Dernier chapitre bonus

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COUCOU ON EST PAS ENCORE LE SOIR MAIS BALEKOUILLE 🐂🐂🐂

0REPAREZ VOS ADIEUX À SAN


OU PAS

LOL















- San ! San ! Réveille-toi, putain !

Une gigantesque claque m'arrache presque la tête, une claque si forte que mon cou aurait pu s'en déboiter si je n'étais pas aussi résistante.

- Va te faire foutre, je grommelle à l'intention de Pierce qui vient de me réveiller plus violemment qu'autorisé.

- Putain, c'est pas trop tôt ! J'ai cru que t'allais clamser !

- Clamse pas, moi. Nan. Je... Pierce...

Je voudrais en dire plus pour rassurer mon ami et mes deux collègues qui sont penchés vers moi, l'air totalement paniqués, mais un hurlement de douleur m'est arraché.

J'ai la terrible sensation qu'on m'a arraché le bras et qu'une bête sauvage est en train de me remuer l'intérieur du ventre et de me dévorer les entrailles. J'ai l'impression d'être écartelée dans les tous les sens, que mon bassins se brise en continu, et que mon bras m'est recollé et puis ré-arraché à nouveau.

- Ça va, ma vieille, c'est rien, me crie Pierce pour couvrir mes hurlements. C'est ton bras et ton gosse. Tu t'es pris une balle dans le bras et t'es en train d'accoucher mais on gère la situation. Ça va aller, t'en fais pas !

Dans une grimace sordide, car c'est sûrement l'une des pires douleurs que je n'ai jamais ressentie, je jette un œil à l'un de mes collègues qui me compresse le bras avec un bandage et Pierce penché au-dessus de moi, qui me crie de quoi me donner du courage.

Et puis un autre hurlement de douleur m'est arraché.

- Tiens, bouffe ! me crie Pierce en me fourrant un morceau de tissu dans la bouche.

Je serre les dents fort, très fort sur ce bout de tissu pour surmonter la douleur de mon bras planté et de ce gosse qui est en train de sortir de mon ventre.

- Si j'avais pas poussé le mec qui t'as tiré dessus au dernier moment, tu serais morte, ma vieille ! T'as une dette envers moi.

Je tente de crier une insulte à mon ami ou de lui faire un beau doigt d'honneur, mais je n'en ai pas la force. La douleur est trop grande, je ne peux que me concentrer sur ma respiration pour ne pas définitivement arrêter de respirer.

- C'est rien, ma grande, t'es forte, ça va aller ! On t'a retiré la balle, t'as perdu les eaux mais on est là, tout va bien, d'accord ?!

Mon autre collège m'arrose d'eau froide, qu'il a trouvé je-ne-sais où pour me réveiller un coup.

Je tente de crier le nom de Livai mais mon tissu étouffe ma voix. Pierce me l'enlève le temps d'une seconde, le temps que j'hurle :

- LIVAIIIIII !

Puis il me refourre aussitôt son tissu dans la bouche.

- Oui, oui je sais ! Livai ! Il va te tuer mais on s'en fout, pour le moment t'es en train de nous pondre un gosse donc concentre-toi ! Din, on prend ses jambes et le bas de son dos. Elen, tu la prends par le haut en faisant bien gaffe à son bras. On l'emmène à la voiture.

Ni d'une, ni de deux, mes collègues me soulèvent en l'air et se mettent à m'emporter avec eux.

Je n'essaie pas de comprendre ce qu'il se passe, je n'essaie même pas d'inventer un mensonge pour Livai, ni de deviner sa réaction, la douleur dans le bas de mon ventre est trop intense pour que je puisse penser à quoi que ce soit. Je veux juste qu'il soit prêt de moi, je ne veux rien d'autre.

Embrasse-moi gamineDes histoires addictives. Découvrez maintenant