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Anthony est le premier à se lever. Comme d'habitude, ce mec réagit au quart de tour, il ne peut pas rester zen quelques minutes... Bon, c'est son problème après tout... Je le vois se diriger vers l'escalier qui doit sans doutes mener à la cave. Je n'en suis pas sur, je n'ai pas fait la visite de la maison avec eux, j'installais mon dispositif de surveillance dans la chambre de Sophia. Cela m'a rappelé quand on était ensemble, elle et moi.

Elle n'a jamais voulu me laisser profiter un peu de son corps alors qu'elle a l'âge parfait pour se lancer dans ce type d'expériences bordel ! J'étais vraiment déçu mais je ne voulais pas la forcer plus que de raison, j'ai donc installé une caméra dans ma salle de bain, sachant qu'elle y prendrait une douche. Je ne sais pas si elle a un jour découvert qu'elle avait été filmée, mais dans tous les cas, ça ne peut pas lui nuire outre mesure, et bon Dieu, qu'est ce qu'elle est bonne...

On ne peut pas dire que la fin de notre relation est ma faute, ce n'est clairement pas le cas. Pendant plusieurs mois, j'ai été patient, tentant parfois des approches pour aller un peu plus loin que d'habitude, lui montrant avec des gestes comment elle m'excitait au quotidien, mais cela ne marchait pas. Je pensais vraiment que ça n'allait jamais réellement marcher entre nous, jusqu'au moment où elle est arrivée dans ma chambre, avec uniquement un t-shirt blanc en dessous duquel je pouvais voir qu'elle portait bien un soutien-gorge... qu'elle enleva quelques secondes après. Je m'étais plus ou oins emballé, mais je trouve ma réaction normale : je ne voulais pas qu'elle revienne sur son avis, de plus, j'allais enfin pouvoir me servir de mes capotes.

Je sors de mes souvenirs, rester dans le passé ne sert à rien. L'important, c'est maintenant. Penser à son cul, oui, mais penser à son cul dans le moment présent.
Je regarde Sophia qui semble perdue dans ses pensées, je suis convaincu qu'elle pense à moi, ça parait si évident... Anthony gueule depuis la pièce dont je ne connais pas le nom. Il casse les couilles à casser comme ça mes pensées, j'étais bien dans ma tête ! Putain, visiblement, Sophia a arrêté de penser à moi... Fais chier, il demande de l'aide en plus, si il y a quelque chose qui est sûr, c'est que l'aide ne viendra pas de moi. De toute façon, Jacob vient de se dévouer avec un sourire, c'est parfait, au moins, je serais le seul mec viril de la pièce. Il descend l'escalier et nous nous retrouvons seuls dans la pièce. Tous les trois. J'avais presque oublié la présence de Julie, tant le corps de Sophia m'attire. Je me tourne vers celle si qui arbore un regard triste.
- Je vais fermer la fenêtre, il fait trop froid dans cette baraque !
Je regarde Julie partir, je ne sais pas si c'est juste une impression, mais je crois qu'elle m'autorise à avoir un peu de temps libre avec Sophia... Julie n'est peut être pas fondamentalement contre la polygamie après tout !

Sophia se dirige sans rien dire vers le salon où nous étions tout à l'heure, je me rends alors compte que nous avons bougé de places, si perdus dans nos pensées que nous l'avons à peine remarqué, nos jambes nous portants comme des robots. Elle est assise, elle est stressée mais arrive à paraître désirable même dans ces conditions... Peut être est-ce un pouvoir, qui sait ? Je contourne délicatement son siège et me retrouve derrière elle. Une foule de fantasmes tous plus torrides les uns que les autres m'envahit la tête, chamboulant toutes les idées cohérentes qui s'y trouvaient. Je décide de commencer par du classique pour voir sa réaction, je n'ai pas envie de me reprendre un putain de coup dans les couilles. Je pose mes avants bras sur ses épaules et la tourne face à moi pour qu'elle puisse me voir. En la voyant de la sorte, une question me brûle les lèvres :
- Comment en est-on arrivés là ?
Je la vois hésiter dans sa réponse avant de murmurer simplement un "Je ne sais pas...'', je me penche vers elle et l'embrasse. Mes hormones reprenant le dessus, je la serre contre moi, j'ai l'impression qu'elle a changé, elle me paraît plus entreprenante maintenant que nous ne sommes plus ensemble, j'aime ça et me plaît à le lui faire remarquer :
- Tu es bien plus torride et mature que la dernière fois qu'on s'est vus !
Sans répondre, sans doutes sous le fruit de l'excitation que je lui procure, elle me sert contre elle, mon torse épousant la courbe de ses seins... Ou plutôt devrais-je dire de ses obus dans son cas. Nous continuons notre moment d'intimité, jusqu'à ce que, soudainement, sans aucune raison évidente, elle se dégage de mon emprise.

- Je n'ai pas oublié pourquoi on en est arrivé là...
Ah, elle est repartie dans son délire de Sainte... Putain ! Je la laisse quitter la pièce. Quelques secondes plus tard, Julie rentre dans le salon et me fixe intensément. Je lui adresse le visage le plus innocent que je puisse faire.

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