Pendant un instant, je me dis que cela n'est pas possible. Declan m'a dit qu'il a été transféré mais j'ai toujours pensé qu'il parlait d'un hôpital, pas d'une maison isolée. Cela n'est pas possible. Mais un autre éclat de rire me confirme que c'est bien lui.
Je me redresse et me dirige lentement vers la porte. Une fois dans le couloir, j'avance avec précaution vers la porte d'où proviennent les rires que j'ai reconnu. La main sur la poignée, j'ai une hésitation à entrer, mais au fond de moi j'ai besoin de savoir que c'est lui. Et puis pour dire la vérité, je n'ai pas le choix car Anna ouvre la porte et ne semble pas le moins du monde surprise de me trouver là. Je me décale pour la laisser passer et la suis du regard dans le couloir.
J'inspire un bon coup avant de me retourner pour regarder à l'intérieur de la chambre. Et quand je le vois je me sens un peu comme à la maison. Depuis la mort de ma mère, Andrew s'est toujours montré très réconfortant. Il est dans son lit et même blessé, son sourire et sa gentillesse illumine la pièce. Ce qui fait instantanément monter mes larmes aux yeux.
_ Tu vas rester là ou tu viens me dire bonjour ! Me dit - il en me regardant avec douceur.
Je ne sais pas si doit avancer ou pas, mais les regards d'encouragement d'Andrew viennent à bout de mes résistances. J'ose à peine le regarder mais il est la première personne à m'avoir fait du bien après la mort de ma mère. On avait même flirter lui et moi, sa douceur m'avait conquise. Mais ensuite, il y a eu Declan. Sa simple évocation ravive une douleur chauffée à blanc. J'essaie de tenir bon mais je suis incapable de contenir plus longtemps mes larmes.
Andrew ne dit pas un mot de plus mais ouvre ses bras dans lesquels je me réfugie. Je me laisse aller pour la première fois à ma peine. Comme à chaque fois, Andrew fait ce qu'il faut et dit ce qu'il faut. Je ne sais pas combien de temps, je reste à pleurer dans ses bras. Andrew ne se plaint pas. Il se contente de me caresser les cheveux pour m'apaiser. D'ailleurs cela fonctionne car je finis par m'endormir. Et je ne pleure pas dans mon sommeil.
_ Elle dort toujours ? Chuchote Anna.
_ Oui, lui répond Andrew. Elle a besoin de dormir et de se reposer.
_ Toi aussi, reprend - t - elle plus sérieusement.
_ On ne la réveille pas, reprend fermement Andrew.
_ D'accord, mais elle ne doit pas peser sur ta colonne vertébrale, rétorque Anna à son tour sérieuse.
_ C'est bon, elle est bien mise, lui rétorque - t - il sans sourciller alors que je suis couchée en travers de son torse et pèse donc sur sa colonne.
_ J'ai mis un sandwich de plus si elle se réveille, termine Anna comprenant qu'elle n'aura pas gain de cause avant de sortir.
Je voudrai bouger discrètement mais je ne veux pas qu'il pense que j'ai espionné la conversation. Même si c'est un peu le cas mais c'est sans vraiment le vouloir. Je décide d'attendre un peu mais Andrew me connait trop bien.
_ C'est bon tu peux ouvrir les yeux, Anna est partie, me dit - il simplement en reprenant ses caresses dans mes cheveux.
Je me redresse vivement pour éviter de peser sur sa colonne une seconde de plus que nécessaire.
_ Tu as remarqué quand ? Lui demandé - je surprise qu'il ait vu que j'étais réveillé.
_ Je sais quand tu ne dors pas, me répond - t - il simplement comme si c'était une simple évidence.
_ Pourtant j'ai essayé de rester le plus immobile, lui répondis - je un peu vexée d'avoir était si vite démasquée.
On se regarde tous les deux pendant quelques instants et comme à chaque fois que je pense cela impossible. Andrew arrive à me faire sourire malgré moi.
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TEARS, WEAPONS AND BLOOD
AksiCatriona va fêter ses 18 ans dans quelques mois. Elle partage sa vie entre le lycée, et sa mère, Lisa infirmière au Cedar Sinai de Los Angeles. Jusqu'au jour où tout son univers bascule. Un accident de voiture, de ceux qu'on ne croit arriver qu'aux...
