Chapitre 19 - Tu as peur ?

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Bah oui et après 7 ya 19. Ptn on dirait San bourrée quoi c'est lourd
Bon wattpad on va se battre d'accord
Je vous rappelle mes dindes que cette appli de ses ancêtres fout mes chapitres en bordel et j'ai beau les remettre dans l'ordre ça change nada
Donc faites gaffe à lire le 8 pas le 19! Vous reviendrez ici lire le 19 plus tard

mdr pov non je crois que ça y est le bug s'est arrêté sa mère la dinde je suis contente

bref décédez bien, joyeuse papillasse -




Je passe le restant de l'après-midi à faire mon repérage, complétant toute la partie du fond de la carte, Livai passant furtivement au-dessus de ma tête. J'ai repéré quelques arbres assez larges, mais aucun aussi gros que celui vu quelques heures plutôt. Ma mission étant terminée, je trouve la direction à suivre pour retourner au point de départ qui est le point de rendez-vous avec Erwin. Je m'élance et actionne ma bombonne de gaz pour me propulser vers un arbre voisin. Mais celle-ci me répond très mal, et je me mets à virevolter dans tous les sens.

Merde ! Je n'ai plus de gaz, j'ai dû mal géré ma réserve. Dans la panique, je lance mes grappins dans l'écorce de l'arbre le plus proche. Mon gaz me lâchant alors d'un coup, je tombe en chute libre dans un gigantesque arc de cercle me propulsant vers là où sont plantés mes grappins. Mon sang se glace à l'intérieur de mon corps sous l'effet de la vitesse, même si j'adore théoriquement cette sensation, parce que pour le coup, je ne contrôle par vraiment ma trajectoire.

Dès que j'arrive tout près de cet arbre, je décroche mes grappins pour les replanter plus loin, mais seulement l'un des deux se décroche, que je plante dans un autre pin. J'y suis aussitôt propulsée mais à mi-chemin, mon premier câble me retient dans une violente secousse. Je grimace en me faisant violenter dans tous les sens.

Je retiens mes deux pistolets à grappins fermement dans mes mains, me retrouvant piégée les jambes battantes dans le vide, à une cinquantaine de mètres du sol, entre deux câbles. J'essaie d'actionner mon premier grappin pour le récupérer, mais aucune réponse. Il doit avoir un problème. Je rumine contre moi-même, commençant à regretter de ne jamais vérifier si mon matériel est en bon état avant de partir en mission. 

Mon poids commence à faire pencher les fils vers le bas, à cause du mauvais équilibre de mes câbles mal plantés dans les pins. Où est Livai ? Pour une fois que j'ai besoin d'un peu d'aide, pourquoi lui qui passait son temps à virevolter au-dessus de ma tête n'est tout à coup plus là ?

C'est à ce moment que l'ironie du sort me frappe : le câble de mon premier grappin qui ne fonctionne plus se rompt. Je n'ai pas le temps de sentir la soudaine, brutale et dangereuse inutilité du pistolet à grappin que je tiens dans ma main gauche que je suis violement attirée vers le bas.

La chute libre me glace le cœur. Je m'accroche désespérément à mon deuxième pistolet en voyant le pin voisin se rapprocher à vitesse grand v. Dans un réflex, je fléchis mes jambes pour tenter d'amortir mon arrivée. Ça n'est que peu concluant : la paroi de l'arbre me heurte violement. J'ai un instant de vide paralysant avant de me sentir tomber vers le bas.

Mon index est privé de force de par le choc contre cet arbre et je ne parviens pas à désactiver l'écoulement du câble, ce qui fait que je suis littéralement en train de tomber vers le sol en chute libre. Je perds une bonne trentaine de mètres de hauteur à essayer vainement d'appuyer sur le bouton sans que mon doigt ne puisse bouger d'un seul millimètre. Livai ! Putain, qu'est-ce que tu fous ?!

La panique de voir le sol se rapprocher à toute vitesse finit par me faire recouvrer ma force. Je parviens à activer le petit levier de mon pistolet pour arrêter l'écoulement de mon câble, ce qui me fait m'arrête à quelques faibles mètres du sol. Je m'arrête en rebondissant dans le vide, le bras écartelé, les doigts scotchés contre mon pistolet à grappin, sans trop comprendre ce qu'il m'arrive. Et voilà que je recommence à tomber : mon grappin que dans la panique j'avais sûrement mal planté s'est décroché de la paroi de l'arbre et m'abandonne à mon sort.

Embrasse-moi gamineDes histoires addictives. Découvrez maintenant