Irène
Je me redressai d'un coup, le cœur battant la chamade. Je n'avais jamais imaginé qu'une telle menace pouvait peser sur nous. Tiziano. Ce nom flottait dans l'air comme une épée de Damoclès, et maintenant, j'étais prise dans cet engrenage. La prise de pouvoir, la manipulation, les manipulations de ce type.
Severino, d'un geste rapide, repoussa l'idée de chercher Tiziano en personne. Non, ce serait trop risqué. Tiziano, visiblement, était plus qu'un simple adversaire à abattre. Il savait exactement comment manœuvrer pour que tout se retourne contre eux. Et contre moi.
Je n'arrivais pas à chasser cette pensée obsédante de ma tête. Tiziano me voyait comme une faiblesse dans leur jeu. Et, pire encore, Severino ne le savait pas encore, mais il n'était pas aussi maître de la situation qu'il l'avait cru.
- Il essaie de nous déstabiliser, de nous faire tomber dans ses pièges. Mais il a tort s'il pense qu'on se laissera faire. Dit l'asshole regardant Cabron et Éros, la mâchoire serrée.
Cabron, toujours aussi silencieux et calculateur, arqua un sourcil, mais il n'eut pas besoin de plus pour comprendre la tension qui montait. Severino, d'habitude si implacable, semblait plus incertain que jamais. Un froid supplémentaire s'installa dans la pièce. Et moi, je restais là, observant cette scène de loin, mon cœur frappant contre ma poitrine. Tout ce que je savais, c'est que Tiziano n'était pas un simple pion dans ce jeu. Il était bien plus.
Je n'avais pas le temps de réfléchir à ça. L'ombre de Tiziano planait sur nous, et cette fois, ce n'était pas qu'une simple menace extérieure. Non, il m'avait inscrite dans son tableau de chasse, et cette histoire allait me détruire.
- Tu sais, tu parles de lui comme s'il était un ennemi à abattre. Mais... et moi ? Est-ce que tu comprends enfin ce qui se passe vraiment ? en serrant les poings, un frisson parcourant ma colonne.
Severino s'arrêta de parler, puis tourna son regard vers moi, comme si je venais d'interrompre un de ses monologues. Ses yeux se durcirent. Il ne s'attendait pas à ça. Pas de ma part.
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? dit-il à voix basse, les yeux perçants.
- Tu as toujours eu une manière bien à toi de tout contrôler, de tout diriger. Mais ça ne te suffit pas. Tu as besoin d'être le seul à savoir, le seul à décider. Et Tiziano, lui, il ne te respecte pas, Severino. Il te joue comme une marionnette. Comme il joue avec moi. Dis-je avec un sourire amer.
Les mots étaient sortis bien plus vite que je ne l'avais prévu. Il me dévisagea, comme si le sol venait de se dérober sous ses pieds. J'avais toujours été la petite chose fragile à ses yeux, celle qu'on peut manipuler sans conséquence. Mais ça... ça allait changer.
- Tu crois que Tiziano te manipule, mais tu n'as aucune idée de ce qu'il est capable de faire. Et toi... toi tu penses que c'est moi le problème ? dit-il d'un ton se faisant plus froid, ses dents serrées.
Je savais qu'il se sentait attaqué, mais il n'arrivait toujours pas à comprendre. Tout était dans la façon dont il me regardait, comme si j'étais encore la petite Irène brisée, toujours prête à obéir, je remarquai que les deux hommes profitèrent de ce moment pour s'éclipser de la pièce nous laissant dans cette tempête de furie.
- Non, je ne pense pas que tu sois le problème. Je sais juste que tu as toujours voulu me garder sous contrôle, sans jamais chercher à comprendre. Et maintenant, je vois ce que tu es devenu : une extension de ce qu'il veut, de ce qu'il impose. Et moi ? Que suis-je dans tout ça, Severino ? dis-je d'un ton défiant.
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Milza
Ficção GeralMes cauchemars me hantes, ses voix me tourmentes, pourquoi ai-je mériter ce sort? , ma vie, mon enfance, mes parents, mes amies, mon ex-petit ami ont détruit le peu d'espoirs qu'il me rester, le peu d'espérance qui me permettais de tenir le coup da...
