Chapitre 28

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La nuit était tombée et une neige fine commençait à recouvrir la chaussée d'un doux manteau couleur hiver. Les flocons se déposaient sur les branches des arbres peignant de blanc les nids des rares oiseaux sédentaires de la ville. Sam pouvait sans doute profiter de ce spectacle depuis sa chambre, elle avait été internée à l'hôpital suite à notre escapade. Thès-Illiane s'en était bien sortie, la blonde en revanche avait été bien amoché. Ses agresseurs n'avaient pas fait semblant.

Nous devions d'ailleurs discuter de ce qui s'était passé ce jour-là. Je nourrissais toujours l'espoir que, l'une d'elle ait pu apercevoir quoi que ce soit d'utile. Mais je ne devais pas me leurrer pout autant, sans doute n'auraient-elles rien vu de notable.

En arrivant dans la chambre, nous trouvâmes notre amie ensevelie sous les boîtes de sucreries, et de macarons signés Régis. Marquée par quelques éraflures, elle semblait tout de même avoir bonne mine. En nous voyant ses yeux s'allumèrent et, ses lèvres cernées de chocolat s'étirèrent. Nous n'étions pas passé la voir la veille, pourtant elle n'avait pas l'air de s'en offusquer. Rien qu'à voir ses doigts collant de sucre, je savais qu'elle avait compensé notre grande frayeur des vacances avec les pâtisseries.

"On peut t'en prendre un ?" La salua Thès en désignant une boîte ouverte.

Sam lui jeta un regard noir. "Tu y touche tu es morte " semblait-il la prévenir.

Alors qu'elle levait les mains en signe de rédemptions, j'arrachais un petit gâteau à son précieux réceptacle.

"Saleté ! m'accusa la blonde

— Je t'aidais juste à faire ton régime..." me moquais je en réutilisant une réplique de Thès.

Elle fronça les sourcils et nous dégaina son sourire le plus animal, en dévoilant ses dents nacrées.

Nous nous assîmes sur les deux fauteuils orangés que nus rapprochâmes du lit où était installé Sam. Elle tenait fermement ses mains, sans doute quelque peu dérangé d'avoir à se rappeler ce qui lui étais arrivé.

Thès fut la première à prendre la parole, et à nous raconter ce qui lui était arrivé à notre retour d'Europe.

" J'ai commencé à vous faire descendre, le télésiège semblait fonctionner. J'ai donc tenté de jeter un œil au poste radio. Il avait été abimé, comme si quelqu'un avait essayer de l'ouvrir et de récupérer sa boite noire. J'ai réussi à la déboité, de la partie intérieure était fondu le moindre élément en plastique. Alors que je voulais écouter le dernier enregistrement, un homme derrière moi, à pointé le canon de sin pistolet dans ma nuque...

" Tu va gentiment me donner cette cassette, sans faire d'histoire. "

Tremblante, je tentais de la déboiter. Et me retourner lentement pour lui tendre. Un homme d'une petite quarantaine d'année me faisait face, il ne semblait pas prêt à croiser quelqu'un. Son visage à découvert, il me fixait la mâchoire contractée. Ses racines tiraient sur le gris. Il était mal rasé et avait une odeur pestilentielle.

Il attrapa vivement la disquette et l'enfoui dans la poche de son jeans troué. Mon cœur tonnait dans ma poitrine, si fort que je me demandais s'il ne pouvait alerter les autorités compétentes.

En pensant à cela, je me rappelais que mes deux amies n'étaient pas non plus en sécurité. Une fois en bas elles seraient coincées. Encerclées par la falaise, il n'aurait plus qu'à venir les cueillir. Je jetai un bref regard à la manivelle, seulement ce fut suffisant. L'homme compris. Je me jetai dessus afin d'arrêter le télésiège. Sans doute ne réussirait-il pas à le faire démarrer, ou bien peut être Emma comprendrait-elle. Peut-être trouverait elle une solution.

Bring me to lifeOù les histoires vivent. Découvrez maintenant