Chapitre 45

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Chapitre 45.

« Elle est tellement belle... » Harry chuchote en glissant lentement le bout de son doigt sur la joue potelée de Louise.

Lana, Valentin et Louise sont rentrés de la maternité depuis un mois déjà. Leur petite princesse est magnifique. Ses petites joues roses, ses quelques fines mèches blondes foncées et ses magnifiques yeux verts. Elle les tient de Lana, et ils sont aussi beaux et brillants que les siens. Que ceux d'Harry.

Harry et moi l'avons rencontré pour la première fois le lendemain de l'accouchement. Lorsque nous sommes arrivés dans la chambre, à la maternité, ce jour-là, l'émotion a été si intense qu'aucun de nous n'a été capable de retenir les larmes qui nous menaçaient.

Lana a pleuré la première. Son épuisement la rendait si émotive que les larmes ont commencé à couler sur ses joues dès notre entrée dans la pièce. Harry a pleuré immédiatement après elle, lorsqu'il l'a serré dans ses bras, et ses larmes ont redoublés lorsque ses yeux se sont posés sur moi et Louise que Valentin venait de glisser dans mes bras.

Mes larmes à moi se sont mises à couler à ce moment-là, lorsque mes yeux ont rencontré les grands et beaux yeux de cette petite princesse. Elle m'a fixé, de longues secondes, les yeux grands ouverts. Je lui ai chuchoté à quel point elle était belle et à quel point j'étais heureux qu'elle soit enfin avec nous. Je lui ai embrassé tendrement le front et lui ai promis que je serai présent pour elle chaque jour de sa vie. C'est à ce moment-là que Valentin a lui aussi commencé à pleurer.

Harry m'a rejoint, il est venu se placer derrière moi, son menton contre mon épaule et les grands yeux de Louise se sont ancrés aux siens. Vert contre vert. Il a passé si tendrement le bout de ses doigts dans les quelques douces mèches de Louise que ça aurait pu s'apparenter à la caresse d'une plume.

Valentin et Lana nous ont regardés de longues minutes sans un mot. Ils pleuraient, silencieusement.

Valentin nous a pris en photo avec notre filleule et nous a promis de nous l'envoyer immédiatement.

J'ai eu du mal à la lâcher ce jour-là pour la rendre à Lana. Nous avons passé trois heures avec eux, à discuter simplement et admirer la beauté de leur fille. Lana était rayonnante, malgré les cernes qui barraient le dessous de ses yeux.

Valentin abordait un grand sourire. Son regard, d'une tendresse débordante passait sans arrêt de Lana à Louise, protecteur.

Quand nous avons quitté l'hôpital ce jour-là, Harry et moi nous sommes serrés dans les bras de longues minutes, devant la voiture. On réalisait doucement le lien qui venait de se créer entre nous et Louise. Nous étions irrévocablement fous d'elle, et nous nous sommes promis, dans un chuchotement de tout faire pour elle et de la protéger toute notre vie.

« Tu crois qu'un jour on aura notre bébé, nous aussi ? » Il demande d'une petite voix.

Ça me sort brusquement de mes pensées et je cligne plusieurs fois des paupières, assimilant ses mots. Un petit sourire étire mes lèvres lorsque je réalise ce qu'il est en train de me demander.

« Tu veux des enfants ? » Je demande en dégageant doucement ses quelques boucles qui tombent devant son visage.

Le regard d'Harry quitte quelques secondes le joli visage de Louise pour se poser sur le mien. Ses yeux s'ancrent immédiatement aux miens et j'y vois tout à coup une pointe de doutes.

« Oui... » Il chuchote, hésitant. « Pas toi ? »

Je lui souris tendrement et passe mes doigts le long de sa joue.

LE POIDS DES MOTSOù les histoires vivent. Découvrez maintenant