L'histoire d'un premier amour, cette amour que l'on oubli jamais.
Extrait :
Je serais sûrement partie en courant, le laissant là seul, face à lui meme... si je ne l'aimais pas.
Mais l'amour vous pousse à prendre des décisions différentes qu'en t...
Ce mois, était dure et il est même pas encore fini.
Y'a de ça quelques jours, j'ai,on a appris la mort d'Anas. J'le connaissais pas personnellement, mais assez pour savoir que c'était un mec super, avec tout le monde. Toute la citée était devenue encore plus triste: Aucun sourire, que des visages rivés aux sols, des visages sans aucunes expressions.
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Tous, on est tous aller prier pour lui. La mosquée était blindée, même les personnes qui ne le connaissaient pas, étaient touchés. On priait et sans le savoir, quelques larmes s'échappaient de nos yeux.
De la tristesse mais aussi de la peur. De se dire qu'un aussi jeune homme est mort, alors que personnes ne s'y attendait. De la peur: La mort ne prévient pas, jeune, vieux, homme, femme.
C'est dans ce genre de moment, que tu te rends compte à quel point ce monde est gorgé de douleur: Toute ta vie est remise en question.
Pourquoi lui, et pas moi, nous? Comment il a ressenti ce sentiment, la mort? La mort fait mal? A quoi bon une vie dans un monde de déchets ?
Hier j'remettais ma vie en question parce que Nassim ne m'envoyait pas de messages ... Aujourd'hui, une mère pleure son fils tué. Je m'appitoi sur mon sort pour des choses tellement inutiles, des choses connes, sans aucunes utilités. On est pas assez reconnaissant, j'vous jure c'est un truc de ouf quand on y réfléchi.
On a un toit, alors que certains sont dans le froid et la chaleur intense, dehors toute l'année. On a de quoi manger, et on ose dire "j'aime pas", "j'veux pas". Alors que des millions de personnes se réveillent et s'endorment le ventre vide, priant Dieu de leur donner un peu de pain. On a une famille qui nous entoure, et on leur fait dos. Je leur fait dos. Alors que certains rêvent d'avoir le doux "Je t'aime" d'une mère, d'un père, d'un frère ou d'une sœur.
Ce jour d'enterrement me rappelait amèrement celui de mon père. Surement le pire jour de ma vie, ce jour ou tu vois que la vie n'est qu'un fil tellement fin. Un fil fragile. J'me souviens, avoir refusé de voir son visage avant qu'on l'enterre : contrairement a ma maman, a Mounir et Amira. Je ne voulais pas voir mon père, je voulais garder une image de lui de son vivant. Une image ou il rigolait, me souriait, se fâchait, s'attristait : Une image ou mon père était encore de ce monde.
Sur le moment, j'ai eu peur de refuser, de regretter. Mais je pense que ça été le meilleur choix.