Chapitre 16

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Chapitre 16.

Je regarde le paysage qui défile par la fenêtre de la voiture, je lutte pour ne pas fermer les paupières, à moitié plongé dans un début de sommeil. Le soleil est petit à petit en train de se coucher et le ciel est teinté d'une légère pointe rose/orangée. C'est très beau.

Un petit sourire ne quitte pas mes lèvres alors que je regarde dehors, les souvenirs de la journée que nous venons de passer Harry et moi ne me quittent pas une seule seconde.

Il est assis à côté de moi, au volant de sa voiture et il chantonne les paroles de la chanson qui passe actuellement à la radio. Il me jette par moments des regards, et la chaleur de ses yeux qui se posent sur moi me tord agréablement le ventre.

Alors que je laisse mes yeux papillonner doucement avant de les fermer, je repense à notre pique-nique sur la plage. Nos regards, le silence agréable qui nous entourait et notre baiser. Notre tout premier baiser.

Rien que le souvenir de ce moment fait renaitre toutes les sensations au fond de mon ventre. Je pourrais réciter chaque sensation, chaque frisson que m'a provoqué ce moment tant il est imprégné dans ma mémoire.

Après ce baiser nous en avons échangé d'autres. Tous de la même façon. De lents baisers, plein de tendresse. Comme si nous avions peur de faire éclater la bulle de bien être dans laquelle nous étions plongés lui et moi.

Je ne saurais dire combien de temps nous sommes restés dans cette position à nous embrasser, à reprendre nos souffles, coller nos fronts, juste écouter nos respirations et nous embrasser à nouveau, bercés par le bruit des vagues et le cri des mouettes, mais j'aurais aimé que ça ne se termine jamais.

Jamais personne ne m'avait fait vivre de telles sensations, jamais personne n'avait été si tendre avec moi.

Ses caresses sur ma joue, ses lèvres happant les miennes. Tous ses gestes étaient d'une douceur et d'une tendresse incroyable. Comme s'il avait peur de me casser. Comme si j'étais la plus belle chose au monde et qu'il devait me protéger à tout prix.

Après notre pique-nique, nous nous sommes juste promenés sur la plage, le long des vagues. Sa main dans la mienne, ses doigts enlacés aux miens. Nous avons marché en silence, parfois nous avons parlé, nous avons ris.

Nous avons partagé une si belle journée tous les deux que la simple idée de rentrer chez moi me tord le ventre de déception. J'aurais aimé pouvoir prolonger ce moment à tout jamais. Ne jamais quitter cette bulle que nous avons créé autour de nous.

Mais avant tout, de toute cette journée ressort une chose. Une chose dont je suis fier. J'ai réussi à m'ouvrir à Harry. Je n'ai pas paniqué, je n'ai pas tout gâché avec mes doutes et mes peurs.

Je me suis senti bien, apaisé, rassuré par sa présence. J'ai profité de chaque instant sans me poser des milliards de questions. Je n'ai presque à aucun moment eu peur de son regard, de ce qu'il pourrait penser de moi.

Harry m'apaise, il me rassure et me fait sentir bien, même après huit années de doutes.

C'est une légère caresse contre ma joue qui me tire de mes pensées, ou plutôt de mes rêves. Je papillonne lentement des yeux et réalise que nous sommes garés dans la rue en bas de chez moi. La nuit est tombée.

Harry est penché vers moi et le bout de ses doigts continuent de caresser tendrement ma joue alors qu'un petit sourire attendri est figé sur ses lèvres.

« Tu ne fais que sourire dans ton sommeil... » Il me chuchote, comme s'il avait peur de briser cet instant.

Je souris en l'entendant et m'étire doucement, sortant petit à petit du sommeil dans lequel j'étais plongé.

LE POIDS DES MOTSOù les histoires vivent. Découvrez maintenant