36 - "Frôler" la catastrophe

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Ses lèvres chatouillent les miennes espièglement, sachant bien que ce jeu va finir par me tuer

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Ses lèvres chatouillent les miennes espièglement, sachant bien que ce jeu va finir par me tuer. C'est fou... j'en veux plus !

Tel un habitant coincé au pôle Sud, mourant de froid et qu'on lui apporte une couverture en caoutchouc. Non ! Je n'en veux pas, j'en veux plus, beaucoup plus. Je veux la laine, la chaleur d'une cheminée, d'un feu de camp, d'un incendie !

Mais rien de cela ne vient, je reste comme ça, profitant du moindre contact avec ma minuscule couverture de caoutchouc qui me donne encore plus soif de chaleur...

Encore plus soif de lui...

Son torse se soulève à un rythme régulier et calme, alors que le mien menace de causer une catastrophe plus importante que celle de Hiroshima. Son regard est fixe et serein alors que le mien erre dans la mer azur de ses yeux, dans la forêt amazonienne de ses cheveux, et dans le brasier suprême de ses lèvres.

Je vais finir par manger ses lèvres s'il continue ! Mais il faut que je sois forte, que je sois indomptable, que je sois...

Je vais finir par manger ses lèvres s'il continue ! Mais il faut que je sois forte, que je sois indomptable, que je sois

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Point de vue de Kayden

Sois faible... laisse-toi aller.

Mes filets sont confortables, presque aussi doux que les cheveux blonds et mouillés collés à ton visage rosé. Je ne saurais dire si c'est du froid, ou du désir qui dévore les parois de tes veines qui explosent sous ta peau.

Tes lèvres sont mes prisonnières, et les miennes les barreaux de la prison. Elles encercleront tes lèvres et tu ne pourras les quitter qu'après mon autorisation. Celle de ton leader qui commence à en avoir marre de ce contact qui ne satisfera même pas un petit garçon de cinq ans. Nos lèvres ne se touchent pas, mais il suffit d'un seul mouvement pour que le contact se fasse.

Quant aux conséquences du fait que je suis à ça de la baiser violemment contre n'importe quoi, je n'y ai tout simplement pas réfléchi. Ma queue pense pour moi, ses yeux me contrôlent et sa bouche me dicte ses propres lois. À moi ! Qui contrôle tout un peuple avec un mouvement de doigt.

Ses lèvres m'ensorcèlent. Je les veux !

Je me penche sauvagement pour me débarrasser de cette pression qui m'empoisonne, et je me surprends à chercher des lèvres que je ne trouve pas. Hazar a reculé au dernier moment, me regardant avec un sourire en coin et un regard innocent.

BraveryOù les histoires vivent. Découvrez maintenant