Chapitre 2

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Ce n'était que la première journée et ce garçon arrivait à me faire tourner la tête.

Si c'était la guerre qu'il voulait, il allait l'avoir.

La pause eu lieu après la photo de classe, je fus soulagée de trouver rapidement mes amis dans le flux de lycéen.

"Alors ta professeur Em' ?" me demanda thés-Illiane. Mais avant que je ne puisse ouvrir la bouche Sam commença à me parler leur professeur qu'elle décrivit comme un vieux grincheux pédophile.

"... Stupide et surtout très ennuyeux. "Finit-elle avant de reprendre" Oh et puis j'ai vu un mec canon, il me paraît pas mal du tout je crois qu'il s'appelle...

— Stop j'en ai assez entendu sur tes conquêtes pour la semaine. "La coupa Thès puis elle se tourna vers moi " On dirait que ton jeans a attiré le regard de plus d'un dit-elle en faisant un mouvement de sourcil plus que suggestif. Surtout d'un grand brun.

— Ouais, malheureusement Bouguenais je

— Pardon mais tu n'es pas sérieuse s'indigna Sam. C'est d'Avery dont on parle là. Il est tellement canon... et je suis sûr que sous son t-shirt se cache une série d'abdos magnifique et sous le panta..."

Thès-Illiane mis un thermes aux pensées excessive de Sam, plaquant sa paume sur la bouche de la blonde. La connaissant, il n'était pas bien difficile de savoir qu'elle irait jusque dans les détails les plus intimes.

Elle n'avait pas tort quand elle disait qu'il était beau. Il avait des yeux verts et profonds qui lui donnaient une expression mystérieuse, ses cheveux châtains avaient été mis en arrière d'un geste de main, son visage avait des traits masculins plutôt fin et une voix rauque assez agréable qui me faisait un peu penser à celle de mon grand frère. Et effectivement le t-shirt sous sa chemise ouverte laissait deviner un torse musclé.

Mais si quelques années plus tôt je l'avais trouvé particulièrement séduisant, je ne lui avais, jusqu'à maintenant, jamais adressé la parole. Et ce n'était pas pour me déplaire.

Beau mais con.

J'expliquai alors ma matinée à mes amis, Thès et Sam étaient ébahies du caractère un peu particulier d'Evan.

"Tiens la garce de notre classe rend visite au bel Éphèbe " remarqua Sam

Je supposai que la garce était la grande blonde au visage surfait, couverte d'une épaisse couche de maquillage. Elle vint se mettre dans les bras d'Evan, et mis ses mains à lui sur sa poitrine. Je ne la connaissais pas mais, cette fille m'écœurait.

"Apparemment la nouvelle connaissait déjà Avery avant d'arriver " grommela mon amie.

Sam parla pendant tout le reste de la récréation. Elle avait été à Miami et à Saint-Tropez pendant les vacances, là-bas elle avait flirté avec plusieurs garçons. Elle était vraiment irrattrapable.

Aujourd'hui son nouvel objectif était de séduire un des amis d'Evan un blond à la peau pâle, elle l'avait reluqué toute la matinée. Lorsque retentit la sonnerie nous dûmes rejoindre nos classes. Avant de se séparer Thès-Illiane me souffla exaspérée :

"Souhaite-moi, bonne chance. Sam est ma voisine et ne me parle que de garçons. Je vais faire une overdose"

La pauvre... Je la plaignais. Sam et ses histoires de cœurs c''était compliquées, long mais surtout épuisant. Je lui offris un sourit compatissant avant de m'en retourner. À l'entrée de ma salle de classe je m'arrêtai pour prendre une bouffée de courage. L'heure dernière serait dure pour moi aussi.

Le cours de présentation de l'emploi du temps et des dernières informations se passa bien puisque mon voisin n'ouvrit pas la bouche et ne me dérangea pas non plus.

Je sortis enthousiaste ; c'était Enzo qui venait me chercher.

Je le remarquai tout de suite avec ses cheveux noirs légèrement bouclé, mal coiffés, et ses yeux bleu azur. Je me précipitai dans ses bras et l'embrassai.

"En quel honneur ?

— Je n'ai pas le droit ? rétorquai je taquine. Très bien je m'en vais. "

Je me décollais de lui mais Enzo glissa ses mains dans le bas de mon dos tandis qu'il approchait son visage du mien, je reculais joueuse.

Contrôler.

Toujours dominer. Enzo ne me connaissait que trop bien. Pourtant cette fois, il s'était laissé avoir par mon jeu ridicule.

Lorsque nous nous étions rencontré, un jour de l'an, il m'avait invité à danser, fidèle à moi-même j'avais tenté de mener la danse, il m'avait montré être le plus fort.

Je ris à ce souvenir ; sous la lumière tamisée des tables du fond il m'avait embrassé.

Et s'il était déjà majeur, il ignorait que j'étais encore une jeune adolescente.

Seulement l'amour n'obéi à aucune règle. Surtout quand il s'agit d'une Anson.

Enzo me ramena au moment présent, d'un baiser au coin des lèvres.

Nous nous empressâmes de quitter les abords du lycée pour rejoindre un café.

Sur le chemin, il reçut un message et du écourter notre rendez-vous, comme bien souvent. Avec le temps, je m'étais fait une raison.

Je fus la première rentrée à l'appartement.

Arrivée dans ma chambre, je me jetais sur le canapé, épuisée.

Je me remémorerai ce que je m'étais répétée toute l'après-midi ; ce que j'avais soi-disant fait.

Je n'étais pas prête d'annoncer à mon frère que j'avais un copain, encore moins de lui dire qu'il était à l'université.

Dylan, était mon tuteur depuis trois ans et, il n'était pas question à ses yeux, que j'aie une relation à mon âge. Lui et moi avions des liens fort, malgré les cinq années qui nous séparaient, pourtant ces dernier temps les disputes semblaient récurrentes, sans doute en était-je principale responsable, mais il avait aussi sa part de responsabilité.

Mes yeux s'arrêtèrent sur le petit cadre doré, posé sur la bibliothèque. Autrefois nous avions été une famille unie et épanouie, seulement la mort de ma mère avait détruit cela, et bien plus encore. À croire qu'elle était la seule attache entre nous. Depuis, non seulement mon père était devenu froid et distant, mais il s'était remarié et avait coupé les ponts avec les parents de feu-son épouse. La dernière chose qui semblait nous maintenir ensemble, n'était autre que l'argent et, peut-être, Jessie, notre benjamin d'une dizaine d'année.

Frédéric Anson, mon père, dirigeait une société d'assurance et une entreprise pharmaceutique. Il ne vivait plus avec nous, depuis que Dylan était devenue majeur. Si à une époque, nous partagions énormément, ce n'était plus vrai. Liliane s'en était allée, emportant avec elle l'enfance de ses deux ainés. 

Bring me to lifeOù les histoires vivent. Découvrez maintenant