Ayden Hill :
Elle est partie. En pleurs. Je l'avais fait pleurer. J'avais fait pleurer mon ange.
Pourquoi ? Je ne sais pas. Est-ce que je compte le découvrir ? Oui. Par tous les moyens ? Aussi.
Une chose était sûre c'était que je me retrouvais plus excité que jamais. Cette partie que j'avais lancée s'annonçait être des plus divertissante.
Je me décidais enfin de sortir de ces toilettes, réfléchissant à mon prochain coup. Car la meilleure tactique pour gagner était de ne jamais laisser le temps à son adversaire de souffler. Aujourd'hui j'avais réussi à briser une de ces barrières, j'en étais sur. Je l'ai vu. Et d'une.
Je regardais alors ma montre. 9h30. J'avais loupé les premiers cours qui expliquait le fonctionnement de cette nouvelle année, des partielles et toutes les autres informations aussi inutiles que les autres.. Elle aussi avait raté sa rentrée, elle devait sûrement être rentrée chez elle, trop bouleversée par notre dialogue ou plutôt par les souvenirs qu'il avait fait émerger. Des souvenirs douloureux de toute évidence. La larme qui s'était délogée de ses yeux pour longer sa joue en était la preuve. Je n'avais qu'une envie la lécher pour la faire disparaître. Quoique l'idée d'en faire couler davantage était également tentante.
En deux ans, cette fille était devenue une véritable obsession. J'avais déjà essayé de l'approcher mais celle-ci m'évitait à chaque fois. Comment dire que voir une fille me résister alors qu'elles sont normalement toutes à mes pieds ou plutôt à genoux devant moi, n'avait fait qu'accroître mon envie d'en savoir plus sur elle. De la voir. Lui parler. La toucher. Mais j'avais dû me retenir et me contenter de l'observer de loin. Mais voilà qu'aujourd'hui madame va devenir ma professeure personnelle. Quelle aubaine.
N'ayant plus aucune envie de rester dans cet établissement plus qu'ennuyeux si ma distraction principale ni était pas, je décidais de rentrer chez moi.
Soudainement je ressentais comme l'envie inexplicable ou plutôt le besoin de savoir ce que faisait mon petit ange. Était-elle en train de dormir ? Pleurait-elle davantage ? Courait-elle ? Elle n'habitait pas très loin de chez moi, je pourrais facilement me permettre de faire un petit détour pour la retrouver. Un tout petit détour. Ça ne me prendrait que quelques minutes de plus.. mais j'enlevais très vite cette idée de ma tête, je devais me retenir.
On était en pleine journée on pourrait me voir, pire elle pourrait me voir. Comprenant que j'allais devoir garder mon petit plaisir malsain pour une autre fois je repris mon chemin. Vers chez moi.
Une fois arrivé je remarquais que la porte principale était déjà ouverte, alors que personne n'était censé s'y trouver. Sur mes gardes, je rentrais définitivement à l'intérieur, dans un pas lent et calculateur. Mais face à la scène qui m'était donnée de voir je me détendis immédiatement me retenant de rigoler. Quel handicapé.
Je me retrouvais face à Max. A poil. Au milieu du salon. Coincé entre la table basse et le canapé. Je vous laisse imaginer la scène mais tout ce que je peux ajouter, c'est que ce n'était pas vraiment grandiose.
-Mais qu'est-ce que tu fais la ducon, et dans cette position plus que chelou, tu t'entraînes pour devenir contorsionniste? Et tu sais que c'est la rentée putain ? lui dis-je d'un ton accusateur comme si je ne l'avais pas également séché.
Max est un de mes colocataires, on se connaît depuis presque 3 ans, c'est ce qui s'apparente le plus à un ami pour moi. Même si je n'ai jamais vraiment été dans les relations..
-Oh Ayden mon meilleure pote ! Qu'est ce que je suis content de te voir, est-ce que tu ne viendrais pas prêter main forte à ton BFF attitré que t'aime plus que tout au mooondeeee.
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Whispers from beyond
RomanceNéra est étudiante à la faculté de droit. Sa vie semble parfaite: bonne élève, sportive, possède un appartement et a un avenir prometteur. Mais connaissez vous la phrase: "les apparences sont souvent trompeuses"? Surement. Au cas où ce ne serait pas...
