Taraudant comme une folle dans sa chambre, elle stressait à l'idée de mettre en application le plan qu'elle avait pris plus de trois heures à élaborer. C'est de la folie, il lui est impossible de s'en sortir, les servants de son père rôdent sûrement dans les alentours. Plus elle fait les cent pas, plus ça lui paraît irréalisable, qui sait ? Peut-être même qu'il y'a une caméra cachée dans sa chambre. Mais bon, l'heure n'est plus à réfléchir, il est temps d'agir.
– 12:08 –
En route pour la cathédrale, elle avait apporté un sac à dos, aussi banale qu'il pouvait être. Une fois le pied dans l'église, l'homme en charge de la surveiller avait prit place au fond de la salle, tout juste près de la sortie. Elle souffle trois fois, passe sa main dans ses cheveux et va au confessionnal.
Après que le curé lui a demandé de prier la vierge, elle se mit à genoux face à la statuette, jetant des coups d'œil de part et d'autre pour repérer cette corde qu'elle avait toujours l'habitude de voir, abandonné dans un coin de la salle, qui cette fois ci l'aiderait à « s'échapper ». Les mains jointes, elle ne peut s'empêcher d'adresser une prière :
« Je vous salue Marie pleine de grâce, désolé de ne pas suivre le schéma de prière habituel mais l'heure est grave. Alors, j'ai essayé d'être une bonne catholique, mais apparemment je ne peux pas a cause de ma nature déviante, mais quand même la moindre des choses c'est de vous implorer votre protection car je me lance dans une situation plus que périlleuse. J'ai quand même été à votre service depuis ma naissance, donc la moindre des choses c'est de faire ça pour moi au moins une fois. Je veux juste ne pas me faire attraper.. Mère de Dieu,
priez pour nous,
pauvres pécheurs
maintenant et à l'heure de notre mort.
Amen. »
Elle souffle une dernière fois, se lève très lentement et jette un regard à celui qui était censé la surveiller. Pour sa plus grande surprise, il s'était endormi – réaction normale – , elle voulut donc profiter de la situation pour s'en aller mais, revint vite à la raison car, il ne lui faudrait pas plus d'une minute pour la rattraper et ce serait encore pire à son retour. Donc, toujours fixé au plan initial, elle ouvre son sac et marche vers cette endroit légèrement assombri, dans un coin de l'autre bout de la salle. Heureusement, la corde y est encore et n'a pas bougé, toute recouverte de poudre blanche et de toiles d'araignées. A sa grande surprise, c'était une corde vraiment lourde, mais avec la détermination elle réussit a la faire rentrer entièrement dans son sac. Levant la tête une dernière fois, elle constate qu'il était éveillé et s'était mis à la chercher. Avec un peu d'efforts, le sac se retrouve sur son dos, elle se redresse et va retrouver celui qui semblait commencer à s'inquiéter.
Un faux sourire ornant son visage, les yeux dans les yeux. Son coeur frappa violemment dans sa cage lorsqu'il eut un regard rapide sur qu'elle pouvait bien avoir dans son sac.
— On rentre non ? C'est bon je crois. Dit elle, l'empêchant de se concentrer.
— Vous étiez où ? Et qu'est-ce qui remplit autant votre sac ?
Côté mensonge ce n'était pas vraiment son fort, alors inventer un truc en si peu de temps paraissait impossible.
— Euh...*tousse un peu* Le... Le père Rivianno...
Heureusement que la vie est parfois un peu cliché – merci seigneur – car le portable de cet homme incongru sonna dans sa poche, sans détourner son regard du sien il décroche, et après avoir finit il dit :
— Monsieur votre père vous recommande. Il n'y a plus de temps à perdre.
Elle souffle, Premiere étape : Ok.
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Signorina Salva
RomanceSalva Gíno, une italienne native passionnée de Cuisine, plongée dans la monotonie quotidienne et les idées reçues. Rien de bien extraordinaire, une vie religieuse et une situation sociale stable. Pourtant, les yeux de Cristal de cette américaine pro...
