Par respect pour ma tante, Demeros m'a porté jusqu'à notre chambre. Je dis la nôtre, parce que c'est tout comme. Il est à mes côtés. Nos vêtements sont étalés sur le sol, tandis que Demeros parcourt mon corps de baisers. Chaque fois qu'il dépose ses lèvres sur moi, mon entrejambe s'embrase un peu plus. Mes lèvres, mon cou, mes épaules. La sensation s'intensifie lorsqu'il vise mon ventre, mon corps se tend immédiatement en sachant jusqu'où il compte déplacer sa bouche.
— Chut, détends-toi mon amour. Je vais te purifier. Plus personne ne mettra la main sur toi après moi, désormais.
Est-il au courant pour Kros ?
Il écarte délicatement mes jambes et, sans prévenir, donne un coup de langue lent sur mon clitoris, m'incitant à me cambrer davantage. Mes jambes s'ouvrent encore plus. Après l'avoir nargué, dessinant des ronds autour avec sa langue, il l'aspire avidemment et je plaque mes mains sur ma bouche pour éviter de réveiller ma tante. Cet homme est aussi doué qu'un Womanizer, les vibrations en moins. Alors que l'une de ses mains caresse et malaxe ma cuisse, l'autre trouve l'entrée de mon vagin, stimulant avec dextérité cet endroit creux qui peut me faire partir en quelques secondes avec Stanley. Quelques minutes avec Demeros, je pense, lorsque l'orgasme monte en moi avant de se déverser dans tout mon corps. Si je n'avais pas envie de le sentir en moi, j'aurais pu m'endormir à l'instant, entièrement satisfaite. Mais son sexe tendu qui effleure ma cuisse lorsqu'il vient m'embrasser me donne un regain d'énergie. Mes hanches partent désespéremment à la recherche de son sexe. Je le veux. En moi.
— C'est que tu es pressée, se moque-t-il contre mes lèvres, en appuyant subitement sur mon clitoris, encore très sensible.
Je me dandine sous cette torture.
— C'est méchant, je dis à mi-mot avec un air de défi.
Alors, j'attrappe son sexe entre mes mains et le branle, comme il aime. Ni trop lent, ni trop rapide, mais surtout, ma main bien serrée autour de sa longueur. Il gémit aussitôt dans ma bouche. Il accentue le mouvement de son bassin et se met à baiser littéralement ma main.
— Qui est le plus pressé maintenant ?
Il me répond en mordant cupidement mon sein, aspirant mon téton dans sa bouche. Ce n'est que lorsqu'il me relâche que la douleur se révèle. Il m'a marqué. J'aurai de belles traces bleues demain. Je suis à lui. Tout à lui.
— Je t'aime.
Ces mots le ramènent à mon regard. D'abord la surprise, puis ensuite un sentiment de sécurité. Il sourit comme un victorieux en glissant ses doigts derrière ma tête pour m'attirer à lui. Il m'embrasse à nouveau, mais ceci à quelque chose de beaucoup plus tendre. Comme s'il ressentait le besoin de faire durer ce moment magique. Oui, magique est le mot. Tout mon corps me chatouille, mais de façon agréable. Les blessures de Demeros sont en train de guérir, mais aucun signe de fatigue. C'est comme si nous nous nourrissons de l'énergie de l'un et de l'autre. Seulement du bon.
Il caresse la peau de mon visage du bout des doigts, puis dans le cou.
— C'est la première fois de ma vie qu'une déclaration d'amour me rend autant heureux.
— Ce n'est pas tous les jours qu'on reçoit l'amour d'une prêtresse...je le taquine lorsque ses doigts reviennent sur mes lèvres.
— Je t'aimais bien avant que tu ne le devienne...
Je gobe ses doigts dans ma bouche en gloussant. Je les suce longuement tout en le fixant. Il se mord la lèvre puis plonge sur mon cou. Il y dépose un baiser puis me lèche.
— Je sens que je vais exploser si tu continues à me provoquer de la sorte, murmure-t-il tout contre ma peau, la voix ivre de désir. Mais ce soir, c'est moi ton jouet.
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BINABASA MO ANG
DIAMOND SCHOOL TOME 3
FantasíaArianne et ses compagnons ont atterri à Velanium pour récupérer le corps de Demeros et refermer pour de bon le portail entre les deux mondes. Mais le monde a bien changé et aucun ne sait ce qui l'attends à la fin de ce voyage. Surtout quand les pi...