Nous avons mis à jour nos Directives de Contenu.
Consultez les dernières directives pour continuer à partager des histoires en toute sécurité.

29. L'Antre de la Main Rouge (2/4)

132 8 5
                                        


            La nuit était tombée depuis bien longtemps déjà. Un sorcier était passé plus tôt la chercher dans sa cellule et l'avait conduite à une salle d'eau très sommaire où elle avait pris le temps de se laver. L'eau était glaciale, mais frotter ses blessures et ses contusions lui avait fait du bien. Quand on l'avait ramenée dans sa cellule, une assiette contenant une bouillie indescriptible l'attendait. Elle n'avait pas fait la difficile et avait mangé, elle avait besoin de reprendre des forces. Lors de sa traversée des couloirs vers la salle d'eau, on lui avait bandé les yeux, et elle n'avait pas pu en découvrir plus sur sa localisation exacte.

Elle avait ensuite attendu, grelotant de froid sur son lit, que la nuit soit plus avancée pour tenter de s'échapper. À présent, debout dans la nuit devant la porte close de sa cellule, elle se concentrait pour appeler sa magie, comme Abelforth le lui avait appris.

Ses mains s'illuminèrent enfin. Elle posa ses paumes sur l'ancienne serrure et laissa son pouvoir affluer sur la porte.
− Alohomora, chuchota-telle.
Il ne se passa rien
Alohomora ! ordonna-t-elle d'une voix forte.
Rien n'y fit.

Elle prit un peu de recul. Puis jeta sauvagement sa magie sur la porte. Enfin elle s'arrêta, à bout de souffle et tenta d'ouvrir la porte. Elle restait hermétiquement close. Dépitée, elle s'assit en tailleur face à la porte. Sans doute avait-elle été protégée par des sortilèges puissants. Il allait falloir trouver une autre idée. Pourquoi ne pas tenter une métamorphose de loup et bondir quand sa porte s'ouvrirait de nouveau ? C'était une bonne idée.

Soudain un déclic résonna dans la nuit. Arya se figea, n'osant bouger alors que sa porte s'ouvrait. Qui venait ici en pleine nuit ?

Arthur entra prestement dans la cellule et referma la porte derrière lui d'un simple geste de sa baguette. Arya se leva, prête à l'attaquer, mais le jeune garçon brandit sa baguette vers elle.
− Du calme, lui intima-t-il.
C'était la première fois qu'elle l'entendait parler, et sa voix était douce et claire.
− Je suis ici en ami, souffla-t-il.
− Nous ne sommes pas amis, répliqua vertement Arya. Mes amis sont ceux que toi et ta stupide Main Rouge avaient attaqués dans la Cabane Hurlante.
− Alors peut-être qu'un jour tu me pardonneras et que nous pourrons être amis.
− Si tu me sors d'ici, je suis sûre que nous pourrons nous entendre.
− Je ne peux pas.
− Alors qu'est-ce que tu fais là ?
Arthur hésita, il paraissait mal à l'aise.
− Hé bien...j'ai vu ton inquiétude et il me paraissait légitime de te rassurer. Je voulais juste te dire que ta mère est ici et qu'elle va bien.

Arya ouvrit la bouche, mais ne sût que répondre. Son soulagement était tel que les mots lui manquaient.
− Merci, bredouilla-t-elle.
− Il y a aussi le jeune Malefoy qui est prisonnier. Sarral va se servir de lui pour rallier son père qui est un ancien Mangemort. Mais il va bien, il est aussi bien traité que toi.
− Et mes autres amis ? Albus, James et Fred ?
− Je n'en sais rien, avoua Arthur, nous avons transplané quasiment après que tu te sois évanouie : les Aurors arrivaient.
− Pourquoi me révèles-tu tout ceci ? Est-ce un plan de Sarral pour que tu puisses gagner ma confiance ?
− Non ! s'exclama Arthur, visiblement offusqué. Si j'agis ainsi, c'est parceque nous deux, on se ressemble. J'ai grandi seul depuis mes neuf ans, sans jamais avoir d'amis depuis ce jour maudit où mes parents m'ont renié. J'étais sincère lorsque j'exprimais mon souhait de devenir le tiens. Je ne veux pas être considéré comme un monstre.
− Alors pourquoi restes-tu avec Sarral ? Tu sais que la Main Rouge est mauvaise, n'est-ce pas ?
− Je ne sais pas. Peut-être qu'ils ont raison. N'en as-tu pas marre de te cacher ? Si Surthil venait à s'éveiller, nous pourrions être des guides, toi et moi, pour les autres sorciers, nous les mènerons sur le chemin de la grandeur. Plus jamais nous n'aurions à réfréner nos pouvoirs.
− Je ne souhaite pas de grandeur. Je veux simplement retourner chez moi, aller suivre mes cours à Poudlard, avec mes amis. Ne souhaiterais-tu pas ça, toi aussi ?
− Si. Mais je sais que c'est impossible. Les gens auraient peur de moi. Je me retrouverai seul de nouveau. On me traiterait en paria.
− C'est faux ! Tu te trompes ! J'ai des amis qui savent pour mes pouvoirs, des professeurs également ! Des gens m'ont aidée !
− Alors tu ne mentais pas quand tu as dit tout ceci à Sarral ?
− Bien sûr que non ! Si tu choisissais de vivre une vie comme la mienne, tu aurais toi aussi des amis, des proches et de l'aide. Tout le monde ne se résume pas à tes parents qui t'ont abandonné ! Tu trouveras une autre famille ! Une famille qui sera digne de toi.
− Sarral est ma seule famille.
− Sarral va te sacrifier. Quelle famille abandonne son enfant ? Et quelle famille sacrifie son enfant à une entité maléfique ? Aucune.
− De toute façon, il est déjà trop tard pour faire marche arrière, je suis lié à la Main Rouge.
− Il n'est pas trop tard pour quitter cette fausse famille !
Arthur eut un sourire douloureux.
− On ne quitte pas la Main Rouge comme ça.
− Tu as peur.
− Toi aussi tu devrais avoir peur. Je suis venu ici pour te convaincre de coopérer avec la Main Rouge. Sinon, ils te sacrifieront au plus vite. Si tu te ranges du côté de la Main Rouge, tu devras les aider à convaincre les autres membres des Lignées de coopérer, et surtout, tu ne seras pas sacrifiée tout de suite. Accorde-toi ce délai, Arya.

La Main RougeDes histoires addictives. Découvrez maintenant