Upper East Side || New York.
DÉCEMBRE.
Un sourire aguicheur placardé sur les lèvres, je noue la ceinture du peignoir autour de mes hanches, je me sens ridicule à me pomponner comme un adolescent prépubère qui s'apprête à vivre sa première fois - parce que j'ai fait cette routine les yeux fermés. Se coiffer, ajouter des huiles parfumées sur ma peau pour la faire briller et me faire sauter par la suite. J'ai finie par détester les effluves de vanille qui se posent sur leurs corps, particulièrement celui de Corey. Mon cœur se réchauffe légèrement à la vue de mon visage rougi sur le miroir de la salle de bain.
J'ai à peine eu le temps de déposer mes affaires, que Matveï m'a collé avec brutalité contre un mur en me suppliant d'enfiler sa surprise. Et j'ai exécuté sa demande sans me plaindre, après tout, il a gagné, l'équipe de hockey à remporter le match retour contre Boston seulement grâce à lui et sa tactique de blocage, mon mec a gagné, je n'ai jamais été aussi fier de quelqu'un d'autre que de moi. En replaçant correctement mes boucles d'oreilles en diamant, je soupire, j'ai beau les nettoyer depuis l'accident, elles restent tachées de sang à certains endroits.
Mais Matveï aime sentir le froid du bijou sous ses doigts, surtout quand il entoure ma gorge de sa main, alors je me plie à toute envie ce soir. Il s'agit de sa première fois, comparé à moi, ce n'est pas qu'un euphémisme, il n'a jamais vécu ça. Je me dois de lui apporter un souvenir inoubliable et excitant. Nerveusement, je joue avec l'anneau autour de mon index avant de quitter la pièce.
— Dior ? souffle-t-il. Trésor, je commence à avoir une crampe.
— Quel gosse impatient.
Accoudé à la porte, j'observe sa position avec amusement, il est torse nu, appuyé seulement sur ses coudes autour des draps en soie. Il est sexy bordel, à un tel point que je pourrais jouir sans avoir besoin de son toucher. Ses longs cils se posent rapidement sur ma nudité dévoiler, le peignoir en tissu noir ne couvre rien, mis à part mes clavicules. Désireux, il se lève pour se poster devant moi, la fleur d'oranger inonde mes narines en me laissant couiner, elle paraît plus imposante quand il est embrasé par le plaisir. Dû à sa hauteur, je suis obligé de soulever ma tête.
Il a choisi d'allumer des dizaines de bougies qui dégagent une odeur aphrodisiaque, puis de fermer entièrement les rideaux qui entourent la baie vitrée, seule la lueur orangée des flammes éclairent son visage bronzé et ses pupilles dilatées : je vais me faire bouffer, je ne l'avais jamais vu aussi avide de me baiser. Aucun homme ne m'a regardé comme ça pendant une partie de jambes en l'air. Brusquement, il enroule ses mains sous mes cuisses.
— Oh OK ! J'en connais un qui attend depuis trop longtemps.
— J'ai gagné, dit-il en souriant fièrement, je me contente d'ouvrir ma surprise. J'aurais pu te baiser sur la glace, mais tu n'as pas voulu.
Bordel non. Pour confirmer ses dires, je sens son index écarter la ceinture du peignoir avant de fondre sur mes lèvres entrouvertes. Je remercie secrètement ses parents de s'être barré après la victoire, je ne leur ai pas laissé énormément de temps pour comprendre ce qui allait se passer en rentrant. Les battements de mon cœur se calent sur les siens, saccadés et impuissant. Je pousse une plainte désagréable quand il passe une main dans mes cheveux blonds, j'ai passé du temps à les démêler putain.
— Je sais poupée, je m'occupe de ça.
Au moment où il redescend sur ma nuque, ses doigts effleurent le diamant froid de ma boucle d'oreille, je n'aurais jamais dû les remettre, je pensais simplement déclencher une petite excitation rien de plus, sauf qu'il paraît plus sauvage. Ennuyé, il dégage son téléphone et le reste de nos affaires sur la table de chevet avant de me poser dessus, je n'ai pas d'autres choix que de subir les assauts de sa langue à l'arrière de mon oreille et de gémir comme un véritable acteur porno.
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STARBOY
RomanceDe son nom adoptif, Dior Ivory Arslan Shaplen, est un fils surprotégé par ses deux pères, Cooper et Colin. Les deux plus grands hockeyeurs de Los Angeles, des États-Unis et de la Californie. L'atmosphère des articles, des interviews et des photograp...
