Irène
Oh purée que ça fait un bien fou de se vider la vessie après s'être retenue depuis le début de la soirée, je suis tellement prise par cette sensation que j'en oublie presque que je suis dans les toilettes de la boîte de nuit, je reprends mes esprits jusqu'à ce que quelqu'un claque la porte d'entrée bien fort.
- Ils ne sont pas foutus d'être prudent ces ploucs. Dis-je en marmonnant dans ma barbe.
En quelques secondes je finis mon affaire puis sors de la cabine m'orientant vers le lavabo pour me laver les mains, au même moment des bruits étouffés provenant d'une autre cabine des toilettes se mettent à résonner.
Je lève les yeux en l'air puis soupire d'exaspération, le volume ne fait que de s'intensifier me mettant mal à l'aise, j'ai quoi bordel à toujours être présente au moment où les gens baisent, ce n'est pas un signe pour me dire qu'il faut que je me jette à mon tour dans le bain ? et bah qu'il aille se faire voir ce signe de merde jamais personne ne retouchera à mon corps.
Je m'extirpe aussi vite de cet endroit les laissant faire des gosses dans leur coin, il faut que je retrouve les garçons ils m'ont dit de ne pas tarder mais je me rends compte que j'ai mis un peu plus d'une dizaine de minutes, j'accélère donc la cadence ne voulant pas les inquiéter, il y a du monde beaucoup trop de monde ce qui est logique car nous sommes en boîte, mais je ne suis pas habituée à cet univers que je découvre ce soir, j'aime sortir de ma zone de confort ainsi que découvrir de nouvelles choses j'ai l'impression d'avoir raté toute mon adolescence et de rattraper ce temps perdu, comme on dit mieux vaut tard que jamais, je jette un coup d'œil précipité pour retrouver les deux molosses, mais une silhouette me coupe mon champs de vision en se mettant face à moi, je fronce les sourcils le regardant de haut en bas ne comprenant pas son geste déplacé et surtout insistant, j'essaye de le doubler par les côtés mais en vain il suit mes gestes.
- Qu'est-ce qu'il y a poupée pourquoi veux-tu t'enfuir on vient à peine de se rencontrer. Me dit-il avec un sourire pervers.
- On tu dis ? je marchais tranquillement et tu m'as bloqué la route espèce de connard dégage de mon chemin si tu ne veux pas regretter de m'avoir croisé. Lui dis-je d'un ton sec.
Mon attitude semble ne pas lui avoir plu lui qui pensait que j'allais céder, je ne sais pas ce qu'il se trouve se croyant irrésistiblement beau alors qu'il ressemble à une truite pourrie, mon pauvre même la laideur se serait plainte de lui.
- Tu m'as appelé comment ? me demanda-t-il en serrant sa mâchoire.
Purée en plus d'être con et moche il est sourd alors là il n'a pas été gâté par la vie celui-là, je vais peut-être me foutre dans la merde mais au moins je me serais défendue, ses iris brunes descendent vers mon décolleté, mais pourquoi est-ce qu'ils sont comme ça ces sales races de merde.
- Écoute-moi bien le grinch tu sais je n'aime pas trop me répéter tu vois mais avec les sous espèces comme la tienne je suis malheureusement obligée de me rabaisser à votre niveau alors comme je te l'ai dis casse-toi de mon chemin l'ordure je ne veux pas avoir affaire avec un clochard de ton type okay ? lui dis-je en appuyant sur les mots qui font mal.
Il se raidi sur place, son verre d'alcool quitte aussitôt ses mains s'écrasant contre le sol me faisant reculer il sert ses poings s'apprêtant à m'en foutre une, j'apporte mon bras à mon visage pour ne pas tout prendre je n'ai pas trop envie de me retrouver avec un cocard, mais il arrêta sa lancée son regard se portant au-dessus de moi son visage blanchit on dirait qu'il va même se pisser dessus, je suis donc son regard cherchant qui est la cause de sa terreur.
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Milza
Genel KurguMes cauchemars me hantes, ses voix me tourmentes, pourquoi ai-je mériter ce sort? , ma vie, mon enfance, mes parents, mes amies, mon ex-petit ami ont détruit le peu d'espoirs qu'il me rester, le peu d'espérance qui me permettais de tenir le coup da...
