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J'ouvre les yeux, il me fait toujours dos. Après ce qui me semble être un siècle, il se retourne :

-Future épouse ? L'idée ne te donne plus envie de vomir ?

Je me redresse sur un coude et repousse mon assiette :

-Non.

Il vient près du lit et se baisse. Je m'arrête de respirer, ne sachant ce qu'il s'apprête à me faire. Sait-il que je mens ? Non il ne peut pas le savoir, il ne lit pas dans mes pensées.
Il chuchote à mon oreille et la chaleur de sa bouche fait vibrer mon corps entier. Sa voix grave et basse parcours ma colonne vertébrale et mon ventre, avant de me donner chaud. Ça ne fait même pas une semaine que je suis là et il ne m'a pas encore touchée, à part l'acte ignoble qu'il a posé lorsque j'avais mes règles. Maintenant j'ai envie de lui, de la chaleur de son corps, de ses mains fermes et si envoûtan-

-Arrête de me prendre pour un imbécile. Je suis loin d'être stupide et puisque tu ne le comprends pas encore, je vais l'inscrire sur ton poignet. Avec ta peau et ton sang, ainsi tu le liras à chaque fois et tu te réalisera que même si tu te mens, à moi tu ne me mentiras pas ma douce. À moi on ne mens pas.

Il me prend la main et trace une ligne partant de mon poignet à mon avant-bras. Ensuite sa main dévie et se pose sur mes seins. Mon souffle s'accélère. Je devrais le repousser, lui cracher à la figure comme je le fais souvent mais je ne fais rien parce que je le veux en moi cette nuit. Je veux qu'il me prenne, malgré ce qu'il m'a fait. Je penserai demain ou cette nuit mais là maintenant j'ai envie de lui.

Je ne bouge pas mais suis chacun de ses gestes, à chaque fois qu'il me touche la peau et enlève ses doigts, j'ai l'impression d'avoir froid jusqu'à ce que ses doigts se posent autre part. J'ai envie de lui et il le sait. Je sais qu'il le sait.

Il caresse mon ventre et sa main se glisse entre mes cuisses, dans la couverture noire que j'ai faite placer, remontant lentement, ses yeux me scrutent, il ne regarde même pas ce qu'il fait et ce simple constat me fait frémir. Il sourit mais ne dit rien continuant sa progression. Son doigt me titille, je sers les jambes, il les écarte de son autre main avant de recommencer sa délicieuse torture. À peine deux secondes plus tard, je gémis, les yeux fermés pour mieux savourer le plaisir qu'il me donne. À ce moment, j'oublie tout, qui je suis et pourquoi je suis là. Il entre un doigt en moi, si soudainement que je crie doucement avant de réaliser qu'il a la tête nichée dans mon cou, son souffle est brûlant, sa respiration rapide et je souris de savoir que mes simples gémissements lui font plaisir à ce point.

Je commence à déboutonner sa chemise bleue déjà ouverte sur 3 boutons, je redécouvre son torse, cette sensation de confort, de sécurité et de virilité qui me force à le toucher, à le griffer, et à le mordiller. Nos sons emplissent la pièce, la tension est palpable et ne sera atténuée que quand on ne fera plus qu'un.

Ma main glisse dans son pantalon, dans son boxer avant de toucher l'objet de mes désirs. Il baisse son pantalon et s'en débarrasse, avant de se glisser derrière moi, sa main caresse le bas de mon dos. J'essaie de me retourner vers lui mais une douleur me rappelle que je ne dois pas bouger et...que je ne dois pas le laisser me traiter de cette façon. Pourtant je le veux, oui je le veux. Ses mains écartent légèrement mes fesses et je me mords la lèvre pour ne pas hurler, mais lorsque je le sens entrer dans mon vagin petit à petit, la douleur s'apaise et lorsqu'il commence à se mouvoir, j'en oublie le pourquoi du comment je suis dans cette position. Je ne sens rien d'autre que lui, ses mains et sa voix qui me donne des ordres et me guide. Je lui obéis parce qu'à ce moment c'est lui qui commande et j'adore ça.




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La suite dans ''Ma-11''

Mon  Partie 1Où les histoires vivent. Découvrez maintenant