EPILOGUE

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Je me réveille en sursaut lorsque je sens l'eau me chatouiller la pointe des pieds.

— Demeros, l'eau !

L'énergumène à de l'eau jusqu'aux chevilles, sa serviette est déjà trempée, mais ce n'est que lorsque je le secoue qu'il se réveille finalement, un oeil encore fermé.

— Quoi ?

— C'est la marée haute.

Il donne un coup d'oeil rapide en direction de l'eau et commence aussitôt à paniqué.

— Oh merde !

Il se lève, m'aide à me lever et nous prenons nos affaires aussi rapidement que nous pouvons.

— Donne-moi ça ! me gronde-t-il presque lorsque j'attrappe la glacière de ma main libre.

— Je ne suis pas en sucre et ce n'est pas si lourd.

Demeros rouspète mais s'empresse de me suivre avec les serviettes sous le coude, le parasol et nos sacs.

Nous nous installons plusieurs mètres plus loin. Au moment de m'asseoir, le bas de mon dos me fait mal et je laisse sortir un gémissement qui ne lui échappe pas. Il m'aide à me rallonger.

— Tu es sûre de ne pas vouloir rentrer ? dit-il en posant les mains sur mon dos et mon ventre comme pour me contenir.

— Mais je veux voir le coucher de soleil !

— C'est le premier jour des vacances, ma chérie.

— Justement !

Je ne me débinerais pas. Demeros place les sacs dans notre dos pour servir de coussins, place notre serviette par dessus pour rendre la chose plus confortable, et me rapproche contre lui. Du mieux qu'il le peut, étant donné que je commence à me faire grosse.

Demeros me caresse le visage et descend jusqu'à mon ventre avec un regard émerveillé.

— C'est fou ce qu'Emelia et vous avez pu faire, déclare-t-il soudainement. Des vampires qui ne boivent plus, des Loup-Garou qui ne se transforment plus...

— Des Incubes qui ne prennent plus la vie de leurs amants, je susurre tout contre ses lèvres.

Il sourit contre moi, et nous sommes arrêté par du mouvement entre nous deux.

— Oh ! s'exclame-t-il assez fier de lui. Charly est très capricieux ces derniers jours...

— Je suis sûre que c'est une fille, et c'est Mist !

Il me fait taire d'un baiser et coince son genoux entre mes cuisses.

— Je t'avais dit de croire au destin. Je t'aime.

Je lui souris en caressant mon ventre. Il nous reste encore du chemin à parcourir avant de devenir des adultes accomplis, mais je suis plus que prête à faire ce chemin a ses côtés.

Et à côté de ce petit Charly, ou de ce petit Mist. Allez savoir.

Je me demande ce que l'avenir nous réserve.

                                                           FIN

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