Chapitre 27. ✔️

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Attention.

Ce qui va suivre reprend une partie du chapitre 1. Mais des mots et des prénoms ont été ajoutés afin de ne pas spoiler le lecteur dès le premier chapitre. 

Merci de votre compréhension et bonne lecture.

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Le temps... c'est tout ce qui compte en ce moment. Fuir, c'est notre seul instinct de survie. Mon souffle s'accélère, mon cœur tambourine dans ma poitrine, comme un avertissement désespéré face à l'homme qui semble me traquer depuis une éternité. Nous atteignons enfin la lisière de la forêt ; elle s'est étendue comme un cauchemar interminable. Le jour se lève, le soleil perce timidement à travers les arbres, réchauffant nos peaux meurtries par la nuit.

— Tu crois qu'ils nous ont suivis ? murmuré-je, haletante.

Je pose ma main sur mon cœur, sentant son rythme désordonné. Le brun scrute l'horizon, son visage impassible, et secoue lentement la tête.

— Non, rétorque-t-il, une assurance palpable dans sa voix.

Il a l'air d'être sûr de lui. Je hoche la tête, mais un frisson d'incertitude me parcourt. Je remets une de mes mèches derrière l'oreille, essayant de chasser l'angoisse. Il glisse l'arme (qui ne nous a clairement pas beaucoup servie), dans son dos caché sous le pull noir. Un geste, bien qui se veut rassurant, fait monter la tension. Je m'éloigne, cherchant la lumière, mais le paysage lugubre semble se refermer sur nous.

Je ne sais toujours pas où nous allons, ​tout comme lui je crois. Ma seule pensée est de survivre, le plus longtemps possible.

— On n'aurait jamais dû abandonner le véhicule.

Il marche sans se retourner. La seule fois où il le fait, c'est pour être sûr que je le suis bien. Sa veste en cuir se frotte à son dos à chaque démarche.

— Parce que tu crois que les choses auraient été différentes si nous étions toujours dans la voiture avec tes putains de questions qui me font chier ?

Je ferme mes yeux et me frotte le bas du visage pour me calmer. Vivement que l'on trouve Léon pour que je puisse oublier sa présence. La nuit complète passée autour d'arbre avec pour seule la lumière la lune m'a fait froid dans le dos et je crois même que les frissons sont encore présents sur mes bras et mes jambes.

— Tu as froid pour croiser tes bras comme ça ? Ricane le brun.

— Non.

Pour de vrai : oui, la fine couche de la veste ne me tient pas du tout chaud.

— Tant mieux, je ne comptais pas te donner mon gilet de toute façon.

Charmant.

*

Je marche derrière lui sans jamais m'arrêter, malgré la fatigue qui alourdit mes jambes. J'ai déjà râlé à plusieurs reprises, mais Liam n'en a strictement rien à faire. Il ne se retourne que pour vérifier que je suis toujours là, comme un chien de garde. Nous arrivons au bord d'une pente, et sans hésiter, il commence à descendre, veillant à ne pas glisser sur les cailloux humides. Je le suis de près, jusqu'à ce que je m'arrête brusquement en apercevant une voiture abandonnée sur le bas-côté.

Une vieille Renault 4CV. Elle est dans un état pitoyable : les portes avant arrachées, le capot rouillé à l'excès, et les phares brisés. Des plantes ont commencé à grimper autour des pneus, comme si la terre essayait de l'engloutir.

— Tu n'es même pas un peu fatigué ? lancé-je, exaspérée.

— Ok, c'est bon. On s'arrête ici pour la nuit.

PURSUED [terminée]Des histoires addictives. Découvrez maintenant