CHAPITRE 17

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La température de son corps a baissé et sa respiration semble avoir repris une cadence correcte. Peut-être que l'embrasser et le branler suffirait amplement à le préserver d'une mort certaine. Mais je n'en suis pas sûre et je préfère l'être. Ce n'est pas un supplice pour moi de venir en aide à Charly. Ça fait plus d'un an que je lui cours après et il ne m'a jamais fait l'amour, même lorsque nous sommes sorties ensemble. Malgré toutes les occasions qui se sont présentées, ça n'a jamais dérapé. Il a toujours fallu que quelqu'un ou quelque chose se mette entre nous, lorsque ce n'était pas Charly lui-même et ses peurs insurmontables.

Aujourd'hui, personne ne nous arrêtera. La seule personne pouvant le faire est absente. Je sais très bien comment tout ça va finir. Plus d'ennuis. Mais je ne laisserai certainement pas mourir Charly par souci du regard des autres. Par souci du regard de Demeros. Je tiens à Charly, alors s'il faut que je le baise jusqu'à ce que mort s'en suive, je n'hésiterais pas une seule seconde.

Je crache sur son érection et continue de le branler vigoureusement pour être sûre qu'il ne débande pas avant que je n'ai pu l'avoir en moi. Ses mains n'essaient même pas de s'agripper à mes hanches ou à mes seins. Il préfère tenir les draps avec ferveur et se cambrer comme un fou possédé par le désir.

— Je vais y aller Charly.

Il est gros. Si long et si épais. Davantage que ce qu'était Noah. Mais je sais que je n'aurai aucune difficulté à glisser sur son membre. Je suis moi-même très excitée. Une marre de mouilles s'est déjà formée sur le drap, là où les jambes tendues de Charly sont écartées.

Je m'avance et me soulève, gardant en main le sexe de Charly. Je le place au-dessus de mon entrée et force. Dire que ça rentre comme une lettre à la poste serait mentir. Je reste humaine à moitié et doit redoubler de force pour rentrer son sexe jusqu'a l'entrée de mon utérus. Chaque centimètre que j'arrive à dévorer m'arrache un gémissement de douleur et de plaisir.

Une douleur de soulagement.

Je vais baiser.

Avec Charly.

Enfin.

Une fois que je sens que je ne peux plus aller plus loin, je plaque mes mains contre son torse et commence à bouger au-dessus de lui. Je rejette la tête en arrière lorsque son sexe viens taper contre mon col. C'est si bon et si douloureux à la fois. J'accélère le pas.

— Putain, Charly ! Tu es si bon !

Je saute sur lui comme une acharnée. Je veux m'alimenter de son énergie, je veux qu'il s'alimente de la mienne. Je veux qu'il me puise de mon énergie. Je veux me sentir dans un état extatique. A chaque fois que je descends sur son sexe, je sens que je vais perdre la tête. Je ne me suis jamais autant fait du bien sur un homme sans qu'il n'ait besoin d'intervenir.

Lorsque j'ouvre les yeux, Charly a déjà repris des couleurs, il transpire moins et il a arrêté de se cambrer. Il m'observe, me dévisage, me dévore du regard. Ses yeux passent de nos sexes se rencontrant, à ma poitrine gonflée de désir qui rebondit, à ma bouche qui gémit à chaque frottement à l'intérieur de moi. Ses yeux ont pris la teinte dorée propre à sa race.

— Est-ce que tu aimes Charly ?

Je pose deux doigts sur sa bouche. Il les attrape et se met à la sucer longuement, ce qui me vaut un soubresaut entre mes cuisses. Je serais capable de jouir rien qu'en le voyant faire ça. Il est si beau et si sexy, même avec ses cheveux courts. 

Il passe sa main entre mes cuisses et appuie sur l'interrupteur magique.

— Oh putain !

Je sens l'orgasme pulser entre mes jambes presque aussitôt et c'est comme si mon énergie se déversait entièrement en lui. Je bloque ma respiration et lâche un grand râle avant de m'affaler peau contre peau sur le torse de Charly. Je reprends avec difficulté ma respiration et lève les yeux vers Charly. Il me serre un sourire provocateur.

— Tu vas mieux ? je lui demande, le souffle court et avec l'envie pressante de lui dévorer les lèvres.

Il hoche la tête.

— Bien. On retourne avec les autres ?

Je me redresse sur mes coudes.

— Parce que tu crois réellement que tu vas partir comme ça ?

— Quoi ?

Il tire sur mes coudes et me presse étroitement contre lui. Il dévore ma bouche, passe sa langue sur mes lèvres, à l'intérieur, me mord, me tire, me titille. Il donne un premier coup de hanche qui me déchire le col. Je gémis dans sa bouche. Il redonne un coup, puis un autre et encore un autre. Je hurle à la mort, mais ce n'est que pure plaisir. Mes yeux se convulsent, je suis prise de spasmes incontrôlables. Je ne veux pas que ça s'arrête.

Charly me retourne et je me retrouve le ventre sur le lit. Il tire brutalement sur mes hanches, me ramenant à quatre pattes et plonge aussitôt en moi. Je brasse de l'air en essayant d'attraper les barreaux du lit ou quoi que ce soit, mais il tire mes bras en arrière et me pilonne comme on ne m'a jamais pilonné auparavant. J'en pleure. J'aime ça. Encore, Encore. Encore !

— Et toi Arianne, est-ce que tu aimes ? hein ?

Je n'arrive pas à prononcer un oui franc. Il est saccadé par mes gémissements fébriles. Plus il me baise, plus je le sens gonflé. Bordel ce que c'est bon. Il lâche mes bras et m'attrape par la taille. Il plaque une main sur un de mes seins et le pétrit vigoureusement. Je tourne la tête alors qu'il continue de me pénétrer, plus lentement cette fois-ci. Ses lèvres sont entrouvertes et ses yeux dilatés, comme s'il était dans un autre monde. Il retire la main de mon sein pour la placer sur ma gorge, m'incitant à le regarder plus intimement. Il m'embrasse, de façon plus tendre. Il me caresse les lèvres avant de se dérober.

— Je t'aime, Arianne.

Je...Quoi ?

Il me pousse sur le lit et je me retrouve sur le dos. Il écarte mes jambes et se positionne entre elles. Il s'approprie à nouveau mes lèvres et mon corps, mais c'est différent. Il y a quelques minutes il était si brutal. Maintenant, c'est comme s'il me faisait l'amour. J'aime aussi cette manière là. Surtout lorsqu'il glisse ses doigts sur mon clitoris et commence à faire des cercles dessus. Ses coups s'intensifient un peu plus, sa respiration s'accélère et la mienne également. J'ai envie de jouir. Je vais jouir ! Alors qu'il me lâche les lèvres pour hurler tel un animal, je sens sa substance se déverser en moi. Il continue à me pénétrer et à me toucher, jusqu'à ce qu'un énième spasme me traverse et que mes jambes se mettent à trembler sans que je ne puisse les arrêter.

Charly s'affale sur moi. Malgré son poids, je me sens si légère. Déjà parce que j'avais vraiment envie de baiser. Mais surtout parce que j'ai enfin mis une image sur tout ce que j'ai pu imaginer pendant plus d'un an. Charly en moi, sur moi. Charly partout.

"Je t'aime"

— Attend, Charly. Qu'est ce que tu viens de dire ?

Le silence me répond. Je le secoue un peu.

— Eh !

Mais toujours rien.

Je le pousse sur le côté, inquiète, et me mets à chercher le moindre signe de vie. Juste au moment où j'allais vérifier son poul, je l'entends prendre une grande inspiration. Il dort. Comment est-ce possible ?

— Tu lui as insufflé énormément d'énergie d'un coup. Il se réveillera d'ici quelques heures.

Je me tourne vers la direction de la voix.

Louis est appuyé contre la porte, l'expression dure.

Je reste figée. De toutes les personnes ici présentes, c'est celle que j'attendais le moins. Pourquoi personne ne l'a arrêté ? Ils savent très bien.

— Tu...Tu es revenu ?

— Oui.

— Demeros, je...

— Habille-toi, tout le monde t'attends.

Il tourne les talons et claque la porte derrière lui.

Demeros...il m'en veut carrément. Il me l'avait dit. Il m'avait prévenu.

J'observe l'Incube endormi à mes côtés.

Mais il fallait que je le fasse.

Je tire sur la couverture et engloutit Charly en dessous. Je caresse son visage et passe la main dans ses cheveux.

Je ne regrette rien.

DIAMOND SCHOOL TOME 3Tahanan ng mga kuwento. Tumuklas ngayon