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22. Décision

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Yes I know I'm a wolf and I've been known to bite
But the rest of my pack, I have left them behind.

 




        « Arya, pourquoi tu pleures ? »

Elle essuya ses larmes d'un revers de sa manche et posa les yeux sur l'homme blond qui la regardait, debout sur la colline aux herbes hautes. Ses yeux gris brillaient d'un éclat lumineux sous ses cheveux blonds ébouriffés par les vents. Il se tenait là, grand et mince, les bras à demi-écartés, une expression interrogatrice sur le visage.

« Parce que tu es mort, Papa. »
Elric eut un sourire triste.
« Ce n'est rien, Arya, conte jusqu'à 50, surtout ne triche pas.


− Arya vous m'entendez ?
Arya battit des paupières et l'image de son père dont elle se rappelait enfin s'effaça. Elle prit une grande inspiration tremblante et crispa sa main sur sa poitrine.
Elle se souvenait.
Elle se souvenait et elle avait le sentiment qu'elle venait de perdre son père de nouveau. Le vide qu'elle redécouvrait en elle était si profond et froid que c'en était douloureux. Elle cligna des yeux, chassant les larmes qui se formaient aux coins de ses yeux.
− Elle à l'esprit complètement ailleurs, je vous avais dit qu'elle serait bien mieux à Sainte Mangouste ! s'exclama la voix réprobatrice de Madame Pomfresh.

Le professeur Londubat ignora infirmière, attendant qu'Arya revienne à elle pour de bon.
Arya pris brusquement conscience qu'elle était allongée dans un lit de l'infirmerie et elle se redressa aussitôt.

Que faisait-elle là ? La dernière chose dont elle se souvenait s'était de s'être rendue à la Tête-de-Sanglier où Abelforth avait fait usage d'un sortilège sur elle.
La lumière matinale filtrait par les fenêtres de l'infirmerie.
− Arya ? demanda le directeur, légèrement inquiet.
Soudain la jeune fille aperçut le lit voisin d'où émergeait la tête d'Albus.
− Albus !
Arya voulut se lever, mais le directeur l'en empêcha gentiment.
− Il va bien, ne t'en fais pas pour lui, il est juste légèrement assommé.

Arya parcourut l'infirmerie des yeux, mais ils n'étaient que quatre, Neville, madame Pomfresh, Albus inconscient et elle.
− Ou est Rose ? Ou est Scorpius ?
− Il va bien lui aussi, il est sûrement en cours à l'heure qu'il est. Il nous a tout raconté.
Arya sentit son estomac se liquéfier. Tout ? Qu'est-ce que c'était tout ? Scorpius avait-il parlé de leurs rendez-vous chez Abelforth ? Et Abelforth, où était-il ? Était-il blessé ? Inconscient ?
− Votre bagarre, ne put s'empêcher d'ajouter Londubat devant son regard vague.
− La bagarre ? répéta stupidement Arya.
Il échangea un regard inquiet avec madame Pomfresh.
− Vous vous êtes tous les trois battus dans le couloir du cinquième étage. D'après les dires de monsieur Malfoy, la dispute à dégénérée et vous vous êtes échangés des sorts qui vous ont assommés vous et Albus. Il n'a pas mentionné Rose.
− Je ne rappelle plus très bien ce qui s'est passé, fit Arya pour rattraper le coup.
− Moi je serais curieux de savoir quel sort vous avez jeté à monsieur Potter, car il semble assez puissant étant donné qu'il n'a pas encore ouvert les yeux.
− Je ne m'en rappelle plus.
− Vraiment ? insista Londubat.
− Oui.
− Qui vous a jeté un sort ? Scorpius ou Albus ?

Elle était pétrifiée dans son lit, les mains moites et crispées sur ses couvertures. Madame Pomefresh s'était éclipsée et il n'y avait plus que le directeur qui lui faisait face.
− Je ne sais plus, les sorts volaient de partout, inventa Arya, prise de court.
− Votre ami Scorpius n'a étrangement pas été capable de m'en dire plus. Votre combat devait être vraiment très intense pour que vous en perdiez le fils ainsi...

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