Bonus 3 - Alexander

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J'entrais dans nos appartements où je pensais trouver Mary mais la pièce était vide. Je retirais ma veste et me dirigeait vers le petit bureau, décidé à l'attendre. Des bribes de conversation m'atteignirent depuis la salle adjacente, la salle d'eau. Je revenais sur mes pas et ouvrit la porte pour m'engouffrer dans la chaleur moite provoquée par le petit feu qui crépitait et l'eau chaude du bain qui fumait. Ma femme s'installait dans le bain en soupirant d'aise avant que les délicats traits de son visages ne se crispent, provoquant mon propre froncement de sourcils. Je m'approchais alors qu'elle ouvrait les yeux pour me sourire. Eme se retourna pour m'apercevoir et disposa ainsi que les autres servantes. Je m'agenouillais près du bain et glissait doucement ma main dans l'eau pour venir caresser son ventre devenu rond. Mary entamai son neuvième mois de grossesse, si bien que son ventre dépassait de la surface de l'eau. Un petit coup provoquer par le petit être à l'intérieur me révéla la raison de la souffrance de ma femme.

La main de Mary vint caresser l'arc de mon oreille pour se poser dans mon cou alors qu'elle reposait sa tête en arrière.

- Il est agité ? demandais-je.

Mary acquiesça alors qu'elle se repositionnait dans la baignoire, le visage marqué d'une grimace. Je continuais à caresser son ventre dans l'espoir de calmer ce petit enfant qui en faisait voir de toutes les couleurs à sa mère. Après quelques minutes, voyant que rien ne semblait le calmer, je me redressais et vint poser mes lèvres sur la surface de son ventre qui n'était pas immergé et chuchotais.

- Je te promet que tu pourras bientôt sortir et alors tu seras libre de bouger comme tu l'entends. Mais attend encore quelques semaines avant de rendre folle ta mère.

Le rire de Mary me réchauffa le cœur, je me redressais et vint déposer un baiser sur le sommet de sa tête avant de reprendre ma position initiale. Peu à peu, je la vis se détendre.

- Tu as des pouvoirs magiques.

Je souris brièvement à son insinuation. A mes yeux, c'est elle qui était magique. Elle portait en elle la vie et malgré les douleurs et tout le reste, elle ne se plaignait pas. Elle sera une merveilleuse mère.

- Si un jour je... si un jour je deviens mon père...

- Ca n'arrivera pas. Me coupa-t-elle.

Je détournais les yeux de son ventre pour les plonger dans les siens. Je ne doutais pas qu'elle avait deviné mes craintes avant même que je ne les exprime.

- Mais si un jour ça arrive. Promet moi que tu ne me laisseras plus jamais m'approcher de vous.

Mary se redressa pour s'asseoir et vint poser sa main sur mon visage pour s'assurer que je sois attentif.

- Ca n'arrivera pas. Tu n'es pas ton père, tu es quelqu'un de bien. Tu seras un merveilleux père, Alexander, je n'en doute pas.

Elle déposa délicatement ses lèvres sur les miennes.Je caressais d'un main ses cheveux, reconnaissant de la confiance qu'elle meportait bien que je ne m'en porte pas autant. Comme pour me signifier qu'il n'yavait plus rien à dire à ce sujet, elle saisit l'éponge pour commencer à sefrotter les bras. Après avoir repris mes esprits, je la lui saisis des mains etl'aida à se laver.

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