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Je veux mourir.
J'en peux plus de ce stress permanent qui ne me quitte pas depuis 3 jours. Yves n'est pas réapparu, ce qui n'est pas très étonnant puisqu'il ne peut tout simplement pas.

Sa famille ne sait pas que je sors avec lui et en ce moment, je trouve que c'est mieux ainsi. Georges est fou, c'est officiel et marqué. En cours, il a tout du professeur normal c'est à dire un bel idiot mais je sais maintenant que c'est un homme vil, abject, sans scrupules ni limites.

Il me laisse sans nouvelles depuis 3 jours. 3 jours que je ne dors pas, même manger je n'arrive pas. Le pire c'est que depuis hier, il y'a des affiches placardées partout avec sa tête. On le croit porté disparu, d'autres disent qu'il a fugué et la troisième vague de personnes croit qu'il reviendra après son caprice. Yves est ce qu'on peut appeler un enfant pourri gâté.

J'aimerais bien aller demander à Georges de ne pas lui faire du mal mais ça ne va que réveiller sa stupide jalousie et je n'ose pas imaginer ce qu'il va lui faire. Seigneur dans quel but je vis tout ça ?









-Tu as bien compris ? Un seul faux-pas et tu ne le reverras plus jamais. Et si tu appelles qui que ce soit, je lui découpe un bras, ou un pied au choix.

J'acquiesce, inspire et me dirige vers le taxi qui m'attend dehors.













-Ma petite Tina quelle surprise de te voir ici par cette pluie. Tu n'as pas froid ? Viens que je te sèche et que je te donne un peu de chaleur.

Je le regarde, immobile. C'est de l'ironie ? Ou il est vraiment sérieux ?

-Tu veux que je dise le mot magique ?

Je fronce les sourcils, ne comprenant pas immédiatement. Il claque les doigts et j'entends un râle profond quelque part derrière lui, dans l'obscurité. J'entends un ''Bordel'' suivi d'un cri avant de réaliser que je suis la seule à pouvoir mettre fin à cette douleur qu'on lui fait probablement subir. Par ma faute de surcroît.

Mon être entier se tend mais je m'approche de lui, les bras ballants.

-Tu es immonde

-Et toi tu es une bonne petite fille.

Il met sa main à ma taille et me presse contre lui. Je le sens, déjà durci et je me demande comment il peut être excité dans un moment pareil. Il re-claque les doigts et les bruits cessent, remplacés par des reniflements légers.

-Ce sera ainsi jusqu'à ce que tu comprennes que je décide et toi tu ne discute pas. Tu es une petite insolente et têtue en plus. C'est toi qui me pousse à lui faire ça, c'est ta faute.

-Je t'ai dis que j'allais m'éloigner de lui, pourtant tu l'amène i-

-Tu penses que je ne sais pas que tu t'es douchée avec lui ? Ou encore que vous êtes sortis manger ? Et cette manie que tu as de ne jamais me croire. Tu peux appeler le FBI ma douce, il ne se passera absolument rien.

-Pourquoi tu m'en empêche alors ? Laisse moi essayer et on verra bien.

Il lèche mon cou et sa main longe mon ventre en allant vers le haut, l'autre toujours sur ma taille :

-Tu n'as toujours pas compris que c'est ton appel qui a fait que ton petit chéri est là depuis 4 jours ? Tu fais ce que je te dis de faire et tu fermes ta bouche. C'est pas bien compliqué quand même.

Je souffle pendant que sa main se pose sur mes seins :

-Lâche le Georges, laisse le et je ferai tout ce que tu voudras, je vais le quitter et-

-Évidemment que tu vas le quitter. Et tout de suite.

Il me trifouille les poches avant de sortir mon téléphone. Il me le tend ensuite, les mains sur mes yeux :

-Tu répètes exactement ce que je vais te dire et gare à ton chéri si tu veux jouer à la plus fine avec moi.

Sa main m'empêche de voir mais j'entends exactement ce qu'il me chuchote à l'oreille.

-Il n'y a plus rien entre nous, j'ai compris que tu n'étais qu'un gamin de seconde zone et c'est uniquement l'argent de tes parents qui te donne des ailes, je le savais depuis longtemps mais maintenant j'en ai marre de faire semblant avec toi. Je m'en fous de là où tu es et j'espère que tu ne reviendras pas de si tôt. J'ai assez joué avec toi, il est temps de passer à autre chose. Oh et, je ne t'ai jamais aimé. Je n'ai fais que t'utiliser, tu me connais assez pour savoir que je suis très douée pour ça. Désolée mais même au lit tu es nul. Je n'en peux plus d'autant de faiblesse. J'aime les hommes virils et toi tu n'en est pas un.

Mon  Partie 1Où les histoires vivent. Découvrez maintenant