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9. Le Mage Noir (1/2)

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Arya arriva en retard en cours de métamorphose. Elle bredouilla quelques excuses avant de s'asseoir à côté d'Albus.
− Arya ça va ? Tu es toute pâle, on dirait que tu vas t'effondrer ! Alors, tes parents vont bien ?
− C'est le transplanage qui me fait ça. Oui ma mère va bien. Pour le moment. Ils ont dessiné le symbole sur sa porte.
− Qu'est-ce que ça peut bien signifier ?
− Aucune idée. Une menace ? demanda Arya, angoissée.
− Ou un avertissement...
Le professeur McGonagall leur fit un cours captivant sur les Animagus, des personnes capables de se transformer en animaux. Arya aurait aimé pouvoir être plus attentive, mais elle se sentait épuisée. La classe applaudit bruyamment quand le professeur se transforma en chat.
− J'aimerais être un Animagus, fit Arya d'une voix endormie tandis que le professeur leur donnait un devoir à faire.

À la fin du cours, elle fut interpellée avec Albus et Rose par le professeur.
− Votre retenue, jeunes gens. Dans une heure, dans la salle des trophées. De quoi nettoyer les coupes et écussons a été déposé pour vous dans la salle. Je viendrai personnellement voir si le travail a été bien fait. En attendant, mademoiselle Grindelwald, vous devriez aller vous reposer, vous avez une mine affreuse.

Arya hocha la tête sans mot dire. En sortant de classe elle tomba sur Scorpius, qui visiblement l'attendait.
− Alors ? demanda-t-il en guise de salut.
− Je laisse à Albus le soin de tout t'expliquer, moi je vais de suite me coucher. Sinon je vais tomber raide de fatigue, ici, dans ce couloir...
Arya pénétra dans le dortoir désert et se laissa tomber sur son lit. À peine eu elle fermer les yeux qu'elle s'endormit.
Ce fut Rose qui vint la réveiller en la secouant.
− Arya ! Il faut qu'on y aille.
− Déjà ?


Albus les attendaient déjà dans la salle des trophées. Le concierge, Algornbog, que tous appelaient « le Gobelin », car c'en était un, les attendait avec des chiffons à la main. Arya n'était encore jamais allée dans cette salle, et la seule vue des montagnes de coupes et autres récompenses qui s'y entassaient suffit à la décourager.
− Je reviens dans une heure, annonça le Gobelin d'une voix grinçante avant de partir.
Albus saisit un chiffon et poussa un soupir.
− On va mourir de vieillesse ici.
Ils passèrent près d'une demi-heure à astiquer les écussons et les coupes.
− Tiens ! s'exclama soudain Rose. C'est l'écusson de préfet en chef de papa et maman !
Albus et Arya jetèrent un coup d'œil.
« Ron Weasley » et « Hermione Granger » indiquaient les deux blasons.
− Ton père doit certainement avoir une coupe ou un truc du genre pour avoir tué Voldemort ? demanda Arya.
− Sûrement.

Pendant quelques instants ils cherchèrent parmi les médailles et c'est finalement Arya qui trouva un écusson pour « service inestimable rendue à Poudlard est au monde de la sorcellerie » au nom d'Harry Potter.
− Hé bien... Celui-là c'est à toi de l'astiquer Albus, plaisanta Arya.
Albus sourit, observant avec un mélange de respect et de tristesse l'écusson doré.
− Ton père a dû vivre des choses incroyables et difficiles, devina Arya d'une voix douce. Tes parents aussi Rose. Ils sont de véritables héros. Susan m'a glissé quelques mots sur ce qu'ils ont accompli en luttant contre le Seigneur des Ténèbres.
Rose approuva d'un signe de tête, le regard brillant de fierté.
− Papa n'hésite pas à me raconter sa scolarité, mais il me parle très peu de ces affrontements avec Voldemort ou les Mangemorts, avoua Albus.
− Maman m'en parle quelquefois, intervint Rose.
− Les amis, je dois avouer que j'envie un peu les actes incroyables de vos parents. J'aurais souhaité que mon nom soit célèbre pour d'aussi louables et héroïques raisons que les vôtres.
− Je comprends pourquoi tu dis ça, Arya, crois-moi, souffla Albus. Mais c'est parfois aussi un fardeau.
− Pourquoi ?
− Tout le monde s'attend à ce que James et moi soyons à la hauteur de notre peur, c'est comme si tout le monde attendait de nous voir accomplir des choses extraordinaires.
− Je n'avais pas pensé à ça ! J'imagine que ça peut-être pesant aussi, d'une certaine façon.
Albus approuva d'un signe de tête.
− En attendant, Albus, je te propose d'être à la hauteur de ta retenue, sourit Rose en lui tendant un chiffon.
− Regardez-moi ça ! s'exclama une voix haut perchée dans leurs dos.

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