21. Mise au point.

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Ma meilleure amie cherchait à comprendre ce qui m'avait poussée à m'enfermer dans une salle de classe avec Evan Walker. Elle était persuadée que c'était lui qui m'avait attirée ici dans un but malsain. J'avais beau essayer d'en placer une, elle ne me laissait pas parler, se contentant d'un monologue à sens unique sur le fait que ce n'était pas un garçon pour moi, qu'il ne pouvait pas me harceler comme ça, que je devais arrêter de le voir, et qu'elle irait lui expliquer tout ça dès la pause de midi.

- Non ! C'était sorti tout seul. Gaby posa son regard sur moi pour la première fois depuis son arrivée dans cette salle. Premièrement, je ne suis pas un bébé, je n'ai pas besoin de quelqu'un qui aille lui dire des choses à ma place. Et deuxièmement, c'est moi qui ai voulu discuter avec lui.

- Comment ça ? C'est toi qui...

- Oui. C'est moi qui l'ai fait entrer dans cette salle. Elle ravala bruyamment sa salive en entendant les mots qui sortaient de ma bouche. Et avant que tu ne t'emballes, je voulais juste discuter, elle ouvrit la bouche pour s'exprimer mais je levai un doigt en l'air, et avant que tu ne t'enflammes un peu plus, je voulais comprendre pourquoi il avait été raconter à tout le monde ce que tu m'as dit hier soir. Cela lui cloua le bec. C'était quelque chose de rare chez elle. Il dit que ça ne vient pas de lui. Là, par contre, elle avait plein de choses à dire.

- Évidemment, il ne va pas te dire que c'est lui ! Non mais Amelia, tu es tellement naïve ! Bien sûr que c'est lui, qui d'autre ? Tu vas croire ce mec que tu ne connaissais pas il y a six mois ou celle qui est ta meilleure amie depuis plus de quatre ans ? Ce Walker n'est qu'un menteur. Franchement, je vais aller lui en toucher deux mots et... à nouveau, je lui coupai la parole, ce qui ne sembla pas lui plaire.

- Tu ne feras rien du tout. Elle me regarda très surprise par mon autorité soudaine. Écoute, je suis une grande fille. Je sais que tu ne l'aimes pas, je l'ai très bien compris. Mais de mon côté, je dois travailler avec lui sur ce projet, il fallait bien que je crève l'abcès avant qu'on se remette au boulot lui et moi, et crois-le ou non, il a toujours été sympa avec moi. Et il me donnait des réponses aux innombrables questions que je me posais depuis le décès de mon père, mais ça, je ne pouvais pas lui dire. Alors tu ne vas pas aller lui en toucher deux mots, tu vas me laisser gérer ça toute seule, comme la grande fille que je suis. Compris ? Pendant quelques secondes, elle me regarda d'un air très sérieux, comme si elle essayait de deviner mes pensées. Puis elle reprit la parole en baissant le ton.

- Ne me dis pas qu'il te plait.

- Gaby ! Je soupirai. Tu es infernale parfois.

- J'ai quand même le droit de demander à ma meilleure amie si le beau et mystérieux garçon qui l'a embrassée il y a moins d'une semaine lui plait quand même ! Elle jouait la carte de la meilleure amie. Décidément, elle me connaissait quand même bien sur certains points, car je ne pouvais pas résister.

- Pour être honnête, je ne sais pas. Après Anthony, franchement, c'est juste trop tôt pour envisager quoi que ce soit de toute façon. Je lui fis un petit clin d'œil avant d'ajouter, je n'ai même pas remarqué si Evan est beau ou pas. Cela la fit doucement rire.

- Son regard turquoise pourrait faire craquer un internat de filles aveugles ou malvoyantes. Cette fois, c'est moi qui me mis à rire doucement. Et comme tu es du genre aveugle en matière de mecs, et bien je ne voudrais pas qu'il t'attire dans ses filets pour te laisser échouer seule sur un caillou au milieu de l'océan. L'image était très bien trouvée.

Les larmes des SaphirsDes histoires addictives. Découvrez maintenant