Epilogue

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Harry

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Harry.

Huit mois plus tard.

Bonjour monsieur Styles, je suis Jeanne, l'infirmière de l'hôpital Les Oiseaux. Je vous laisse un message car j'ai essayé de vous joindre pour une raison importante... je suis navrée de vous annoncer que votre mère est décédée au cours de la nuit. Le médecin qui la suit a fait un examen et elle a succombé à un arrêt cardiaque. Elle... je sais que vous ne veniez pas la voir souvent et elle m'a dit plusieurs fois que vous n'entreteniez pas une relation forte, mais je préfère vous tenir au courant du fait que son état s'aggravait depuis quelques semaines déjà. Elle ne prenait plus régulièrement ses médicaments, elle refusait d'aller se joindre aux autres pour les activités, elle préférait rester dans sa chambre et elle passait son temps à fixer la fenêtre dans son fauteuil. C'était flagrant qu'elle n'allait pas bien, je n'arrivais pas à la faire parler comme avant. Je ne vous dis pas cela pour vous faire culpabiliser, je sais que c'est compliqué de soutenir et vivre aux côtés d'une personne qui souffre de démence. Si vous souhaitez la voir une dernière fois, il est possible de venir la voir aujourd'hui tant que son corps est encore à l'hôpital. Nous pourrons vous expliquer la procédure par la suite. Sinon, n'hésitez pas à nous rappeler au plus vite afin de nous tenir au courant. Je vous remercie. Encore toutes mes condoléances, je vous souhaite une bonne fin de journée.

Je ne suis pas allé voir son corps, je ne suis pas allé lui dire au revoir. Cela faisait longtemps déjà que je lui avais fait mes adieux, il y a des années.

Sur le coup, j'ai laissé les larmes couler, mais je n'étais pas réellement triste. Je me suis senti étrange pendant quelques heures, Louis m'a tenu dans ses bras, sous les couvertures et il m'a dit que j'avais le droit de pleurer même si elle n'a jamais été une bonne mère. Je crois que c'était plus le choc, la surprise.

Quand j'ai rappelé l'hôpital le lendemain, la même infirmière m'a expliqué qu'elle allait être enterrée au cimetière de la ville, c'était son souhait. Là non plus, je ne suis jamais allé voir sa tombe. Ils m'ont envoyé quelques papiers à remplir pour des formalités administratives, étant donné que mon père est sous les barreaux, et j'ai décidé de laisser cette histoire derrière moi.

Demain, j'ai rendez-vous chez ma thérapeute, je sais que nous en parlerons. C'est ce que nous faisons toujours depuis quatre mois maintenant, quand j'ai décidé de sauter le pas et prendre ce premier rendez-vous. Je croyais que ça n'allait rien changer, mais au final ça me fait plus de bien que je ne le pensais. Ça évite à Louis et à mes ami.es de subir tous le poids de mon passé. Même si tous mes proches sont au courant maintenant, je ne veux pas les surcharger avec mes soucis.

J'ai pris la décision d'en parler à une spécialiste. Louis m'a aidé à faire mes recherches et choisir l'une des meilleurs thérapeutes de la région. Elle est totalement à l'écoute, douce et souriant, elle n'hésite pas à me dire les choses franchement. Et je n'ai plus peur d'en parler. Parce qu'au fond de moi j'ai besoin de m'exprimer et de mettre des mots sur ce que je ressens. Parce que j'ai besoin de me débarrasser de ces dernières parts d'ombre qui occultent mon ciel bleu.

Only the Brave || Larry.Où les histoires vivent. Découvrez maintenant