Malefoy talonnait le jeune garçon aux cheveux noirs.
Le gamin, qui lui semblait-il, se prénommait Arthur, connaissait visiblement par cœur l'immense dédale de couloirs obscurs de l'ancien château. Il courait quelques mètres devant lui, sans baguette, armée de son seul puissant et mystérieux pouvoir. Et il était sur les traces de Sarral. Tout comme lui.
Malefoy se sentit glisser au détour d'un couloir et il se rattrapa de justesse. Arthur était toujours devant lui, courant avec hargne. Draco se relança à sa suite, ignorant le point qui lui perçait soudain le côté. Il devait retrouver Sarral, coûte que coûte. Éliminer la menace.
Le Haut Mage représentait à lui tout seul la Main Rouge, et sa perte dissocierait le groupe, elle éparpillerait ses membres, qui, sans chef pour les fédérer, deviendraient alors vulnérables. Et si la Main Rouge disparaissait, alors il savait qu'il pouvait espérer la paix et la sécurité pour son fils et sa femme.
La Main Rouge était venue le chercher, se servant de son passé pour tenter de le rallier. Mais Draco n'avait pas cédé. De nombreuses erreurs avaient été commises dans le passé, et il n'était plus temps de les répéter désormais. Car il devait protéger Scorpius et Astoria.
Ils avaient menacé et enlevés son fils, et la Main Rouge resterait pour lui une menace tant qu'ils n'auraient pas étés arrêtés. Ou tués.
Il perdit soudain de vu le jeune garçon. Celui-ci était passé sous une arcade à sa droite et Malefoy s'y engouffra à son tour, en même temps qu'un éclat de magie illumina soudain le couloir sombre.
Il se trouvait dans une immense salle circulaire dont les fenêtres, comme toutes celles du château, étaient barricadées de planches. En son centre se tenait une vieille et massive table en chêne circulaire.
Sarral se relevait, Arthur l'avait heurté avec son pouvoir.
Malefoy s'avança et se plaça aux côtés du garçon, baguette levée vers le mage rouge qui se tournait vers eux, le visage déformé par la fureur.
− Rendez-vous ou mourrez, souffla Malefoy d'une voix froide.
Sarral l'ignora posa un regard meurtrier sur Arthur.
− Tu nous trahis en t'alliant à eux. Tu trahis ta famille.
− Vous n'êtes pas ma famille, répliqua le garçon d'une voix tremblante.
− Tu te trompes, personne ne t'acceptera mieux que je ne l'ai fait.
− Vous avez tort. Une personne l'a déjà fait.
− Ne vois-tu pas qu'ils se servent de toi ? Ils te retournent contre moi, contre nous tous. Après quoi, ils t'enfermeront, ils te tueront, ou pire, ils t'oublieront et tu ne seras jamais rien aux yeux de personnes.
Ces paroles semblèrent faire l'effet d'un coup en plein visage au jeune garçon. Malefoy le vit pâlir et dans ses yeux, le désir de combattre qui l'animait avait laissé place au doute et à la peur.
Le sorcier avait trop d'emprise sur le garçon. Draco esquissa un sourire amer. Il avait sans nul doute éprouvé jadis ce que ressentait Arthur en cet instant.
Devant l'attitude perdue de son ancien disciple, le Haut Mage eut un rictus de mépris et il leva sa baguette.
Draco ne lui laissa pas le temps d'achever son geste qu'il lui lança un sortilège d'entrave. Mais le mage semblait être un redoutable duelliste, car il dévia le sort, d'un geste cinglant de la baguette.
Les deux hommes se jugèrent un instant, baguettes brandies l'un vers l'autre, les prunelles brûlantes de colère, à la manière de deux fauves prêts à s'entre-tuer.
Et le combat commença, leurs sorts s'écrasèrent l'un sur l'autre dans un éclat qui donna aux murs l'impression de trembler. Sarral possédait beaucoup de force et une vivacité incroyable, mais Malefoy avait pour lui l'endurance et la détermination. Et il ne se battait pas pour lui, l'enjeu était grand.
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La Main Rouge
Fanfiction1er Septembre, Albus et James font leur rentrée à Poudlard. A bord du Poudlard Express, ils font la rencontre de l'intrigante Arya Grindelwald, petite fille de Gellert Grindelwald. Mais la jeune fille ignore tout du monde de la sorcellerie et du som...
