Chapitre 1. ✔️

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N D A: pour ceux qui n'auraient pas compris, le passage juste en dessous se passe dans le futur. Ce qui se passe après la marque de la date est ce qui se passe avant cette scène.

De plus, je n'ai pas mis de précision pour ce passage car sinon, vous sauriez quand exactement il aura lieu et ce n'est pas mon but. Cette histoire reste et restera sous le point de vue de l'héroïne ; sauf indications contraire.

Ceci est un réécriture de l'ancienne version.

Bonne lecture.

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Letemps... c'est tout ce qui compte en ce moment. Fuir, c'est notre seul instinctde survie. Mon souffle s'accélère, mon cœur tambourine dans ma poitrine, commeun avertissement désespéré face à ceux qui semblent me traquer depuis uneéternité. Nous atteignons enfin la lisière de la forêt ; elle s'est étenduecomme un cauchemar interminable. Le jour se lève, le soleil perce timidement à travers les arbres, réchauffant nos peaux meurtries par​ la nuit.

— Tu crois qu'ils nous ont suivis ? murmuré-je,haletante.

Jepose ma main sur mon cœur, sentant son rythme désordonné. Le brun scrute l'horizon, son visage impassible,et secoue lentement la tête.

— Non, rétorque-t-il, une assurance palpable dans sa voix.

Il a l'air d'être sûr de lui. Je hoche la tête, mais un frisson d'incertitude me parcourt. Je remets une de mes mèches derrière l'oreille, essayant de chasser l'angoisse. Il glisse l'arme (qui ne nous a clairement pas beaucoup servie), dans son dos caché sous le pull noir. Un geste, bien qui se veut rassurant, fait monter la tension. Je m'éloigne, cherchant la lumière, mais le paysage lugubre semble se refermer sur nous.

Je ne sais toujours pas où nous allons, ​tout comme lui je crois. Ma seule pensée est de survivre, le plus longtemps possible.

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Je reste encore silencieuse et regarde fixement l'homme en train de charger et de décharger son arme pour une énième fois. Silence. Le seul bruit est celui de nos respirations, lourdes, entrecoupées par le cliquetis de l'arme qu'il manipule, répétitif et irritant. Je m'impatiente.

— Arrête, ronchonné-je enfin, ma voix brisée par l'angoisse.

Il se fige. Je vois ses joues creuser des petites fossettes. Le fumier s'en amuse. Mais pour la première fois depuis hier, un mot sortait de sa bouche. Il demande d'un ton las :

— Pourquoi ?

Cette fois-ci il me scrute en fronçant les sourcils. Puis il agrandit légèrement son sourire sarcastique. Ce n'est pas le moment de jouer à qui est le plus fort, mais l'adrénaline me pousse à le défier.

— Ça te dérange ?

Il décharge encore, le son résonnant comme unepromesse de violence. Je serre les poings, détestant cette sensationde vulnérabilité.

— Voyons, si ça t'ennuie tant, je te suggère d'aller un peu plus loin, presque en suppliant.

Il se lève, se rapproche et se retrouve juste en face de moi, à quelques centimètres seulement. Quelle attitude provocante. Juste au moment où je m'apprête à rétorquer, un bruit de branches craquant me fait tourner la tête. Une ombre passe, fugace, mais je n'ai pas le temps de l'analyser. Il se reprend d'un ton beaucoup plus provocateur :

— Ou il y a la forêt pour te cacher, presque avec un air de défi.

Sa provocation m'agace, mais je sais que je ne peux pas me laisser emporter

PURSUED [terminée]Des histoires addictives. Découvrez maintenant