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16. La Langue de Plomb (2/2)

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Arya se retrouva dans l'Artrium du Ministère de la Magie, non loin de l'imposante statue d'or. Elle était encore stupéfaite de la rapidité avec laquelle le professeur avait accepté de l'aider, sans chercher à en savoir plus.

L'endroit n'était pas aussi bondé de monde que la première fois qu'Arya était venue. À cette heure de fin de journée, tout le monde devait être rentré chez soi. La jeune fille suivit Londubat jusqu'à un petit guichet qu'elle n'avait pas remarqué lors de sa première visite.

− Arya Gindlawald et Neville Londubat, se présenta-t-il à la vieille femme à l'air pincé qui se tenait derrière la vitre en verre. Nous voulons rencontrer la Langue-de-Plomb qui a été responsable de l'étude de l'héritage de mademoiselle Grindelwald. Il travaille au département des Mystères.
− Ne bougez pas, fit-elle d'une voix grinçante.
Elle écrivit rapidement sur un morceau de parchemin avant de sortir sa baguette et de le tapoter. Aussitôt le papier pris la forme d'un petit avion en papier qui fila droit vers l'ascenseur.
− Voilà, veillez patientez s'il vous plaît.
− Merci, fit le professeur.


Quelques instants après, parmi un petit groupe de personnes sortant de l'ascenseur, Arya repéra la Langue-de-Plomb. Il se démarqua de la foule et marcha vers eux.
− C'est lui ? demanda Londubat.
Arya approuva de la tête. Comment oublier ses cheveux gris en bataille et ses lunettes ronde qui lui donnait l'air d'une vieille chouette un peut folle et effrayante ?
Il affichait un air impassible, mais une vive lueur d'intérêt brillait dans ses yeux.
− Mademoiselle Grindelwald, salua-t-il. Je savais bien que nous nous révérions.

Arya le salua d'un signe de tête. Décidément cet homme lui donnait la chair de poule
Il se tourna et tendis une main au directeur.
– Aldert Mordfort, vous devez être monsieur Londubat.
– En effet. Arya aimerait savoir si vous avez réussi à traduire une partie de son livre qui lui pose quelques problèmes, car elle semble écrite dans des runes étrangères.
Aldert Mordfort esquissa un sourire.
− Bien sûr que je l'ai traduit. Et je ne suis pas surpris que vous n'ayez pas réussit à les traduire vous-même. Vous avez le livre avec vous. Parfais, montons dans mon bureau.

Arya ne put s'empêcher d'échanger un regard avec le directeur. Celui-ci lui adressa un sourire qui se voulait rassurant, mais Arya sentit que lui aussi éprouvait la même méfiance à l'égard de la Langue-de-Plomb.


Ils le suivirent jusqu'à une porte dissimulée près de l'Artirum. La porte était de la même couleur et de la même texture que les murs si bien qu'il était quasiment impossible de la trouver. Mordfort les invita à entrer.

C'était un petit bureau obscur et poussiéreux qui ne devait pas beaucoup servir, comme l'indiquait les étagères dégarnies et les dossiers vides. Mordfort s'installa derrière son bureau et sortit une feuille de parchemin et une vieille plume à moitié cassée.
− Montrez-moi le passage dans le livre. Je vais le retraduire maintenant.
Arya posa le livre devant lui, ouvert à la bonne page.
− Ah oui, je m'en rappelle, murmura-t-il au bout d'un moment.
Il se mit à griffonner à toute vitesse sur son petit bout de parchemin.
− Votre grand-père a utilisé des runes d'une grande rareté. Des runes qui ont une origine Scandinave assez obscure. Vous savez sûrement que votre grand-père a fait ses études à Durmstrang, école de magie qui se situe probablement soit en Russie, soit en Scandinavie...

Arya ne répondit pas, elle était trop occupée à tenter de lire à l'envers ce qu'avait écrit Mordfort. Voyant la jeune fille tenter de se contorsionner discrètement, il lui tendit le papier. Arya le prit et lus les quelques lignes.

« Manifestations puissantes de pouvoir sans baguette et apparemment incontrôlables. Le cas d'Ariana Dumbledore ? »

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