Chapitre 3 - Putain d'insectes

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Oubliez pas de lire dans l'ordre les gars ! Les chaps sont numérotés


Je grogne et relâche mes bras d'un geste agacé.

- Vous n'allez donc jamais me laisser partir ?

- Partir où ? renchérit la voix désagréable du tac au tac. Tu n'as pas de chez-toi.

- Ferme-la. Tu n'en sais rien.

Parler avec cet individu est une chose très dépréciable. Peut-être est-ce dû au fait qu'il soit plus fort que moi au combat et qu'il ait réussi à me plaquer par terre, à me mettre des coups et à me kidnapper sans que je n'ai rien pu faire. Peut-être est-ce parce que ma rencontre avec Erwin m'a mis les nerfs à vif. Je n'en sais rien, mais ce dont je suis sûre, c'est que cet homme m'énerve.

- Je sais au moins que tu n'as pas de chez-toi, renchérit encore l'homme.

 Je m'arrête sur place et me tourne de nouveau vers lui, les sourcils froncés, alors qu'il continue :

- Tu ne sais même pas où tu es. C'est pathétique.

- La faute à qui, enfoiré ?

Son ton hautain m'agace de plus belle. Je souffle du nez pour tenter d'évacuer ma colère naissante, réellement agacée par son intervention inutile.

- Je te conseille fortement de la fermer, parce que quand je suis sur les nerfs, je me bats très facilement, je reprends sèchement, grognant contre le brun qui me fixe depuis son mur.

Le filet de lumière de la lune l'éclaire légèrement. La nuit rend sa silhouette presque bleue. Je le vois décroiser ses bras de sa poitrine, lentement, et faire un premier pas vers moi.

- Te battre, hein ? raille-t-il de sa voix grave qui m'est désagréable à entendre.

- Ouais, me battre, et vraiment cette fois-ci. Si j'étais toi, je me calmerais.

- Je dois te rappeler que je viens de t'assommer aussi facilement qu'on écrase une boule de poussière ? grince l'homme en faisant un deuxième pas vers moi.

Sa remarque me fait définitivement serrer les poings.

- On va voir si cette fois-ci tu arrives à esquiver mes coups, espèce de petit abruti de mes deux, je le menace en allant me flanquer sous son nez, prête à en découdre avec lui sur le champ.

L'homme aux mèches noires me regarde de haut, de la dizaine de centimètres qu'il a de plus que moi, et me reluque de haut en bas, ce qui ne fait que me démanger encore plus. J'étais partie pour rentrer tranquillement à l'agence et faire comme si rien de tout ça ne s'était passé, mais cet homme s'est interposé et a commencé à me provoquer.

A présent, j'ai plutôt envie d'écraser mon poing dans sa mâchoire blanche pour me venger de la violence qu'il m'a infligée à l'entrepôt.

- Pourquoi refuses-tu de rejoindre le bataillon ? demande l'homme brun, changeant complètement de sujet.  Nous sommes l'espoir de l'humanité. J'ai vu comment tu te battais. Erwin a raison. Tu pourrais être puissante.

- Ça paraît évident, non ? je lui rétorque. Parce que je ne suis pas suicidaire.

Ce qui n'est qu'à moitié vrai. Je suis un peu suicidaire sur les bords, sûrement, j'aime le danger. Il me fait me sentir vivante. Mais le danger humain, parce que je n'ai pas peur des humains. Les humains, ce sont eux que j'écrase comme des boules de poussière, exactement comme il vient de dire. Les titans, en revanche, ce n'est pas du tout pareil.

Embrasse-moi gamineDes histoires addictives. Découvrez maintenant