-Ce hibou est magnifique...
-Oui, dit l'elfe, c'est vrai. Le Maître à toujours aimé les bêtes...
-Lucius ? Demanda Hermione intriguée.
-Oh, par Merlin non ! Le Père aimait la chasse ! Enfant, Draco pleurait, criait et faisait un caprice d'une simple fourmi que l'on avait l'audace d'écraser devant lui ! Avec le temps il a apprit à se contenir et ne disait plus rien quand une tête de cerf était ramenée pour décorer le chalet. Mais parfois, vous ne lui en direz rien, je l'entendais sangloter dans sa chambre. Il a toujours accordé une grande importance aux animaux...
-Oh... Je ne l'avais pas... Constaté.
-J'en suis sûr. Son père en a fait de lui quelqu'un de si différent ! C'était un petit garçon gentil vous savez... Mais avant son entrée à Poudlard son père a sut lui apprendre à être méprisant.
-Oh...
Hermione n'avait jamais vraiment parler de son enfance avec Draco. Il restait très secret à ce sujet. Tout ce qu'elle savait c'est qu'il avait toujours grandi dans une maison où chacun pensait qu'un jour viendrait où Voldemort renaitrait de ses cendres. Il avait toujours obtenu tout ce qu'il désirait tant qu'il savait comment le demander.
Elle non plus ne parlait pas de son enfance. Le simple fait d'en parler lui rappelait bien trop le fait que ses propres parents ne se souvenaient même pas avoir une fille...
La seule famille qu'elle avait depuis la guerre était les Weasley : Molly prit encore plus la place d'une mère qu'elle ne l'occupait déjà dans le cœur d'Hermione et Arthur d'un père.
Il lui arrivait pourtant, parfois, de rêver que ses parents toquent un jour à sa porte, la prenne dans leurs bras et lui disent qu'ils se souvenaient de tout, maintenant. Et chaque fois si la jeune femme faisait ce rêve, elle avait cet espoir ce "Cette fois, cette fois... C'est la bonne !" Mais bien sûr elle continuait de se réveiller avec ce vide étrange du rêve au bord de la réalité qui vous quitte brutalement. Elle détestait cette sensation. Ce n'était pas quelque chose qu'elle pouvait contrôler. Et quoi de plus horrible pour Hermione Granger que de perdre le contrôle.
C'est pourquoi -et parce que elle ne pourrait jamais au grand jamais se résoudre à vivre sans eux- elle savait parfaitement où ses parents se trouvaient : ils étaient actuellement en Australie. Ils vivaient tranquillements et elle avait tout fait pour. Bien sûr, ils ne le sauraient jamais...
-Hermione ?
La voix familière de Draco la fit sursauter. Elle se retourna vers lui et constata qu'elle avait dû se perdre dans ses pensées assez longtemps pour que Lottie s'en aille à taton, ne voulant sûrement pas la déranger.
-Draco, je ne t'avais pas entendu arriver.
Il ne répondit pas et s'avança vers elle.
-C'est Lottie qui dit que tu avais besoin de moi...
-Elle a dit ça ?... fit Hermione d'un air absent, le regard fixé sur un point derrière Draco.
-Oui. Elle... commença-t-il, elle t'aime vraiment beaucoup, apparemment...
-Oh... Elle est vraiment adorable. Elle te materne tellement, c'est...
-Ironique ? lança-t-il vexé. Je ne l'ai jamais détestée ! Je n'était pas totalement comme mon père !
-Beau, Draco. J'allais dire que c'était beau, la façon dont Lottie se comportait avec toi...
Les muscles du blonds se décontractèrent, il souffla.
-Excuse moi, dit-il en se passant la main dans ses cheveux maintenant humide à cause d l'air maritime.
-Ce n'est rien, fit Hermione maintenant dos à lui, caressant les plumes mordorées du hibou sur son perchoir.
Elle avait envie de lui parler. Qu'il lui parle de son enfance. De Lucius. Qu'il lui dise toutes ces choses qu'il aurait voulu faire si son père ne l'avait pas fait changer. Il voulait tellement le rendre fier...
Elle se tourna vers lui, sans pourtant croiser son regard. Ils se fuyaient l'un l'autre. Elle prit une grande inspiration :
-Draco...
Mais avant même qu'elle ait pu dire quoique ce soit d'autre il se précipita vers elle en ce qui parti être à peine un quart de seconde, il l'agrippa et l'embrassa comme jamais, elle gémit, surprise, mais elle se sentait bien. Depuis plusieurs mois elle se sentait enfin bien. Elle sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine et celui de Draco, tellement proche, battre à l'unisson avec le sien. Elle sentait son souffle chaud quand il décollait ses lèvres des siennes pour respirer.
-Oh, par Merlin.
Ils étaient dans la chambre d'amie qu'allait occuper Hermione pendant leur séjour à Silver Creek. Hermione avait la tête sur le torse de Draco, elle respirait vite.
Draco rit. Avec son rire atrocement beau qui donnait chaque fois à Hermione envie d'une seule chose : refaire la même erreur que celle qu'elle venait de faire. Encore et encore.
-Non, ne rigole pas on... Je... Oh...
-Hermione...
-J'étais sensé écrire une lettre à... Ron, à mes enfants !
-Hermione...
-Putain, j'ai tout foutu en l'air... Encore ! On devait... Travailler ensemble pas...
-Hermione, Hermione, calme-toi.
Il la serra contre-lui.
-Hermione j'ai attendu que ce moment arrive depuis... Continua-t-il, longtemps, ria-t-il, trop longtemps.
Hermione l'observa. Il avait ce regard ! Il la regardait comme si elle était la seule chose en ce bas monde capable de le faire survivre. Il la chérissait.
-Et puis merde, dit-elle et elle se leva enfila le pull de Draco qui était en boule sur une chaise et se rendit dans la chambre d'enfant. Elle griffonna quelque chose à la va-vite sur un parchemin froissé le plia et le donna au hibou qui s'envola aussitôt.
Draco qui c'était penché au-dessus de son épaule pendant qu'elle écrivait n'avait pu distinguer que le début du message.
Ron,
Je ne sais pas quand je reviens. Prends soin des enfants. Donne moi des nouvelles. Je t'en donnerais dès que je peux mais Ron, j'ai besoin d'une pause. Entre nous.
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Ashes II | Dramione |
FanfictionLe Serpent et la Lionne ne devaient pas se retrouver. Pas encore. Pas après que Draco ait renoncé à elle. Pas comme ça. Mais si quelqu'un ou quelque chose, les forçait à être prêt l'un de l'autre. Et si ils avaient besoin l'un de l'autre ? Et si le...
