Attention.
Ce qui va suivre sera composer de phrases en italique. Ce sont des souvenirs du passé. Toute la vérité sera présente ici.
Merci de votre compréhension et bonne lecture.
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Nous nous regardons fixement, les yeux plantés dans ceux de l'autre comme si une réponse se cachait dans nos pupilles dilatées. Le silence est lourd. Léon reste immobile, ses lèvres pincées, rouges de sang. Je le regarde, incapable de dire si ce qu'il a enduré est pire que ce que je ressens en cet instant. La douleur physique qu'il doit ressentir semble presque moins atroce que celle qui me ronge intérieurement. Je comprends enfin : tout ce que je croyais savoir sur Émile, sur son absence d'implication, était une mascarade. Comment a-t-il pu rester si proche de moi, sous mes yeux, pendant tout ce temps ?
Comment a-t-il pu rester si près de moi pendant toutes ces années, caché à la vue de tous, sans que je ne m'en aperçoive ? Le dossier qu'il avait "trouvé" n'était pas un hasard. Il l'avait déjà en sa possession, manipulant chaque moment, chaque étape de mon enquête. Je commence à me demander si l'appel de la voisine n'était pas une mise en scène, une pièce de plus dans ce puzzle macabre. Émile m'a traquée, puis envoyée entre les griffes de Liam. Mais pourquoi ? Liam... Était-il un complice, ou avait-il ses propres motivations ? Je ne suis plus sûre de rien.
— Tu crois qu'on finira par parler ? murmuré-je pour briser ce silence étouffant.
— Tu viens de le faire, réplique Léon en détournant le regard.
Il fixe le plafond, évitant la réalité, son corps marqué par des ecchymoses, des entailles. Sa douleur est évidente, mais je sens qu'elle est bien plus profonde. Ce n'est pas juste la violence physique qui le hante, c'est quelque chose de plus insidieux.
— Liam... va-t-il faire quelque chose pour nous sortir d'ici ?
Léon baisse la tête, me regardant d'un air lourd, avant de répondre d'une voix presque éteinte :
— Je crois que tu n'as toujours pas compris qui est Émile. Quand il dit qu'un seul de nous sortira vivant d'ici, il ne plaisante pas.
Un frisson glacial me traverse. La porte s'ouvre brusquement.
Émile entre, accompagné d'un homme immense, couvert de tatouages, sa capuche dissimulant son visage. Les lunettes de soleil d'Émile cachent ses yeux, mais je sens la menace dans son pas lent, calculé. Il enlève doucement ses lunettes, ses yeux bruns sombres me transpercent, aussi froids et impitoyables qu'un prédateur fixant sa proie.
— Avez-vous réfléchi à ma proposition ? demande-t-il, sa voix douce, presque caressante.
Avant même que Léon ne puisse répondre, les mots s'échappent de ma bouche :
— On ne sait pas où est Liam.
Le visage de Léon se crispe, ses yeux me hurlent de me taire. Mais c'est trop tard. Après tout ce que Liam m'a fait endurer, je ne vois pas ce qu'Émile pourrait faire de pire. Un sourire glisse lentement sur le visage d'Émile, satisfait.
— Voyons, Aurélie... Nous savons tous les deux que tu essaies de gagner du temps. Tu crois vraiment que la police va te sauver ? Arrête de rêver, Lie... C'est bien comme ça qu'il t'appelait, non ?
Le surnom me frappe de plein fouet. "Lie". Qui d'autre aurait pu l'appeler ainsi ? Une vague de confusion me submerge. Mais Émile ne s'arrête pas là.
— Tu ne te souviens vraiment pas ? C'est fascinant comme l'esprit peut effacer ce qui est trop douloureux... murmure-t-il en s'approchant lentement, ses mains dans les poches comme s'il déambulait nonchalamment. Quand vous étiez enfants, toi et Liam... Vous étiez inséparables, n'est-ce pas ?
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PURSUED [terminée]
Fiksi Remaja"Promenons-nous dans les bois, pendant que le loup n'y est pas" Difficilement, fatiguée, j'ouvre mes yeux. Il n'a pas bougé de place. Je suis trop faible et trop désarmée pour faire ou dire quoi que ce soit. Je suis à moitié nue, seuls mes sous-vête...
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