révélaient la peau laiteuse de ces dernières. La coupe moulante épousait ses courbes à la perfection. Ses longues jambes étaient à la vue de tous, les talons lui octroyant quelques centimètres supplémentaires. Elle avait ondulé ses longs cheveux qui tombaient en cascade sur ses épaules, son maquillage restait naturel, les bijoux n'étant pas en excès.Son regard cherchait une validation silencieuse. Elle était magnifique, et le savait rien qu'à mon regard, mais là était l'origine de mon problème.
Je souhaiterais lui demander d'enlever cette robe, parce que je voulais être le seul à la voir ainsi vêtue, mais cela paraîtrait à la fois égoïste et complètement insensé dû fait que j'étais celui qui avait demandé à ce qu'il n'y ait que des tenues comme celle-ci dans son bagage, pour l'embêter, au final c'etait moi qui m'emmerdait à l'idée que d'autres posent les yeux sur elle.
« Annuler la sortie ? »
Je me fichais du coût de la réservation, elle ne pouvait pas sortir ainsi. Mais comment le prendrait-elle ?
La connaissant, elle m'en tiendrait rigueur, et cette fois-ci il faudra bien plus que de simples excuses pour l'apaiser.Elle détourna le regard, ses bras croisés sur sa poitrine exposée par son décolleté.
« Serais-je en mesure de tenir une soirée entière en sa compagnie ? »
Je fis quelques pas dans sa direction, même perchée sur ses talons, elle devait lever la tête pour soutenir mon regard.
— Tu attends un compliment, je me trompe ? lançai-je à quelques centimètres de son oreille dont je dégageais les mèches épaisses, tu sens divinement bon.
Je la sentis tressaillir à mon toucher, sa respiration s'alourdissant au passage, je n'en étais que plus ravi de constater que je lui faisait autant d'effet.
« C'est un jeu dangereux. »
— Je préférais mille fois t'enlever cette robe, sur ce lit que de voir d'autres hommes de déshabiller du regard, admis-je avec sincérité, à peine plus fort qu'un murmure, tu es sublime ma femme.
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Mari et femme《 Nalufiction 》
FanfictionEntre amour, tromperie, possession, trahison, sexe et argent. Correction 12/82