Irène
Le silence s'épaissit autour de nous, chargé d'une tension presque tangible. Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression qu'ils pouvaient tous l'entendre. Severino, lui, restait impassible, mais je pouvais voir ses muscles tendus sous sa chemise, comme une bête prête à bondir.
L'homme au sourire mauvais s'approcha encore d'un pas, et Severino recula légèrement, m'entraînant avec lui dans son ombre protectrice.
— T'as mal choisi ton moment, Severino, reprit l'homme, son sourire s'étirant davantage. On va pas te demander gentiment une deuxième fois.
Severino laissa échapper un rire bref, mais sans une once d'amusement.
— Tu crois que je vais partir avec toi juste parce que t'as décidé que c'était "maintenant" ?
L'autre homme, celui qui restait silencieux jusqu'ici, fit craquer ses doigts. Son regard glissa sur moi, et un frisson glacé parcourut mon dos.
— C'est qui, elle ? demanda-t-il enfin.
Je sentis Severino se raidir encore plus.
— Pas tes affaires, répliqua-t-il d'un ton tranchant.
— Oh, mais si, ça nous intéresse, dit le premier, son regard scrutant mon visage avec un intérêt qui me fit frissonner de malaise. Severino, t'as pas pour habitude de traîner avec des filles dans ce genre d'endroits. Elle a quoi de spécial, hein ?
Il tendit une main vers moi, comme s'il allait me toucher.
Il n'aurait pas dû.
Severino attrapa son poignet au vol, le serrant avec une force brutale. Un craquement sonore résonna dans la rue déserte, suivi d'un cri de douleur. L'homme recula en jurant, secouant sa main maintenant inutilisable.
— T'avise plus jamais de poser un doigt sur elle, gronda Severino, sa voix grave vibrante de menace.
L'autre homme sortit aussitôt une arme, la pointant sur nous.
Mon souffle se bloqua.
— T'es sérieux ? demanda Severino, un sourire en coin, mais ses yeux brûlaient d'une rage contenue.
— On t'a laissé beaucoup trop de liberté, Severino. Tu dois venir avec nous, maintenant.
Severino resserra sa prise sur mon poignet, comme pour me rassurer. Mais je savais que la situation était sur le point de déraper.
— Et si je refuse ?
L'homme au pistolet haussa les épaules.
— Alors c'est elle qui paie les pots cassés.
Son regard sombre se posa sur moi, et mon cœur s'arrêta.
Severino ne bougea pas. Son expression ne trahit rien. Mais son aura changea. Quelque chose de dangereux émanait de lui à présent.
— Mauvaise idée, murmura-t-il.
Puis tout explosa.
D'un mouvement rapide, Severino me poussa sur le côté et se jeta sur l'homme armé avant qu'il n'ait le temps de tirer. Je tombai violemment sur le bitume, mes mains éraflées par le choc, juste à temps pour voir Severino frapper l'homme en pleine mâchoire.
Le coup fut sec, précis. L'homme chancela en arrière, lâchant son arme sous l'impact. L'autre, celui au poignet brisé, tenta de se jeter sur Severino, mais il le réceptionna avec une violence inouïe, l'envoyant s'écraser contre la voiture.
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Milza
General FictionMes cauchemars me hantes, ses voix me tourmentes, pourquoi ai-je mériter ce sort? , ma vie, mon enfance, mes parents, mes amies, mon ex-petit ami ont détruit le peu d'espoirs qu'il me rester, le peu d'espérance qui me permettais de tenir le coup da...
