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24. La Traque (1/2)

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Arya avait volé toute la matinée en rasant la cime des arbres. Elle ne s'était pas arrêtée à midi et s'était interdit de regarder derrière elle pour tenter d'apercevoir encore une dernière fois Poudlard. Il faisait beau, mais l'hiver n'était pas encore fini et l'air été froid et lui gelait le visage et les mains. Elle se maudit d'avoir oublié ses gants dans sa valise, dans le dortoir. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander comment avaient réagis Albus, Scorpius, Rose, James et Fred, et tous les autres, en apprenant sa disparition. Elle espérait que l'information sorte vite de Poudlard et que la Main Rouge quitte les alentours de l'enceinte pour se lancer à sa recherche. Pour le moment Arya n'était pas inquiète.

En fin de journée, elle se posa au sommet d'un quand chêne pour observer le paysage et se reposer un peu. L'école avait disparue, elle était sortie des limites de Poudlard. Elle ignorait si la forêt qu'elle survolait désormais était encore la Forêt Interdite. Le jour commençait à décliner rapidement et l'air fraîchissait rapidement. Arya se remis en route sur son balai.

Elle allait devoir trouver un endroit pour la nuit. Elle se mit donc à voler sous le couvert des arbres, serpentant entre les troncs. Mais elle ne voyait nul arbres ou recoin successible de l'abriter un peu du froid. Dès qu'il commença à faire trop nuit pour continuer à voler, elle se posa. Elle entreprit de rassembler un peu de bois pour faire un feu. Quand le bois fut prêt elle lança un « Incendio ! » qui résonna désagréablement dans les bois déserts et enflamma le bois.

Arya s'assit devant et passa un pull supplémentaire. Elle se sentait soudain très seule dans l'immense forêt, environnée de ténèbres. Elle mangea une pomme, n'osant s'attaquer à plus de provision. Elle tentait de ne pas trop penser à ses amis, a la chaleur du dortoir, au confort de son lit. Sa mère aussi, elle devait la chasser de ses pensées pour l'instant.
Plus la nuit s'installait et plus le froid se faisait mordant. Elle frissonnait devant le feu qui peinait à la réchauffer. La nuit allait être longue et pénible.

− Vous auriez moins froid si vous veniez avec moi.

La voix calme sortie de nulle part fit bondir Arya. Elle saisit sa baguette entre ses doigts gelés et fit volte-face.
Entre les arbres, éclairée par la lueur des flammes, se dessinait la silhouette d'un centaure. Il s'avançât prudemment vers la jeune fille. Arya baissa sa baguette, soulagée. Pendant un instant elle avait cru que la Main Rouge l'avait déjà retrouvée.
− Qui êtes-vous ?
− Je m'appelle Eurytus. Et vous ?
− Arya. Que disiez-vous à propos du froid ?
− Que vous auriez moins froid si vous veniez avec moi. J'ai vu votre feu et je me suis approché pour voir. Je me suis établi dans une petite grotte à quelques mètres d'ici. Il y fait plus chaud.

Arya le regarda avec méfiance. Le centaure était jeune, il avait une robe noire qui donnait à son buste l'impression de flotter dans le vide. Il ne paraissait pas menaçant et ne portait aucune arme.
− Ce n'est pas un piège ? demanda-t-elle.
− Craignez-vous d'être pigée ?
− Oui.
− Je vous assure que je ne vous piège pas. Ce n'était que par compassion que je vous proposais de partager ma cachette.
Arya se sentit grelotter.
− Très bien, je vous suis.

Elle ramassa ses affaires, éteignit le feu en jetant de la terre dessus et suivit Eurytus à travers la forêt. Au bous d'un moment Arya aperçut enfin l'entrée d'une grotte éclairée par un feu. Eurytus s'y glissa et Arya le suivit à l'intérieur.


Il y faisait doux, les parois de l'anfractuosité rocheuse les protégeaient du vent et du froid et le feu allumé par le centaure était plus grand et chaleureux. Arya laissa tomber son sac et se blottit dans un coin.
− Je vous remercie. Je suis surprise que vous me proposiez de venir avec vous. Ne le prenez pas mal, mais il m'avait semblé que les centaures était assez peu compatissant et amicaux.
− Où avez-vous rencontré d'autres centaures ? lui demanda Eurytus.
− À Poudlard.
− C'est là que je me rends.
− C'est de là que je viens. Pourquoi y allez-vous ?
Le centaure soupira.
− Je vivais dans des plaines, plus à l'ouest avec le reste de ma famille. Mais les grands espaces se raréfient et nous ne sommes plus en paix. Ma famille s'est retrouvée éclatée. J'ai entendu parler de Poudlard, de sa forêt où des centaures y vivaient en paix. Je m'y rends dans l'espoir qu'ils m'intègrent parmi eux.
− Je les ai aperçu une ou deux fois, ils n'ont vraiment pas l'air sympathiques.
Eurytus sourit.
− Tout est une question de point de vue. Et vous, pourquoi quittez-vous Poudlard ?
− Je suis trop dangereuse pour les autres.
Eurytus remis une branche dans le feu sans chercher à en savoir plus.
− Quand vous arriverez à Poudlard, commença Arya, ne dites pas que vous m'avez vu, je vous en prie.
− Je ne dirais rien, promis le centaure noir.

Il promena son regard dans les voulûtes de fumées qui montaient jusqu'au plafond de la grotte et fronçât les sourcils.
− La paix est menacée, fit-il dans un murmure. Une nouvelle menace se profile, une ombre qui grandit dans la nuit et se nourris de la flamme des hommes...
− Vous voyez tout cela dans le feu ? demanda Arya qui ne pouvait s'empêcher de penser à Surthil se nourrissant du pouvoir des Lignées.
Le centaure eut un petit signe affirmatif de la tête.
− Dormez Arya, je vous réveillerai au petit jour.
Elle se roula en boule contre son sac et ferma les yeux. Bercée par le crépitement du feu, elle s'endormit rapidement.

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