Chapitre 18

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Plus d'une semaine que nous sommes enchaînés dans cette foutu cave. On a eu le droit qu'à un peu d'eau et une gamelle de pâtes à peine cuites pour deux. Je me sent si faible, c'est la première fois que ça m'arrive. Mon insomnie me joue des tours encore plus qu'avant. J'ai l'impression d'entendre des voix. J'ai des hallucinations, je vois des ombres.

Je dois avouer que je perds espoir. Je ne pourrais jamais tenir cinq ans, je ne suis pas aussi courageuse. Clara reste tranquille attendant son heure. Je n'ose pas imaginer son état psychologique à cette instant. Revivre tous ça une deuxième fois alors que la première fois la traumatise encore. Personne ne mérite ça.

La porte s'ouvre sur deux hommes laissant une faible lumière éclairée la pièce. Mes yeux se fronces alors que je relève faiblement la tête.
Je peux entendre la respiration paniquer de la brune. Un des deux hommes se dirige vers moi, me soulève pour me hisser sur son épaule. Je peine à réagir. On me sors de la pièce et ma peau glacée rentre en contact avec la chaleur de la maison. On me pose sur un lit avant que j'entende la porte se fermer à clef. Le lit s'affaisse à côté de moi me faisant tourner doucement la tête. Sa main vient caresser mon visage qui doit sûrement être sale.

"-Qu'as tu fais à tes jolies petites mains ?

Je leur jette un coup d'oeil, le sang à sécher et mes coupures commencent à se refermer.

-Essayer de t'enfuir ne te mènera à rien à part être punie. Veux tu être punie Aria ?

Ma tête se secoue vivement.
Il soupire puis passe sa main entre mes seins me donnant la cher de poule et l'envie de vomir.

-Est ce qu'il te faisait ça aussi Lenzo ?

Sa main parcourt mon ventre amaigri mais je l'attrape avant qu'elle ne passe sous mon pantalon.

-Vas tu être soumise ? Vas tu faire ce que je te demande ?
-Allez vous me faire mal ?
-Seulement si tu ne m'obéit pas.

Mes yeux terrorisés le fixent alors qu'il se lève. Ses doigts déboutonnes un a un les boutons de sa chemise avant qu'il ne l'enlève suivis de ses autres vêtements. Ce gros porc bande déjà. Il se place sur moi alors que je ne bouge pas d'un poils.

"-Savez vous pourquoi, il ne faut pas s'en prendre à la femme d'un mafieu ?

Ses yeux se fronces à son tours voyant le sourire que j'aborde.

-Parce qu'elle est plus dangereuse que lui.

J'attrape rapidement la grosse visse cacher dans mon soutien-gorge que j'ai mis des heures et des jours à dévisser pour lui planter dans le côté de la gorge. Son sang jaillit sur moi alors que je le pousse sur le côté, grimpe sur lui pour l'étouffer à l'aide d'un coussin. Le veille homme gesticule à peine. Je pense que mon premier coup lui a été fatal mais je reste là à m'acharner sur lui.

Je lâche mon coussin reprenant mon souffle. Je n'avais que ça comme plan, pas de suite. Juste ça car je ne pensais pas que ça fonctionnerait.
Je me laisse tomber à côté de lui chercher un plan avant de fouiller la chambre. Je trouve rapidement une arme ainsi que des balles. J'ai regarder beaucoup de film d'action mais je ne sais clairement pas m'en servir. Je décide de fouiller les vêtements du mort trouvant un couteau suisse. Je ne sais pas combien d'hommes se trouve dans cet endroit. Deux sûr. Minimum deux hommes armés jusqu'aux dents. Mon regard se pose sur la fenêtre. Personne est dehors. J'ouvre la fenêtre et passe mon corps à l'extérieur.
Il faut que je sorte Clara de là. Je ne peux pas la laisser. Elle va crever ici sinon.

Un homme est à l'entrée armé de ce que je pense être une mitrailleuse.

Mon dieu ! Je suis encore sous l'effet de l'adrénaline mais mon corps tremble quand même. Il peux m'avoir si facilement. Un bruit se faire entendre dans les buissons n'ont loin. Je le regarde s'avancer avant de m'avancer à mon tour couteau suisse en main derrière lui a petit pas. Mes derniers pas se font entendre, il a à peine le temps de se retourner que la lame vient se planter à son tour dans son coup m'éclaboussant un peu plus de sang. Je ne ressens rien à ce moment-là, rien mis à part la rage de vivre.

Je veux vivre.

J'attrape son arme puis entre dans la maison sans faire de bruit. J'entends des phrases Italiennes, je me fais discrète et descend au sous-sol. Je braque l'homme qui fait la garde, il me montre directement ses mains.

"-Tu sais qui je suis alors jette moi ton arme et ouvre cette putain de porte si tu ne veux pas prendre une balle."

Il m'obéit sans rien dire le regard inquiet. Ils pensent tous que je suis la compagne de Lenzo ça me rend dangereuse à leurs yeux. Autant en profiter.

Je lui fais signe de se retourner et le fouille brièvement lui retirent deux autres armes et deux couteaux. Il n'a rien fait car il pense que je sais me défendre alors que je suis effrayée et à deux doigts de me faire dessus. Je ne sais même pas si je tiens correctement larme entre mes mains. J'attrape les clefs du malfrat pour détacher Clara après l'avoir menotté pendant que de l'agitation se fait attendre à l'étage. Ils ont du trouver les corps. On est foutus, fait comme des rats. On a aucun échappatoire dans la cave mais je préfère mourir maintenant en nous défendant que d'être torturé.
J'entends des bruits de pas qui résonnent dans l'escalier, je traîne la brune avec moi près de la porte mon arme blanche à la main prête à bondir.

La porte s'ouvre dans un grand fracas. Je ne réfléchis pas et saute sur la première personne qui rentre mais je me retrouve très vite plaqué au mur froid et humide, les deux poignets maîtrisés. Il ne faut que quelques secondes pour réaliser qui se trouve en face de moi.
Lenzo est forcé de me lâcher quand Clara lui saute dans les bras en larmes. Une de ses mains se pose sur son crâne accompagné de sa joue qui vient reposer sur ses cheveux. Son regard est braqué sur moi alors que je ne bouge pas d'un millimètre happé par son regard.

Le brun examine sa sœur, la force à reculer. Un sentiment de soulagement émane de lui la voyant habillé. Le chef donne un ordre en Italie. Un homme s'approche de moi, me désarme doucement suivant chacun de mes gestes avec précaution. Je le laisse faire, on est sauvés.

Putain de merde. On est en vies.

Du moins Clara est sauver, moi je ne sais toujours pas le sort qu'il m'attends. Le même homme m'attrape le bras pour m'obliger à suivre Lenzo qui monte les escaliers avec sa soeur. La baraque grouille de monde. Je peux voir plusieurs personnes contre le sol baignant dans leur propre sang. Je n'arrive pas à détourner les yeux de cette vision d'horreur alors qu'on avance vers la sortit. Des SUV sont garés devant la maison accompagnés d'hommes lourdement armés qui surveilles les alentours.

Le soleil rentre enfin en contact avec ma peau et ça fait un bien fou. Diego est là, le regard coupable dans l'âme mais la femme qui fait battre son coeur lui saute dans les bras. Elle disparaît enfoui dans les bras de son amant. Lenzo les regarde simplement avant d'ouvrir le coffre, d'enlever son gilet pare-balles et de me tendre un t-shirt. Je fronce des sourcils avant de baisser le regard sur moi. Tout ces événements m'a fait oublié que ça fait une semaine que je suis en soutien-gorge. Je l'enfile le remerciant d'un hochement de tête. Il m'examine le regard dur. Je ne sais pas à quoi je ressemble. Je dois être sale et couverte de sang.

"-Merci."

Ma bouche s'entrouvre alors qu'il part ensuite donner des ordres.

.

Le trajet du retour se fait sans un mot. Je me suis contenté de fixer mes baskets, jouant avec mes doigts blessés. Je n'arrive pas à mettre en ordre toutes mes pensées. Il y a tellement de choses qui me passe par la tête. Si Lenzo ne serait pas intervenu je pense qu'on serait mortes.

AriaOù les histoires vivent. Découvrez maintenant