Irène
Le moment semblait suspendu, chaque mouvement se faisant plus lent, plus chargé de sens. Severino se tenait toujours près de moi, son corps contre le mien, mais cette proximité devenait insupportable de désir et d'attente. Il ne craignait pas cette limite, de laisser ses mains glisser subtilement sur ma peau, de me rappeler que, malgré la guerre intérieure que je vivais, il existait aussi une autre forme de combat, celui du désir.
Je le sentais près de moi, son souffle effleurant ma peau, sa chaleur envahissant mes sens. Mon cœur battait plus fort à chaque instant, mais je n'arrivais pas à détourner les yeux de la profondeur de son regard. Il me fixait avec une intensité presque insupportable, me défiant de céder à cette tentation, de lui céder.
Sans un mot, mes lèvres se posèrent sur les siennes, d'abord doucement, presque tendrement. Mais cela ne dura pas longtemps. Il y avait trop de tension entre nous, trop d'envie et de révolte. Le baiser se fit plus pressant, plus ardent, comme un besoin vital.
Je pouvais sentir son corps se tendre contre le mien, ses mains cherchant à me rapprocher encore plus, à ne plus me laisser d'espace.
Il glissa lentement une main sur mon torse, chaque mouvement calculé, chaque caresse à la fois douce et insistante. Je pouvais sentir la chaleur de ses paumes, son désir aussi palpable que le mien, comme une langue silencieuse qui se frayait un chemin entre nous.
J'étais perdue dans cet instant, pris entre la sensation de la caresse de ses doigts et l'incompréhension qui flottait encore autour de nous. Mais je ne pouvais m'empêcher de m'abandonner à lui, ne pouvait plus lutter contre ce désir qui me rongeait.
Il s'éloigna légèrement, me regardant toujours avec cette lueur étrange dans les yeux, un mélange de défi et de promesse. Il ne reculait pas. Il voulait plus.
- Amor, murmura-t-il, presque comme une supplique.
Je n'avais pas les mots, juste un souffle qui semblait trahir tout ce que j'éprouvais. J'étais prête à tout perdre pour un moment de plus dans ses bras, pour goûter encore à la chaleur de ses baisers.
Je n'avais pas besoin qu'il me le dise pour qu'il comprenne que je n'étais pas prête, que je voulais prendre mon temps mais à la fois battre cette peur et ce traumatisme qui me hante depuis toujours je veux ressentir ce plaisir, ce moment qu'un couple passe ensemble pour partager son âme. Et cela, je le respectais profondément.
- Severino, je... soufflai-je doucement, mes mains se posant à ses côtés, mais sans le toucher.
Mais il me coupe pour me dire les mots que j'avais besoin d'entendre.
- Je ne veux pas te précipiter. Si tu n'es pas prête, je le comprendrai, mais je ne veux pas que tu te sentes obligée de faire quoi que ce soit.
Je me levai les yeux vers lui, mon regard hésitant, mais il y avait aussi une lueur de soulagement dans mes prunelles. Je me mordillai la lèvre inférieure, pour trouver les bons mots.
- Ce n'est pas que je n'en ai pas envie... mais tout ça est tellement nouveau pour moi. J'ai l'impression que ça va trop vite. Je ne sais pas encore comment gérer tout ça, Severino. Et je ne veux pas me perdre dans une situation que je ne suis pas encore prête à affronter.
Ses mots, bien que simples, résonnèrent profondément en moi. Je sentais la sincérité dans chacun de ses gestes, dans le ton de sa voix. J'avais des craintes, des doutes, mais je ne voulais pas me repousser. C'était une prise de conscience que tout ce que je. Vivais avec lui était un chemin qu'il devait parcourir à mon rythme.
VOUS LISEZ
Milza
Fiction généraleMes cauchemars me hantes, ses voix me tourmentes, pourquoi ai-je mériter ce sort? , ma vie, mon enfance, mes parents, mes amies, mon ex-petit ami ont détruit le peu d'espoirs qu'il me rester, le peu d'espérance qui me permettais de tenir le coup da...
