J'arrive en haut de l'escalier menant à l'étage. La porte de la chambre de Marc est entrouverte. Je le trouve assis sur son lit, en pleurs. Le voir ainsi me désole et j'ai une furieuse envie de le prendre dans mes bras. Je m'approche doucement. Il me regarde quand j'entre dans la pièce, il a toujours les yeux rouges, mais il a l'air déjà un peu mieux. Je me plaît à penser que c'est ma présence qui lui fait cet effet là. Il me souris et m'invite d'un signe à m'asseoir à côté de lui. Je m'allonge sur son draps et lui frotte doucement le dos avec ma main.
- Qu'est ce qui ne va pas ?
Je m'exprime d'une voix douce malgré le ressenti que j'ai vis à vis de lui.
- Rien, c'est juste... Je ne sais plus trop où j'en suis avec Julie.
- Je comprends ça.
Il m'observe de ses beaux yeux bruns et je craque littéralement. Après tout, sa relation avec Julie semble l'avoir ramener sur le droit chemin, ou tout du moins, il agit comme une personne normale. Il semble penser à la même chose et il commence à m'embrasser. Nous passons de assis à allongés sur le lit, lui au dessus et moi en dessous, tout en nous embrassant. Nos langues s'entremêlent, comme si elles étaient faites l'une pour l'autre. J'avoue ressentir un peu de culpabilité, mais, il vient de préciser que son couple bat de l'aile... Il commence à défaire sa chemise, tout en faisant aller son bassin de manière subjective. Je ressens les papillons habituels dans mon ventre, en sa présence. Je me demande si ça s'arrêtera le jour où je ne serais plus vierge. Selon ma théorie, c'est dû uniquement à l'excitation donc non, cette sensation ne disparaîtra jamais complètement... Il enlève mon tshirt, je ne pense pas que je doive le laisser aller plus loin, mais la sensation de ses doigts qui courent sur ma peau est exquise. Quand il enlève mon soutien-gorge, je sens toute la chaleur de mon corps se focaliser entre mes cuisses. Je sais que je dois résister à la tentation, ce que je fais est mal, mais c'est tellement bon...
Il vaut mieux que je l'avertisse :
- Marc, je ne vais pas plus loin.
Il rigole, enfouissant sa tête dans mon cou et croisant mes jambes autour de sa taille. J'avoue que les sensations qu'il me procure ne sont pas inconfortables... Je me sens de plus en plus coupable vis à vis de Julie en pensant ça. Soudain je me fige. Je sens ses lèvres former un rond contre mon cou et je me rend compte qu'il aspire. C'est hors de question ! Pas de suçon, jamais. Je ne sais déjà pas bien ce que je fais, je ne veux pas laisser de trace sur moi. Je me dégage de sa prise et me dirige vers la porte :
- Désolé Marc, c'est mieux pour nous ! je m'exclame, mais suffisamment bas pour que seul lui puisse m'entendre.
Soudain, il me saisit par les épaules et me jette sur son lit. Il se tourne vers la pote et ferme délicatement la porte à clé. Il se tourne vers moi et je vois avec horreur la bosse de son jean grossir.
- Marc...
Il me frappe violemment à la machoire et je manque de m'évanouir. Il commence à enlever mon jean. J'essaye de l'en empêcher en me tortillant, mais je ne peux rivaliser avec sa force physique et mon jean finit à l'autre bout de la chambre...
Ma culotte et le dernier barrage entre ma virginité et lui. J'en suis pleinement consciente mais je ne peux pas faire grand chose, de plus, je suis toujours sonnée par le coup qu'il m'a mit. Jamais je n'aurai pu croire qu'il aurait pu un jour être d'une telle violence envers moi ! Je savais qu'il n'avait pas une morale des plus élevée, mais pas qu'il était capable de ça. Ses dents contre le tissu de mon sous vêtement me ramène à la réalité. Je dois à tout prix l'empêcher d'accomplir ce qu'il veut. Et la nature de ce qu'il veut me concernant ne fait maintenant plus aucuns doutes. Je lui assène une claque dans un élan de déception mêlée à de la colère pure. Il recule d'un pas, l'air surpris, puis revient vers moi l'air décidé, avant que j'ai pu esquisser un geste. J'ai à peine le temps de respirer pour crier à l'aide qu'il balance violemment sa tête contre mon nez. La douleur est insoutenable, ça me rappelle quand, durant un saut en équitation, j'ai frappé une barrière avec ma tête. J'ai du après ça subir une opération du cartilage du nez. Les dégats étaient considérables sur tout mon corps, pas seulement mon nez. En sentant deux de ses doigts s'enfoncer en moi, sans aucune tendresse, juste une rage, un besoin primitif, je repense à ce même accident de cheval. Le médecin m'avait dit que mon hymen s'était rompu. Une piètre mais intense satisfaction m'envahit. Marc pensera que je n'étais pas vierge. Sa satisfaction de connard pervers sera d'autant moins forte...
Il interrompt subitement son mouvement de va et vient, tandis qu'il retire ses doigts. Je l'entend déboutonner son pantalon et enlever son caleçon. Mon nez saigne et je n'ai presque plus d'énergie. Il m'en reste encore juste assez pour tenter une dernière chose. Je ne sais pas encore quoi, mais j'attends le bon moment... Marc s'approche de moi, je n'ai pas bougé et je vois son sexe en érection. Je n'imaginais pas que je verrais un pénis pour la première fois dans ses conditions. Je m'imaginais plus ça comme un choix, le fruit de ma volonté, de notre volonté commune, à mon copain idéale et moi de franchir le cap ensemble. Je pensais que ce serait pour moi un choix, la preuve de confiance ultime, de choisir de donner mon corps pour la première fois à quelqu'un. Il est maintenant juste devant moi et me saisit par les cheveux. Il me pose au bord du lit et je comprends soudain.
- Suce. ordonne t-il.
Je n'ai pas d'autre choix que d'obéir, prenant mon temps priant pour que quelqu'un nous cherche et rentre dans la pièce. Si je cris, je sais qu'il comprendra mon intention, il me frappera plus fort, avant d'accélérer. Je touche son sexe du bout des lèvres, mais il attrape ma tête et le plonge jusqu'au fond de ma bouche. Je manque de m'étouffer ou de vomir, je ne sais pas bien. Il lâche ma tête, tandis que par obligation, je commence à le pomper.
Et c'est à ce moment que je comprends. J'ai trouvé mon échappatoire ! Je mord son sexe de toute mes forces et un gout de sang envahit ma bouche. Il pousse un hurlement de douleur qu'il parvient à contrôler au dernier instant, dans le but de ne pas alerter les autres. Quand je croise son regard, un regard fou, destructeur, je sais que j'ai fait une erreur. Il marche en boitant vers moi, et je me résous à mon triste sort, j'ai fait tout ce que j'ai pu pour lutter, pour protéger mon corps, mais j'ai échoué. Je suis à bout et je compte me laisser faire pour éviter de pires tourments que ceux qu'il compte déjà me réserver, et je suis sure que cette morsure lui a donné beaucoup d'idées sombres. Je sens les larmes me monter aux yeux, une fois de plus à cause de lui... Jamais je ne pourrai offrir ma virginité à quelqu'un qui le mérite, quelqu'un que j'aime. J'aurai toujours à partir de maintenant un regard différent sur les choses, je garderai sans doutes ce traumatisme jusqu'à ma mort. Je ne me sentirai jamais en sécurité, ma mère m'avait prévenu elle disait "Sophia, ne marche pas seule la nuit, des dangers courent les rues", mais personne ne m'a jamais prévenu que le danger pouvait venir de quelqu'un qu'on connait, qu'on a aimé... Jamais je ne pourrai vivre un véritable premier idylle amoureux.
C'est la vue brouillée par mes larmes, le coeur battant trop vite que je l'aperçois. Son entre jambe. Je me redresse et mon genou part, avec toute la détermination, la fureur, la haine pure de l'animal blessé, vers son entre jambe. Je vois ses yeux s'injecter de sang, et il tombe sur le lit. Je ne demande pas mon reste, court vers la porte, tourne la clé et sort de la pièce. Je prends alors conscience d'être nue. Le rouge me monte aux joues, il ne faut pas que je tombe sur quelqu'un, ça et le mascara qui a coulé ne serait vraiment pas une bonne idée. C'est alors que j'entends un bruit de verre cassé sur ma droite. Je sursaute et regarde instinctivement d'où il provient. Je vois un verre ancien cassé.
Cette maison me plait de moins en moins et j'ai trop peur pour aller voir qui ou quoi a causé ça. Je me dirige rapidement, mais à pas feutrés vers ma chambre, pour y pleurer.
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|Le Choix|
Mystery / Thriller5 amis partent quelques jours en vacances dans une maison à la campagne, loin de tout. Ce qu'ils vont vivre et le choix qu'ils vont devoir faire va défier tout ce qu'ils ont pu croire jusque là.
