Chapitre 25 : La Légion

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La Légion :

Soldat Toal :

Enfin ! La Légion est de nouveau sur pied ! Le Général Toran nous a réunis pour une nouvelle rentrée. Armures et épées sont de sorties ! La chasse peut enfin commencer ! Pauline et moi sommes attribués à une petite équipe de dix personnes. Demain même nous irons en reconnaissance dans les galeries ennemies. L'odeur de la guerre peut se sentir dans les couloirs du château. Le roi a prit la décision de nous envoyer directement sur le terrain avec comme ordre de capture les Homors. Mais la rancune est toujours présente dans les rangs de la Légion. Malgré les jeunes recrues, la vengeance est d'actualité. Ils ont tué nos amis, à nous de faire de même, sans aucune pitié pour ces traites ! C'est l'heure pour eux de payer le prix fort.

Les rangs se resserrent dans le froid matinal. Nous avons enfilé nos uniformes en cuire, plus agiles que les plaques d'acier habituelles. Je suis chef de file alors à moi de gérer les petits nouveaux. A part Pauline, avec qui je suis ami depuis de longues années, je ne connais personne. Juste un certain Martin qui a passé les épreuves de cette année, perdant aux combats pour finir deuxième et une autre qui date du premier Sacrifice. C'est comme cela qu'on appelle la toute première attaque Homors. Le Sacrifice des soldats royaux, puis la création de la Légion spécialement formée pour éradiquer cette menace. Certain voit le mal dans notre façon de procéder. Mais nous avons dédié notre vie entière à la cause, nous entraînant jusqu'au sang, perdant notre humanité et notre famille pour les Saint-Clair. Et en échange qu'est-ce que nous avons eut ? Un arrêt royal pour tuerie de masse ! Grace à nous la princesse a été épargnée. Alors Rhélonius devrait respecter la Légion plus qu'il ne le fait déjà.

Comme dirait le Général Toran, faisons lasse du passé pour avancer !

- Aller, tout le monde au garde à vous !, criais-je aux neuf personnes qui se serraient derrière moi.

Nous étions à la frontière du troisième Cercle, prêt à faire irruption dans le bar. Cette taverne de bandit où se terre les pires malfrats du royaume.

- En avant soldats !

Tous me suivirent d'un même mouvement. Ce sentiment de puissance envahis mon corps et fit parcourir l'adrénaline dans mes veines. J'inspirais fortement par le nez les bonnes odeurs du matin. Nos bottes claquèrent sur la terre alors que toutes les têtes se retournaient sur notre passage. Un sourire mesquin vint tout de suite étirer mes lèvres. Ce sentiment m'avait manqué ! Je me sentais revivre ! La taverne se dessina devant nous et je pris toutes les initiatives pour sécuriser le lieu, plaçant des gardes aux entrées et sortie. Pauline, moi et le petit Martin sommes donc entré dans le bar. Sans prendre la peine d'ouvrir la porte, je la défonçait d'un coup de pied bien placé.

- Tous le monde se tait et m'écoute !, hurlais-je dans la pièce. Je cherche l'entré du tunnel de la Guilde ! Vous avez intérêt à me mener à eux sinon vous pouvez dire adieu à ce foutu établissement !

Une foule entière de bandits me regardait avec des yeux ronds. Alors, comme personne ne régissait, je pris l'initiative de montrer au petit jeune comment trouver les réponses à mes questions dans ce foutoir. Le premier point que j'ai appris chez la Légion, c'est que la peur est une arme puissante. Le bruit et la colère peuvent provoquer beaucoup de sentiment négatif, alors autant s'en servir pour faire parler ces gens.

En deux coup de talons, je retournais deux tables qui se fracassèrent par terre. Les verres volèrent et je mis à sac les boissons du comptoir. Mais cette musique résonnait toujours. Le pianiste continuait sa mélodie mélancolique sans se soucier du saccage ambiant.

- Toi là... Arrêtes de jouer.

Il posa ses doigts sur les touches, mouvant son poignet en rythme, activant la pédale régulièrement en dessous de l'instrument. Je l'attrapais alors pas le col, un silence pesant régissant dans la pièce. Il continua tout de même à jouer des notes du bouts des mains. J'eus beau le secouer dans tous les sens la mélodie ne s'arrêta pas pour autant.

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